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Le temps de la peur !

Avez-vous remarqué comme la peur fait désormais partie intégrante de notre vie quotidienne. Que ce soit lors des informations télévisées comme simplement de la météo, des pressions subies par son chef de service ou son employeur tout comme la frayeur des patrons vis-à-vis des syndicats, tous nos rapports sociaux sont bâtis sur la force, je ne dirai pas encore la violence mais nous n’en sommes pas loin. A l’école, au travail comme dans la rue, la peur a pris le pas sur tout autre émotion ressentie par les acteurs de la société.

 

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Pourquoi nos interactions sont-elles basées sur des rapports de force ? Pourquoi ne pouvons-nous pas échanger autrement qu’en essayant de s’imposer aux autres comme étant plus fort qu’eux, ou plus intelligent, ou plus n’importe quoi ? Pourquoi devons-nous systématiquement évaluer les autres et tout faire pour placer notre propre personne à une estimation supérieure à celle que nous faisons de nos concurrents ?  D’autres questionnements sont possibles, ils sont mêmes innombrables. Beaucoup de questions donc, mais combien de réponses ?

Il faut juste rappeler que notre société hyper matérialiste et consommatrice à outrance ne peut plus envisager d’autres méthodes d’évaluation que celles fondées sur des données tangibles, concrètes, tangibles et comparables. Il est évident que les comparaisons intellectuelles et spirituelles sont plus difficiles à poser, plus incertaines à valider ou à justifier. Dans cette même société où seuls les meilleurs sont respectés et mis en avant à titre d’exemple, il apparait primordial, pour s’imposer aux regards des autres d’être parmi les moins mauvais au moins si ce n’est le premier quand c’est possible. Or nous ne pouvons tous être les meilleurs dans tous les domaines. Bien sur, nous avons chacun nos compétences et qualités propres, mais elles ne sont pas universelles et ne touchent pas tous les secteurs qui garnissent nos vies. Comment gérer cette situation qui, à partir de la crainte de ne pas être évalué à son véritable niveau et de ce fait de se faire éliminer ou rétrograder dans l’échelle de référence, génère à la fois de la peur et sa conséquence immédiate l’agressivité.

 

Tout d’abord, certains points sont à mettre en exergue. En premier lieu, le regard des autres est toujours évaluateur et compare automatiquement ce qu’il voit à la position, quelle qu’elle soit, de celui qui regarde. Notre vie de consommateur a fait de notre existence, et ceci grâce à une publicité qui se veut de plus en plus agressive et intrusive sous couvert d’un humour parfois de mauvais goût,  une suite de comparaison entre nos propriétés personnelles et celles de notre entourage. Et, comme de bien entendu, celui qui a le plus de biens est le meilleur, tout comme celui qui a les biens les plus sophistiqués, ou les plus chers, ou encore les plus nouveaux, etc. Cela génère chez tout ceux qui n’arrivent pas à suivre le rythme des premiers une frustration épouvantable avec, pour les moins favorisés, un sentiment de rejet de la société à leur égard. Cette société construite sur les apparences et la superficialité engendre plus de sentiments négatifs que le contraire, le pire étant la jalousie qui, à son tour risque de générer la haine.

 

En second lieu, les modes de fonctionnement de notre société comme les informations qui l’animent ne donnent plus les outils nécessaires à une compréhension globale des faits, des évènements. Au contraire tout est parcellisé, tout est réduit en petites miettes qu’il vous est pénible et fastidieux de rassembler. Ce qui permet à tout un chacun de ne juger que sur des informations parcellaires pour ne pas dire microscopiques au regard de la réalité. De ce fait, il apparait de plus en plus difficile d’établir une réflexion sur les décisions, sur les actions des autres, et donc, par voie de conséquence de prendre les nôtres en fonction du peu à notre disposition, autant dire rien. C’est dans cette ambiance, où seules les manifestations commerciales et notre interaction sur les marchés des marchandises nous donnent quelque importance, que nous nous enfonçons de plus en plus dans ce qui nous reste, encore et toujours la consommation. N’étant plus dans la capacité de jouer un rôle dans la société n’y comprenant rien du fait d’une désinformation totale, il ne nous est permis d’exister que par le truchement de la dépense, consommateurs lobotomisés que nous sommes.

 

Je vois que vous souhaitez un exemple, prenons le Mali et la guerre que nous y faisons. Ce que nous affirme Culbuto 1er, comme l’avait fait avant lui, Sarko le Petit, repose sur la grandeur d’âme de la France qui ne pouvait faire autrement que d’aider nos amis maliens. Les trois objectifs majeurs de notre clown grossissant sont : « arrêter l’agression terroriste, sécuriser Bamako et permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale ». Tout cela n’est que mensonge comme d’habitude. Pourquoi agir maintenant alors que l’agression terroriste est vieille d’un an déjà ? Qui a laissé faire les Ansar Dine et compagnie qui ont annexé le nord de ce pays magnifique et commencé à martyriser ses populations depuis de longs mois ? Qui a envahi la Libye sans imaginer que les armes, les mercenaires, les groupuscules, formés sur le territoire de ce pays qui était entre les mains d’un personnage riche en couleurs mais surtout riche en pétrodollars et en projets contre les pays industrialisés, allaient se retrouver comme des électrons libres sur une immensité sablonneuse où il serait compliqué de les combattre ? Tout cela, nous ne pouvions le savoir mais nos hommes politiques, eux, le savaient. Cependant ils n’ont rien fait pour l’empêcher, je dirais même qu’ils ont tout fait pour que tout cela arrive, Hollande ne fait que continuer des plans qui ne sont pas les siens mais qui lui sont soufflés par des intérêts autres, qu’ils soient matériels ou politiques.

 

Lesquels sont-ils ces plans où Machiavel perdrait ses petits ? Nous avons prioritairement, le jeu de Monopoly auquel jouent les grandes nations de ce petit monde, sur les matières premières, les zones commerciales à annexer et plus si affinité. Ce jeu auquel nous, les sans grade ne sont pas invités.

En résultat de tout cela et pour encore augmenter la peur qui hante nos vies, 75 % de Français soutiennent Hollande dans sa guéguerre mais 64 % craignent une recrudescence du terrorisme sur notre territoire. En conclusion, Culbuto 1er est gagnant sur tous les tableaux, il a réuni les trois quarts des Français sur sa décision guerrière et continue d’insuffler la peur qui empêche ces mêmes Français de réfléchir.

 

Bien joué pour un Flanby, mais vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec lui et renvoyer à l’envoyeur la peur qu’il vous transmet en lui faisant comprendre que vous ne souhaitez plus jouer à aucun jeu dont vous ne connaîtriez pas les règles.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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