Log In

Le G20 est mort… Vive le G20 !

barack-obama-et-nicolas-sarkozy.jpgJ’oubliais… Je ne m’en suis pas rendu compte… Le G20 est terminé, oui, il vient de finir et il ne nous manque pas du tout… L’année de la présidence française a été particulièrement brillante comme vous avez pu le constater. Résultat, rien !

Pour sa dernière apparition en patron du G20, notre président, pour encore quelques mois avant de devenir candidat à sa succession, s’est vanté d’avoir « failli » quitter la salle d’un des précédents G20 pour faire passer une de ses motions. Quel homme, quel caractère, quel comédien, quel talent…

 

Il est bon de raconter ses actes de bravoure passés quand ceux du présent sont inexistants. En effet, cette année, riche en déconvenues et en crises en tout genre, ne sera pas un morceau d’anthologie de l’histoire du monde, même pas de France. Les belles promesses du discours inaugural n’ont été, comme d’habitude, que des paroles. Il est dommage que les êtres humains aient aussi peu de mémoire parce que si on se souvenait de toutes les bêtises dites par nos dirigeants… On ne voterait plus pour eux…

 

Résultats d’une manifestation inutile

 

– Adoption d’un «plan d’action» pour faire face aux « vulnérabilités immédiates » de l’économie mondiale et consolider les fondements d’une croissance forte, durable et équilibrée à moyen terme.

Ce plan repose sur des engagements de grands pays, sur la poursuite de la consolidation de leurs finances publiques pour certains.

Pour la première fois, la Chine a accepté une mention sur sa politique de change, le G20 saluant sa volonté d’augmenter la flexibilité du taux de change du yuan.

 

Traduction en langage compréhensible :

On ne sait pas comment éviter les problèmes que notre dérégulation financière ont créés, alors on va y pensez.

Nous sommes tous surendettés, nous les riches, et nous promettons de ne pas faire pire.

La Chine se fout de nos problèmes mais est prête à nous jeter une bouée de sauvetage le cas échéant avec sa monnaie mais sans engagement.

 

Les pays du G20 sont convenus de la nécessité de renforcer les ressources du FMI mais ont reporté à février les décisions sur les modalités. Ils ont apporté leur soutien au projet de mise en place par le Fonds d’une nouvelle facilité à court terme, plus flexible que ses instruments actuels, pour des interventions d’urgence.

 

Traduction en langage compréhensible :

Il faut mettre de l’argent dans le FMI au cas où en serait réduit à la mendicité, et, rendre facilement disponible cet argent pour ne pas aller dans le mur trop vite.

 

– S’agissant des droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI, ils ont estimé que leur panier « doit continuer à refléter le rôle respectif des devises dans le système commercial et financier international », ce qui passe par une intégration à terme de monnaies comme le yuan.

 

Traduction en langage compréhensible :

L’argent qu’on va mettre au pot du FMI doit être réparti entre les monnaies qui comptent sur la planète, soit le dollar, l’euro, le yuan si les Chinois l’acceptent.


– Le G20 a adopté un plan d’action pour le développement de marchés des capitaux en monnaies locales, pour éviter une trop grande dépendance de certains pays émergents aux capitaux étrangers. Il a par ailleurs validé le principe de contrôle des flux de capitaux par un Etat s’ils ont un effet déstabilisateur, a indiqué Nicolas Sarkozy.

 

Traduction en langage compréhensible :

On va mettre sous notre contrôle les monnaies locales et leurs différents mouvements.

 

Le G20 a décidé la mise en place d’un groupe de travail sur l’emploi des jeunes. Les pays du forum ont « reconnu » qu’il était « important d’investir dans des socles de protection sociale qui soient adaptés à chaque situation nationale ».

 

Traduction en langage compréhensible :

On va embaucher des fonctionnaires de plus et dans chaque pays mais qui seront âgés et expérimentés pour défendre l’emploi des jeunes sans expérience.

 

– Le conseil de stabilisation financière (CSF) a publié une liste de 29 «global sifis», ces banques qui, de par leur taille importante, présentent un risque spécifique pour le système financier mondial en cas de crise. Elles devront renforcer leur capital et feront l’objet d’une supervision renforcée.

 

Traduction en langage compréhensible :

29 banques sont plus puissantes que nos états et risquent de ce fait de les faire couler au cas d’une nouvelle manœuvre spéculative de leur part. Il faut tout faire pour les enrichir encore plus sans aucun contrôle objectif, le subjectif étant assuré par les membres bien-pensants du FMI.

 

– Le G20 a chargé le CSF de travailler à une réglementation du «système bancaire parallèle» (shadow banking) pour éviter que des activités à risque abandonnées par les banques ne migrent vers des entités moins surveillées comme les fonds spéculatifs. Il l’a invité à surveiller le fonctionnement du marché des CDS, ces produits dérivés qui servent à se couvrir contre les risques de défaut d’un emprunteur.

 

Traduction en langage compréhensible :

Toutes les banques y compris les plus dangereuses ont de beaux jours devant elles. Quand on charge un organe virtuel d’un travail sur une réglementation… C’est pas fini. Quant à la surveillance, imaginez Ali Baba surveillant ses 40 voleurs et vous aurez tout compris.

 

– Le Forum mondial, organisme proche de l’OCDE, a publié une liste de 11 pays qui ne disposent pas encore de cadre satisfaisant pour assurer la transparence fiscale.

 

Traduction en langage compréhensible :

Il y a toujours 11 endroits sur la planète qui échappent au contrôle des bandes organisées. Ce que déteste celles-ci, ce sont les francs-tireurs. Chaque grande banque parmi les 29 citées ci-dessus a au moins une filiale dans chacun des paradis fiscaux mis sur la sellette (sans compter les autres). Trouver l’erreur.

 

– Le G20 a approuvé les principales conclusions du G20 agricole du printemps pour lutter contre la volatilité des prix des matières premières : il passe par une plus grande transparence des marchés physiques de matières premières (produits agricoles et énergie) à laquelle s’ajoutent des recommandations de l’OICV, l’organisme qui regroupe les superviseurs nationaux de marchés financiers, pour réguler les marchés dérivés de matières premières.

 

Traduction en langage compréhensible :

Après avoir semé le désordre dans la finance internationale ces beaux « grands machins » ont décidé de troubler les marchés agricoles et énergétiques.

 

– La France n’a pas obtenu gain de cause sur l’imposition de limites aux positions que peuvent prendre les investisseurs sur ces marchés, celle-ci étant laissée à l’appréciation de chaque superviseur.

 

Traduction en langage compréhensible :

La France a parlé pour ne rien dire. On spécule comme avant, tout va bien.

 

– Les conclusions d’un plan de développement des infrastructures dans les pays les plus pauvres ont été entérinées. Les pays du G20 ont évoqué également la sécurité alimentaire et endossé le projet, approuvé par leurs ministres de l’Agriculture, de création d’un Forum de réaction rapide pour faire face aux crises alimentaires. Ils se sont engagés de même à ne pas restreindre leurs exportations alimentaires vers les pays sous assistance du PAM (programme alimentaire mondial).

 

Traduction en langage compréhensible :

Quand on voit qu’il a fallu quelques heures pour déclencher l’attaque de la Libye et plus d’une semaine pour envoyer des vivres aux affamés d’Afrique, on comprend où ces « grands machins » veulent en venir. Ils veulent tout contrôler pour procurer plus de profits aux multinationales qu’ils représentent. En fait, les pauvres, les misérables, on s’en moque, non ?

 

– S’agissant du financement du développement, le G20 « reconnaît » les initiatives prises par certains de ses membres « pour taxer le secteur financier à des fins diverses », dont une taxe sur les transactions financières entre autres pour soutenir le développement.

 

Traduction en langage compréhensible :

Pas de souci non plus au niveau des taxations éventuelles sur les transactions financières, la France n’a pas assez de pouvoir pour imposer autre chose que des bonnes intentions, les résultats ce sera pour une autre fois et tant pis pour le développement.

 

– Les pays du G20 sont convenus que le G20 doit demeurer un groupe informel et ont décidé d’officialiser le rôle de la troïka constituée de la présidence en exercice, de celle qui l’a précédée et de celle qui lui succèdera.

 

Traduction en langage compréhensible :

Comment un « groupe informel » peut-il officialiser quoi que ce soit ? Quand je vous dis que nous marchons sur nos têtes…

 

Rendez-vous au prochain G20, pour une nouvelle manifestation inutile…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com