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Le compte à rebours a commencé…

Nous allons avoir, après avoir eu le premier président à réaction du monde, le premier président sur orbite… Le lancement est prévu pour le mois d’avril, au plus tard en mai 2012. Tous les scientifiques sont en accord entre eux, c’est sur ses qualités d’adaptation et ses cours de théâtre qu’il lui sera  permis d’être notre premier ambassadeur terrien auprès de nos voisins extraterrestres… Convaincre ou séduire, il fallait choisir… Le choix s’est porté sur « nouveauté, plagiat et redite ».

nicolas-sarkozy-29-janvier.jpgTout d’abord la forme
Dans un environnement fastueux fait de rouge et d’or, un bureau moderne, je dirai même un assemblage très sympa, permirent à notre locataire à durée déterminée de l’Elysée de nous faire son dernier spectacle gratuit avant sa candidature officielle, après il faudra qu’il paie pour continuer à produire ses «shows»… Cela étant, l’environnement un peu festif de la salle choisie me parait faire écho au président bling bling que nous allons bientôt renvoyer à son cabinet d’avocat, il aurait certainement mieux valu et plus sérieux de se mettre dans la bibliothèque, lieu de réflexion et de travail plutôt qu’une salle qui s’apparente plus au Fouquet’s qu’à une cellule monacale.


Photo : Sarkozy implorant le ciel de l’aider mais les voies de Dieu sont impénétrables… comme ses oreilles…

Le personnel : Chef d’orchestre, Laurent Delahousse, premier violon Claire Chazal, facteur d’orgue François Lenglet et boulanger (ce sont eux qui font les baguettes non ? Les chefs d’orchestre leur doivent tout) Jean-Marc Sylvestre.
Je m’attendais à une séance de cirage de bottes de sept lieues par notre orchestre médiatique mais cela a été moins pire que cela aurait pu. Claire Chazal devrait se faire du souci pour sa carrière si le président par intérim se fait renouveler son poste dans le cadre cette fois ci d’un CDD. Elle a été un peu plus pugnace que ses collègues mais disons que nous sommes habitués à bien pire dans le genre « je ne t’ennuie pas, mais qu’est-ce que tu peux me donner »… Nos journaleux, grands spécialistes de l’économie s’il en est, n’ont pas été trop mauvais non plus… je pense que la bande des quatre d’hier sentait que le président se rapprochait de la sortie, ça leur a donné surement un courage inattendu dans ce style de scénario.
Cela étant, et souvent quand vous faites intervenir des soi-disant spécialistes d’un domaine d’activité, le débat est resté longtemps très technique et donc est passé au-dessus de la tête de la majorité des Français qui auraient aimé avoir moins de détails, et plus d’intérêt de la part de leur dirigeant du plus haut niveau pour encore quelques jours.

Maintenant le fond
Hier nous l’avons touché, le fond pas le président, c’est lui qui touche… à notre portefeuille, j’en ai pleuré toute la nuit, le pauvre président des riches m’a fendu le cœur hier soir, j’ai failli m’en suicider, la preuve je l’ai écouté jusqu’au bout… Combien n’ai-je pas versé de larmes depuis qu’il a commencé à nous balancer ses « fausses confidences » (je suis cultivé hein ?) et ses élans d’émotion qui le mettent en doute et le rendent presque humain alors qu’il n’est qu’une poupée entre les mains de ses amis patrons de multinationales. Vous allez penser que je suis de parti pris et vous auriez raison… Il en a trop fait, la coupe est pleine et ses pleurnichages médiatiques très bien organisés ne trompent personne. Je ne suis un soutien d’aucun candidat car nul ne représente la vérité qui est la mienne et que je partage… Mais lui, il fatigue, il exténue, il époumone, il révulse par ses mensonges incessants et ses façons de bouger, d’agir, de penser et de nous berner. Et quant à son final, la main sur le cœur, on voit bien qu’il souffre de n’être pas aimé, il se voit lui-même comme un gnome et malheureux de l’être, mais non, mais non, mon grand. Mais même avec des larmes de crocodile plein les yeux, il n’est plus convaincant… Il faudrait lui raconter l’histoire de Pierre et le loup… Il aurait tout à y gagner…
Pourquoi tant de haine ? Ce n’est pas de la haine, il ne mérite pas autant d’attention de ma part, juste un peu de dégoût et beaucoup de mépris, le même qu’il use à notre encontre.

Venons-en au contenu…

En fait, il a pratiqué comme l’espagnol Zapatero et l’allemand Schroeder avaient fait avant lui, il a joué la carte du « je suis sincère, courage et moi je bosse pour vous ». Le problème est qu’il bosse effectivement pour nous mais depuis 5 ans et qu’on n’a pas vraiment vu l’intérêt pour nous d’avoir un travailleur aussi inefficace, malgré le fait qu’il travaille plus de 35 heures, le pauvre, et, pour un si petit salaire augmenté de plusieurs dizaines de pourcent le lendemain de sa prise de fonction. On a l’impression qu’il a pris ses fonctions avant-hier quand on l’entend parler, et, tout à coup, le chevalier blanc prend conscience du monceau de chantiers ouverts auxquels il n’a pas touché et se précipite sur sa pelle et son seau. Cela fait 5 ans monsieur le président, pour plus très longtemps, que vous êtes aux affaires et vous décidez de faire du mois de février 2012 celui de votre mise en fonctionnement. Comment se fait-il que ce fameux mois de février soit celui où vous prenez autant de décisions, celui où vous demandez à votre larbin de Matignon « d’écrire une lettre » aux partenaires sociaux. De qui vous moquez-vous monsieur ? Hier, vous n’avez prêché qu’à vos convaincus et encore, le doute est là, il s’est installé et ronge les fondations de votre palais bling bling. Cela ne m’étonne pas que vous ayez choisi une salle de bal pour votre soirée gratos, les Français vont vous envoyer valser, monsieur.

Les mesures…

Sur 6 mesures notables, deux sont plagiées sur le programme de Hollande, une aurait dû être mise en œuvre depuis longtemps, une autre sans intérêt pour les Français modestes,  une est abominable, la dernière encore plus.
Les solutions copiées sur le programme de son compétiteur le plus dangereux sont les taxes sur les transactions financières et la banque spécialisée pour l’industrie.
La solution temporaire de relance immobilière, qui intéresse surtout les grands promoteurs, et non pas les propriétaires de pavillons de banlieues, vise à l’octroi d’une densification de la construction de 30 %. Le problème de la construction en France n’est pas la faiblesse du nombre de chantiers mais bien de la position sur le marché des bâtiments édifiés. Les promoteurs visent les produits à forte marge soit l’immobilier de luxe et de haut niveau. Le logement social rapporte beaucoup moins et les mairies préfèrent et de loin les quartiers chics aux quartiers populaires et générateurs de soucis, même à gauche. Et, de toutes les façons, croyez-vous qu’à Neuilly la mairie laissera faire des logements sociaux facilement et avec 30 % de plus, encore moins.
La solution qui vise à favoriser l’apprentissage aurait mérité qu’on s’y intéresse depuis au moins quatre ans, puisqu’il regarde, non sans une grande admiration, sa partenaire de teuf, la générale Angela, il aurait pu copier ça aussi et un peu plus vite. Moi, à la place de la si caritative Carla je serais jalouse, il n’a qu’Angela à la bouche et Dieu sait que c’est un sacré morceau. Copier ne suffit pas pour réussir, monsieur ; vous devez aussi réfléchir et être dans le bon «timing».

La solution abominable est la mise en œuvre d’un complot alliant les entreprises multinationales et le gouvernement contre les syndicats et les salariés dans leur ensemble. Le contrat que devront signer, ensemble, entrepreneurs et salariés, se dénomme compétitivité / emploi… C’est la fin de la plus stupide invention socialiste, les 35 heures, mais on ira plus loin, la baisse des salaires est obligatoire, les patrons, malheureusement aussi dogmatiques et partisans que les socialistes, ne cesseront pas de réclamer, au nom de la compétitivité, de plus en plus, pour des salaires qui baisseront en valeur absolue. Et l’état, en se mettant au dehors de ce débat, n’interviendra qu’en cas d’absence d’accords entre les partenaires sociaux. Autant dire que ce ne sera pas avant les élections et donc, les salariés l’auront dans le dos, comme d’habitude.
La dernière solution est encore plus nauséabonde, cette augmentation de la TVA, qui repose sur les moins riches globalement, est antiéconomique, injuste et se trouve dans la stratégie habituelle de ce gouvernement de faquins, qui ne souhaite que d’accroître la fortune des plus favorisés. Il va me faire devenir gauchiste ce président de passage. Nous ne sommes pas l’Allemagne et c’est tant mieux et si ce pays voisin vous plait tant, portez-vous candidat comme réfugié politique chez Angela, dès qu’on vous aura congédié.

Heureusement que notre délégué national à la création de problèmes, le président actuel mais qui sera vite parti, a l’Allemagne comme modèle, mais uniquement pour ce qui l’intéresse. Par exemple, la limitation et l’encadrement des loyers est en fonctionnement et depuis longtemps en Germanie, il n’en a pas parlé, étrange… Il n’a pas compris que les Français sont différents des Allemands, des Anglais, des tout ce que vous voulez, on est différent, c’est tout. La hausse de la TVA a bien fonctionné en Allemagne mais ne fonctionnera pas en France, comme cela s’est déjà passé en Grande Bretagne où elle a démoli la consommation.
Et nos va-t’en-guerre de journalistes n’ont posé aucune question sur le futur sauvetage de la Grèce qui va encore nous enfoncer un peu plus dans une récession globale par la mobilisation des finances européennes pour sauver un moribond sans espoir de retour à la santé. Comment ferons-nous dans une Europe qui se meurt, pour générer une relance qui devient de plus en plus un projet anachronique ?
Monsieur Sarkozy, je ne voterai pas pour vous, je n’aime pas les menteurs et les comédiens qui vivent à mes dépens.

Ce matin, après le triste spectacle d’hier soir, j’ai entendu Aurélie Filipetti, membre du PS que je ne connaissais pas plus que ça. A la question du journaliste, « les mesures taxant les transactions financières et l’augmentation de la CSG sur les revenus financiers sont-elles de bonnes mesures et les garderiez-vous si Hollande devenait président ? » La réponse fût aussi stupide que surprenante, celle qui l’a prononcée a fait preuve d’un manque d’intelligence et de finesse politique, ce qu’elle a prouvé est que son candidat est aussi mauvais que tous les autres, le président par défaut en tête. Elle répondit que oui, c’était une bonne mesure mais que cela ne couvrait qu’une partie des 13 milliards à trouver pour compenser les aides sur les charges patronales. Mais on s’en fout ma bonne dame, complètement. Ce n’était pas la question et ça ne vous brûlera pas les lèvres de dire que pour une fois une décision est bonne. Ce sectarisme m’insupporte, m’horripile, quelle stupidité, comme si un parti pouvait avoir l’exclusivité des bonnes idées. Mais quel manque d’ouverture, de tolérance, de perspicacité. Vous êtes nulle madame la politicienne. J’aurais dit, «  oui, c’est une excellente décision, Sarkozy ne nous a pas habitué à cela mais il va nous permettre de gagner du temps et de nous intéresser aux autres problèmes que sa gestion au profit des nantis a créés ». Mais tout le monde n’a pas mon degré élevé de bêtise. J’aurais pu être politichien moi aussi.

En conclusion, j’ai perdu mon temps hier soir et j’aurais mieux fait de regarder la Belle et la Bête, mêmes personnages mais ça se termine bien.

Haroun.

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