Log In

La Société ? C’est nous !

Suite à mon article d’hier un de mes blogueurs préférés m’a fait le commentaire suivant : La première chose à faire est de ne pas acheter… Eh oui, je suis absolument d’accord, il ne faudrait plus acheter de roses, qu’elles viennent de Colombie, de pays africains ou de pays exotiques où le sport national, comme c’est en train de le devenir chez nous, est de ne payer personne pour un travail toujours plus harassant. Oui, j’abonde dans ce sens, mais…

 

societe.gif

 

La société que nous avons créée et que nous faisons perdurer est le reflet de ce que nous sommes puisque nous en sommes les éléments constitutifs de base. Tout serait simple avec de vrais rapports de solidarité et d’entraide entre frères humains qui de plus ont tous une unique et même origine, n’en déplaise aux adeptes des races supérieures. Cela doit faire venir des haut-le-cœur à la Le Pen et ses cranes rasés de savoir qu’ils ont des ancêtres noirs africains, les pôvres… Mais voilà, le matérialisme a pour première conséquence le développement irrépressible de l’égocentrisme, du moi d’abord, du seulement moi ou du après moi le déluge…Le consumérisme et la course aux avoirs a mis en arrière-plan « l’être » et les gens ont oublié que si nous n’avons pas d’existence propre, si notre être n’est pas présent, nos avoirs ne peuvent nous donner la satisfaction que nous en espérons. La pénurie engendrée par le système mercantile que nous avons fabriqué nous entraîne dans une course folle où le résultat ne peut être que l’insatisfaction. C’est de là que viennent tous nos problèmes, de tous ordres. Nos comportements déterminent les événements et les situations qui en découlent.

 

20 € par mois, pour 6 jours de travail par semaine de 9 heures chacun, est-il permis de donner cela à un être que l’on respecte ? Non, et ce jeune chef d’entreprise heureux de sa réussite était heureux de nous communiquer ces informations qui font de lui ni plus ni moins qu’un tortionnaire, qu’un voyou parmi tant d’autres d’ici et d’ailleurs. Pour ma part, je n’achète plus de roses, c’est fait et cela change le monde déjà un petit peu. Ne croyez pas votre geste inutile lorsque vous prendrez la même décision, si vous la prenez… La société c’est nous, il suffit donc que l’un d’entre nous change pour qu’elle se modifie aussi. En fonction de nos actions elle évolue vers le bien ou le mal général car nous sommes tous sur la même galère, que nous le voulions ou non, que nous soyons blancs, riches et en bonne santé ou noirs, pauvres et malades. La fin de notre planète ne sera pas uniquement réservée aux démunis, les riches crèveront aussi, comme nous, les sans-grade, les pourvoyeurs de temps de travail, les consommateurs lobotomisés.

 

Du temps où les hommes étaient des chasseurs-cueilleurs la solidarité était naturelle et ne portait pas de nom mais elle existait et régissait les rapports entre membres d’un même peuple, si petit ou si grand soit-il. Les repas se prenaient en commun comme l’éducation des enfants. Et, cerise sur le gâteau, le temps de travail était beaucoup moins long que celui que nous avons maintenant, et oui même avec les 35 heures, ces ancêtres malins avaient le labeur léger. Bien sûr il n’est pas question ici de retourner à l’âge de pierre comme disent les thuriféraires de la croissance. La décroissance n’est pas le retour à la bougie mais bien une nouvelle définition du travail avec une nouvelle répartition de celui-ci au profit de notre humanité et pas à son détriment. En admettant que la décroissance réfléchie et organisée ne nous apporte pas le bonheur, elle ne nous donnera pas moins de satisfaction que son opposée puisqu’au moins nous ne détruirons pas la belle petite boule bleue que nous habitons et que nous pourrons léguer à nos enfants dans un triste état mais moins triste que si continuons de la détruire à grands renforts de profits et de surexploitation des hommes et de la nature.

 

Nous n’avons pas vraiment le choix, même si certains pensent l’inverse. Mais souvenez-vous que la terre a ses limites et qu’il n’est donc pas possible d’espérer y connaître une croissance sans fin à un rythme exponentiel ou pas. Le jour où tout sera gaspillé, que nous restera-t-il et que laisserons-nous à nos enfants ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com