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Lecture de rentrée…

Je viens de terminer la lecture d’une œuvre qui, pour ne pas être trop grandiloquent, est vraiment excellente. L’analyse de centaines d’études de domaines aussi variés que la préhistoire, l’histoire, la géographie, l’archéologie, l’anthropologie, la géographie, la sociologie, j’en passe et des meilleures, fait de cet ouvrage une référence. Que l’on adopte ou non le point de vue de l’auteur est un détail qui n’a que très peu d’importance, mais les informations que vous y trouvez ainsi que la présentation de sa façon de comprendre les faits valent le détour.

 

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Vous pouvez vous procurer ce livre dans les collections légères pour le porte-monnaie, et ce pavé de plus de 700 pages fera défiler devant vos yeux esbaudis les centaines de millions d’années qui nous ont fait ce que nous sommes. Pas de secret extraordinaire, pas de magie, juste des faits, repris et présentés, non pas comme nous avons la triste habitude de les voir, mais dans une vue globale, dans un paysage total qui n’ostracise rien ni personne. Un point de vue qui est pris de haut, de très haut, pour tout voir et essayer d’appréhender les « comments » pour tenter, ultimement, de découvrir les réponses aux « pourquois ». Il s’agit du livre écrit par Ian Morris, « Pourquoi l’occident domine le monde… pour l’instant ». C’est un travail de Titan, il est riche et puissant même si nous ne partageons pas ses conclusions, le plus intéressant n’est pas d’adhérer mais de se positionner pour comprendre, pour réfléchir, pour penser. Je vous certifie que si vous avez un cerveau, vous ne pourrez pas éviter de passer sous les fourches caudines de votre propre réflexion. Ces lignes vous projettent dans une masse d’informations qui ne nous communiquées généralement qu’à doses homéopathiques, sans lien les unes avec les autres. Le collationnement de tout le travail cumulé et sa présentation chronologique est diablement plus intéressant que ces parties d’un tout que l’on vous donne au compte-goutte pour vous empêcher de comprendre et même de réfléchir.

Ce n’est pas un ouvrage destiné aux savants, ni aux habitués des plateaux de télévisions, il est écrit par un être humain qui ne se « la joue » pas. Plein de bon sens, de ce sens commun dont peu de nos gouvernants et autres personnalités qui nous manipulent utilisent avec nous, il est clair, il est concis, et il est monstrueusement documenté. Vous pouvez tout vérifier, je m’y suis amusé un peu, toutes les bases de cette recherche sont réelles, concrètes et, pour la plupart des informations, elles sont de sources sans connexion avec les buts de l’auteur et ont été trouvées dans des recherches n’étant pas liées au sujet choisi par Ian Morris.

 

Pour en venir au sujet à proprement parler, bien entendu il est des plus intéressants, en cette période troublée où personne ne sait vraiment comment se sortir de ce que tout le monde appelle une crise mais qui n’en est pas une. En 2007 et en 2008, j’avais déjà écrit qu’il ne s’agissait pas de crise mais bien de quelque chose de plus important, de plus fort, de plus irrémédiable. Je l’avais baptisée, cette pseudo crise, « la révolution d’éthique ». Pour ma part, il ne s’agit que d’un passage, d’une ère à une autre, d’une dimension à une autre, d’un monde à un autre. Comme à l’accoutumée les hommes ne sont à l’écoute que d’eux-mêmes et ne veulent absolument pas perdre un seul instant à penser collectif, ils oublient que lorsqu’un courant d’air traverse l’orient, l’occident tousse aussi, que nous sommes si petits sur cette planète qui est elle-même microscopique et le devient de plus en plus en fonction des pseudos progrès des techniques de transport. Plus nous voyageons vite, plus nous sommes voisins, plus nous partageons ce qui nous surprend, ce qui survient sans crier gare parce que nous avons refusé antérieurement de penser un tant soit peu. Pour en revenir au titre et au sujet de cette œuvre, ce n’est pas dans un esprit de compétition que ces mots ont été alignés pour décrire une situation qui ferait plaisir ou ravirait celui-ci ou celui-là pour telle ou telle raison. Il ne s’agit pas de se vanter d’avoir pris l’ascendant sur l’orient mais de constater ce qui nous a menés à cette situation précise. Sachant que l’orient nous a dominés pendant plus de douze siècles entre 550 et 1750 de notre ère, il n’y a pas de gloriole à être aujourd’hui devant eux, sans compter que durant le XXIe siècle ils reprendront la tête. Le problème n’est pas qui est le premier, le vrai souci repose sur ce que cette course folle, que nous menons depuis plus de 200 ans, entraîne pour notre avenir, à court, moyen et long terme, pas pour nous mais surtout pour nos enfants et nos petits-enfants. Nos progénitures vont connaître des jours sombres, conséquences de nos bévues, de notre bêtise et de l’exacerbation de nos égos qui, trop préoccupés par leur image sociale, ont négligé la réflexion nécessaire à la survie à long terme de notre civilisation, dans son sens le plus large, dans le sens de l’humanité dans son entier.

 

La sottise est la plus vile des ennemis, elle est insidieuse et se glisse dans la peau de tout un chacun, elle procure des arguments fallacieux qui ne reposent que sur des apparences toujours trompeuses et limitées. Je ne vous dirai pas un mot de plus de ce bouquin magnifique qui vous distillera un besoin de penser qu’aucun de nos professeurs n’a pu déclencher ou si rarement. Ce livre vous motive à l’apprentissage de la recherche de la compréhension et c’est ce qu’il a de magique. Pour ce qui est des idées qu’il présente, qu’on les prenne pour siennes ou pas, peu importe, elles ne sont émises que pour vous pousser à créer, à inventer vos propres scénarios.

 

Bonne lecture et on en parle…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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