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La trahison en une leçon…

Il ne doit pas faire bon croiser le chemin des cocus en ce moment… Ils ont des raisons d’être colère nos petits amis du parti communiste, des verts ou ce qu’il reste de vert chez ces traîtres à la nature, des radicaux de gauche qui sont certes radicaux mais n’ont jamais été vraiment de gauche, ils ont le droit d’être fâchés. Les mélenchonistes comme les partis extrêmes, de gauche, ont toujours su que le moment fatidique du lâchage allait avoir lieu… eux sont en colère mais comme d’habitude. Je comprends maintenant pourquoi le PS était pour le mariage pour tous, nul ne peut être sûr de garder sa virginité anale au croisement d’un membre de ce parti. Beaucoup de gens rasent les murs, aujourd’hui, en y collant leurs dos.

 

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Je ne suis pas de gauche, vous le savez, mais encore moins de droite disait Coluche (en sens inverse dans un de ses sketchs). Mais je dois reconnaître que la gauche m’a toujours inspiré du respect grâce à son fondement idéologique établi sur la générosité et le partage. Cela me semble tellement plus près de la réalité matérielle d’un tout petit monde où nous ne pouvons que nous accorder entre voisins, sinon nous détruire. Je reconnais à la droite sa façon de mettre en avant le meilleur de chacun dans la recherche de résultats concrets, mais… Ni la gauche ni la droite ne peuvent gouverner l’une sans l’autre car il y a des deux tendances dans chacun de nous. Nous avons des périodes où nous sommes valeureux et capables de tout et d’autres où nous ne pouvons survivre sans l’entraide entre humains que nous avons su créer. Comme le disait Raymond Aron, « être de gauche ou de droite ce n’est qu’être la moitié d’un tout ». La conférence de presse d’hier, en plus du fait qu’elle a montré les compétences de Culbuto 1er en tricherie et mensonge, a sonné le glas de l’idée même de gauche. La gauche n’existe plus, en tout cas dans sa définition marxiste-léniniste qu’elle avait essayé de garder depuis 1983, date où Mitterrand fit son propre deuil de Marx et de ses affidés pour entrer dans une sociale démocratie basée sur l’économie de marché. D’ailleurs il est facile de constater que l’un comme l’autre, le sphinx et flamby, ont utilisé les mêmes moyens pour achever une bête déjà bien mal en point, le socialisme. Peu m’importe le nom du parti et ses prétentions, ce qui compte pour moi repose sur sa vision, or force est de comprendre que de vision il n’y a pas et il n’y aura jamais venant de ces politiciens professionnels qui ne pensent qu’à se goberger à nos dépens.

 

Alors hier naquit le Culbuto social-démocrate libéral qui parla plus d’entreprises que de citoyens, qui fit entrevoir le futur sombre qui nous attend, mélange de sang et de larmes. L’école, la santé et d’autres activités subalternes aux yeux de nos soixante-huitards en goguette vont finir de mourir. Nos enfants et nos petits-enfants vont définitivement se tourner vers l’instruction délivrée par des institutions privées, seules garantes ce jour d’un minimum de qualité, et encore. Il ne fera pas bon être malade dans un univers où la sécurité sociale deviendra l’insécurité sociale. La France était déjà à deux vitesses dans beaucoup de domaines mais cela restait officieux, depuis hier, c’est officiel. Où croyez-vous que les économies vont se faire ? Sur votre dos, sur les services d’un état qui faisait passer son peuple avant sa trésorerie et qui vont disparaître peu à peu. Bien sûr qu’il y a des abus, mais nous avons tous les outils pour rétablir le contrôle de la situation, ce n’est que par la gabegie de nos hommes politiques pour des raisons toujours électoralistes, et que nous avons laissés faire tel de viles complices, que nous en sommes arrivés là où nous ne devrions pas être. C’est, une fois de plus, une trahison annoncée depuis le début par votre serviteur, qui se réalise sous nos yeux à la vue troublée par notre lâcheté. Ce qui va se passer maintenant est simple. La bourse va recommencer à grimper, enrichissant les nouveaux amis des traîtres du pouvoir en place, les affaires de fric sale et malodorant vont se multiplier, tout comme cela s’est réalisé dans la seconde partie du premier septennat de tonton, et, les pauvres vont s’appauvrir, la pseudo classe moyenne se liquéfier jusqu’à en pleurer des larmes de sang.

 

Finalement je suis assez content. Nous nous dirigeons droit dans le mur et, pour être certain de bien nous y encastrer, nous accélérons le plus possible sous la pression de nos édiles et voyous élus. Pourquoi suis-je content ? C’est simple, l’être humain est ainsi fait que tant qu’il ne se prend pas la claque qu’il mérite il continue de faire les mêmes sottises. Une fois la claque reçue, il se remet à penser normalement pendant quelques temps pour ensuite oublier la leçon et recommencer sans cesse le même scénario. Alors ma joie provient du fait que nous allons, dans un avenir qui me semble de plus en plus proche, subir les avanies que nous méritons et qu’à leur suite nous aurons peut-être, pour les survivants, une chance de recommencer mieux ce que nous échouons de faire depuis tant de temps. On peut rêver, non ? Mais, me direz-vous, il est facile de critiquer ce qui se fait et rester douillettement installé dans le confortable siège du juge qui ne fait rien. Oui, c’est vrai, mais je propose d’autres solutions, je ne reste pas sans rien faire. Il faut organiser une répartition du travail qui donnera à chacun un emploi et la dignité perdue du farniente que notre culture abhorre. Il faut décroître intelligemment et que nous nous mettions tous à réfléchir sur ce que nous voulons faire de nos vies, pourquoi nous sommes sur cette terre. Croyez-vous que nous sommes nés pour travailler afin de s’offrir des maisons, des voitures et des téléphones ? Ne sommes-nous donc que des consommateurs qui dépensons pour permettre à d’autres de garder un travail qui les avilit et qui dépensent à leur tour pour que nous puissions conserver nos postes. Quel est donc ce système qui essaie de s’auto-suffire par la mise en esclavage des membres qui le composent ? Et tout cela en ruinant la terre qui nous a donné la vie, celle qui nous nourrit encore et qui nous parait si belle.

 

Mes frères humains, nous marchons sur la tête, notre monde tourne à l’envers, et nous refusons encore et toujours d’ouvrir nos yeux hagards sur la réalité de nos malfaisances à l’égard de notre univers comme de nos congénères. Et tout ça pour briller via nos relevés bancaires ou les caméras de télévision…

Piètre idéal que voilà…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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