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Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ?

Lorsque arrive le moment de se mettre à écrire sur la situation actuelle de la politique égyptienne, une angoisse surgit et ne vous quitte qu’après de nombreuses heures de réflexion…

 

Mais nos voyageurs de commerce ministériels sont bien venus en Egypte, sans l’ex ministre Madame Alliot-Marie qui n’avait pas encore été remplacée. Ces représentants étaient accompagnés par des politiciens et des économistes professionnels chargés de délivrer des messages et des conseils gratuits quant à la gestion de toute forme de crise pouvant survenir dans le pays des pharaons.

 

En France, les ministres des affaires étrangères se suivent et se ressemblent plus ou moins. Leur point commun majeur repose sur leur appartenance à un passé fait de successions dans la gestion de portefeuilles  ministériels aux succès variés voire avariés pour certains… Quand Juppé viendra-t-il ? Cela reste une question ouverte à laquelle aucune réponse ne parait venir. Dommage…

 

Tous les conseilleurs se suivent, tous pays confondus, chacun y allant de sa générosité afin de garantir au mieux les intérêts à venir des pays émissaires, pendant que dans ceux-ci, on continue de se gargariser de discours « droits de l’hommistes », traitant de liberté fondamentale et de toutes les fadaises liées de près ou de loin à une image très occidentalisée d’une certaine forme de la démocratie.

 

Alors, s’il est vrai que la seconde guerre d’Irak a été déclenchée sur la base de mensonges éhontés, que cette aventure guerrière a débouché sur un massacre d’hommes de tous les pays mais surtout Irakiens sacrifiés sur l’autel du profit des compagnies pétrolières multinationales. Ne devrait-on pas donner un conseil de prime importance à nos « amis », les peuples du proche et du Moyen Orient ? Au moins un… Méfiez-vous des terroristes chrétiens. Ce sont ceux-là mêmes qui sont en Afghanistan, en Irak, en Côte d’Ivoire via leur président souhaité, etc.

 

Alors que tout le monde faisait la queue sous la tente de Khadafi pour lui acheter, qui du pétrole, qui des couvertures en poil de chameau, enfin tout ce qu’il avait à vendre en plus de ses boniments. Ces mêmes gens, qui n’ignoraient en rien la subtilité et la finesse du régime de leur hôte crient au charron maintenant que leur fournisseur s’emploie à pratiquer la même politique que celle dont il usait jusque là. Les caméras en plus… Il en est de même avec le régime syrien, pas encore concerné par la contamination révolutionnaire et d’autres gouvernements de par le monde qui s’adossent sur une « tolérance » illimitée des pays qui sont leurs meilleurs clients.

 

C’est comme cela que nous voyons un intérêt accru chez tous nos gouvernement dits « civilisés » pour tous les petits états des Balkans, de l’Asie centrale, etc. Ces états sont évidemment bien loin d’être démocratiques mais sont quand même « propriétaires » de sous-sol riches et de matières premières stratégiques dont nous, gentils démagogues européens et autres, avons besoin. Alors, cela force notre tolérance bien entendu. Et il faut bien remplacer les dictateurs disparus par de nouveaux, comment pourrions-nous nous en passer ?

 

Conclusion

Avons-nous vraiment besoin de tels conseilleurs ? Les pays qui se soulèvent ont-ils vraiment besoin de tels conseilleurs ? Lorsque la révolution débarquera dans les pays dits industrialisés, ce qui ne va pas manquer d’arriver, continuerons-nous à entendre les sornettes de ces quidams, donneurs de leçon qui ne les appliquent pas et adeptes du « fais ce que je te dis et ne fais pas ce que je fais » ? Prions le Dieu de la bêtise de les abandonner et de les laisser pour ce qu’ils sont ; des menteurs odieux qui ne visent que leur intérêt particulier.

 

Haroun (www.lepetitjournal.com – Le Caire – Alexandrie) lundi 7 mars 2011

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