Log In

Le mensonge est-il vrai ?

Le mensonge en politique est-il une obligation ? Ça c’est une question ou je n’y connais rien en question… Peut-être faut-il d’abord définir ce qu’est le mensonge en général puis en particulier en politique, si tant est que cela soit différent. Après s’être imprégné du sens, ô combien intéressant du mensonge, nous pourrons sûrement mieux comprendre la nécessité qu’ont nos hommes politiques d’en user et d’en abuser ?

 

mensonge-verite.jpg

 

Qu’est-ce que le mensonge ? Facile diront certains, pour ma part je dirai que la plus simple des définitions est « la dissimulation par tout moyen de la vérité », ce qui ne veut pas dire qu’il faut nous en contenter. Le problème devient incommensurable dès que nous abordons le mot vérité, quelle vérité, celle établie sur des faits objectifs et concrets qui ne souffrent aucune discussion, mais si nous donnons dans l’abstraction, si nous osons la philosophie, la question risque de se retrouver sans réponse avant des lustres si toutefois il y en a… Dans notre cas précis, la tergiversation ne peut durer à l’infini car les discours de nos farceurs de politiciens sont pour la plupart des verbiages tous centrés sur des points matériels et on ne peut plus concrets justement. Par exemple, quand Cahuzac, Moscovici, Ayrault et Culbuto 1er nous disaient chacun leur tour ou en chœur que le déficit n’excéderait pas 3 % cette année, ils nous mentaient, effrontément, Cahuzac pour sa part nous a prouvé qu’il était capable de pire mais je suis certain que les autres compères de la bande en sont capables tout autant que lui. Nos hommes de pouvoir ne peuvent avancer dans leur cas professionnel, puisque la politique est un métier, une quelconque vérité différente de celle objective et matérielle que nous avons sous les yeux quotidiennement. C’est d’ailleurs le plus grand reproche que je leur fais en permanence, ils ne voient que des petites choses concrètes et matérielles justement, ils n’ont pas de vision, de rêve à nous faire partager, juste de l’argent à nous prendre pour financer leurs frasques et leurs erreurs.

 

Donc cette définition, aussi simpliste parait-elle, est bien celle qui sied à merveille à nos dirigeants. Ils nous dissimulent la vérité, pas une mais plusieurs vérités, celles qui vont de l’économie à leurs réelles opinions qu’ils gardent précieusement dans leurs tréfonds de peur d’en avoir honte. Combien de gens de droite seraient-ils prêts à embrasser sur ses lèvres pulpeuses la blonde Marine Le Pen pour avoir la garantie de garder leurs sièges, je crois que nous serions horrifiés si nous savions la vérité, et pourquoi pas les gens de gauche aussi, qui peut le plus peut le moins, non ? Nous ne savons pas ce que Copé pense vraiment lorsqu’il parle du vol de son pain au chocolat, comme nous ne savons pas ce que Mélenchon propose vraiment lorsqu’il parle de se débarrasser des banquiers et de la finance. Nous devons constater que nous ne savons finalement pas grand chose des gens qui nous saignent comme de ceux qui nous promettent monts et merveilles. Demain on rase gratis disait Culbuto, aujourd’hui on tond les Français tout en les faisant payer et en leur prenant leur laine. Où se trouve la différence avec un Sarkozy ou une Merkel ? Conclusion, la dissimulation de la vérité est totale, elle ne se limite pas seulement aux activités de cirage de chaussures que font nos candidats vis-à-vis de nous en période électorale, mais tout au long de leurs mandats respectifs, sans cesse, jamais. Cela n’aura de cesse que lorsque nous le déciderons, c’est là que le bat blesse…

 

La seconde question qui me paraît intéressante à poser est « savions-nous et savons-nous que les balivernes racontées par nos politiciens en sont vraiment ? » Le cas Cahuzac nous met une fois de plus devant nos responsabilités. Comment ? Une fois de plus un de nos hommes politiques a prouvé qu’il nous mentait de façon éhontée, nous ne pouvons faire mine de ne pas comprendre ou de ne pas savoir dans son cas, c’est flagrant, seuls les crétins de la pire espèce pourront encore croire au contraire. De plus des millions de lobotomisés en parlent, en font de grandes théories et même nos plus corrompus des journalistes ne peuvent faire l’impasse sur un sujet qui, si nous cherchions vraiment les tricheurs, nous feraient découvrir qu’ils nous mentent aussi. Ils sont tous obligés d’agir en père la vertu alors qu’ils sont pourris jusqu’à la moelle. Encore en nous mentant et en nous demandant d’oublier le passé, plus ou moins récent, qui les voyait dans les mêmes draps sales que Cahuzac et son gouvernement de fantoches.

Il est là notre problème maintenant, nous sommes obligés de prendre position, de préciser notre pensée car grâce à notre ex ministre du budget, nous ne pouvons refuser la cognition obligatoire que sa tricherie nous force à admettre.

 

Qu’allons-nous faire ? Comme par le passé, mettre notre poing dans notre poche et notre mouchoir par dessus, depuis le temps le mouchoir doit être drôlement sale aussi, non ? Ou alors allons-nous tous descendre dans les rues pour dire à tous ces eaux parleurs que cela suffit. Sans violence, sans couper des têtes, sans pendre haut et court les voyous qu’ils sont, leur demander simplement de se faire oublier en allant se faire voir en Suisse et aux îles Caïmans ?

 

Mais le ferons-nous ? A mille contre un, je ne le pense pas, il faudrait pour cela qu’il nous reste quelque chose qui pende entre les jambes, pour les garçons en tout cas… C’est à croire que la lobotomisation nous a été faite dans le même temps que nous devenions eunuques…

Un scalpel, deux opérations ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com