Log In

Les Cent culottes…

Figurez-vous que l’intelligence et le socialisme à la française peuvent avoir des points communs… Oui, je sais, vous en doutez mais je vais vous apporter la preuve. Près de cent députés encartés au PS, provenant de différentes tendances, courants, et autres mots qui caractérisent la disparité de point de vues qui fait de notre PS un parti fourre-tout qui ne fait rien de ce que les membres qui le composent lui demandent, cette centaine de députés disais-je demande la création d’un contrat de majorité.

 

photo-4.jpg

 

Que de belles phrases jalonnent l’épopée socialiste que nous vivons depuis le 6 mai 2012. Des pactes de ceci, des contrats de cela, des engagements, des promesses, enfin tout l’attirail de mots qui font rêver les électeurs sans jamais les satisfaire puisque jamais réalisés. Et quand bien même ils se réaliseraient, ce ne serait pas forcément dans l’intérêt de ceux à qui ils s’adressent et martyrisent. Je dirais même que les seuls qui se concrétisent sont les pires pour les citoyens, les meilleurs attendent de voir le jour, patiemment, comme nous tous en imaginant que nos élus puissent, une fois n’est pas coutume, tenir une de leurs fameuses promesses. L’éveil de ces socialistes « renacleurs » n’est pas dû à leur intelligence ni à leur réflexion personnelle, non, que nenni, ils ont juste compris que la déculottée ramassée entre le 23 et le 30 avril ne devait rien à l’hiver inexistant, à la malchance ou encore au printemps précoce. Eh non, Culbuto, réveille-toi, ce n’est pas un hasard si tu t’es pris une gigantesque main dans la figure, que tu as joufflue par ailleurs, eh non, c’est simplement parce que tu es certainement très malin mais tu n’as pas un sou de bons sens et aucun respect de toi-même mon gros lapin. Même tes troupes te rappellent que tes engagements électoraux n’ont jamais donnés de suite dans tes innombrables et néfastes réalisations. Ces cent pèlerins, qui ne réclament que leur dû, c’est à dire l’accomplissement de ce qu’eux-mêmes ont dit aux électeurs pour qu’ils chassent le nain du pouvoir précédent et mettent un gros à sa place. Je ne crois qu’ils défendent la République, non, je ne le crois pas, j’aimerai mais cela m’est difficile vu qu’il en fallu deux ans pour réagir et une pâtée impériale, si cela avait été moins catastrophique ils auraient continué à vivre à nos crochets sans rien dire ni demander. Mais voilà, les Français sont moins idiots qu’ils ne le pensent, enfin j’espère…

 

Venons-en au fait, ils réclament, ces cent mous du cervelet, qui mettent deux ans à comprendre ce que les Français ont compris à la lecture de leurs feuilles de paie et aux maigres pécules qui leur servent de pouvoir d’achat, eux ont assimilés l’escroquerie en quelques minutes, ils réclament donc ces sociaux démocrates pas encore convertis totalement, l’application des promesses faites par leur roi Culbuto avant son sacre. Bien entendu, ils n’ont toujours pas compris que la croissance est belle et bien morte et qu’il faudrait du gaz de schiste ou autre fadaise pour nous y faire croire encore une petite fois, mais ce qui est bien est qu’ils demandent que le gouvernement rende au Parlement le rôle qui lui était, jadis, dévolu, et qu’il s’est approprié tel un vulgaire voyou. Je vous laisse regarder vous-mêmes leur courrier qui ne fait que reprendre les propres propos de Culbuto et je préfère passer au fond, au vrai problème. Ce souci que nous avons de plus en plus dans notre république bananière, est que notre régime évolue, il évolue vers un régime présidentiel à l’américaine et cela est inacceptable. Nous avons, depuis « L’esprit des Lois » de Montesquieu une dichotomie des pouvoirs qui ne demandent pas à être interprétée ou alors encore faut-il proposer quelque chose de mieux. Nous avons trois pouvoirs indépendants, le pouvoir législatif, l’exécutif et le judiciaire. Point. Jusqu’à maintenant nous n’avons rien trouvé de mieux, il est vrai que nous n’avons pas cherché beaucoup non plus, mais, bon… A quoi devaient servir ces trois pouvoirs ? Là est la question…

 

Le législatif, fait de nos représentants, devait établir les règles, les lois qui assurent aux citoyens et habitants de notre pays dans le respect de notre devise nationale, notre sécurité, notre instruction, etc. Ils devaient proposer ces projets de lois inspirés des demandes et des souhaits du peuple que ses représentants faisaient valoir au Parlement.

L’exécutif, était supposé présent pour faire respecter ces règles et lois, les appliquer et les faire appliquer en en assurant le contrôle.

Le judiciaire est prévu pour justement prévenir ou punir toute infraction à ces règles et lois.

L’indépendance de ces pouvoirs est nécessaire et même obligatoire pour garantir aux citoyens le respect de l’esprit d’une République démocratique sur la base d’une représentation élective.

 

Or que voyons-nous, un gouvernement qui établit des règles et des lois sans concertation des représentants du peuple ni du du peuple lui-même, un gouvernement qui établit des règles et des lois qu’il ne respecte pas lui-même, sans en rendre compte ni assumer sa responsabilité devant ceux qui les ont mis là où ils sont. Nous ne sommes plus en République Française mais bien dans une république bananière qui, sauf pour l’ensoleillement, aurait pu être située aux Bahamas ou en Afrique.

 

Alors que des socialos mal dégrossis à la sociale démocratie, réclament le retour sur la scène du Parlement ne peut être que bénéfique, mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? Comme disait Coluche…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com