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Liberté, Egalité, Fraternité = Tolérance

Après cette interruption due à des déplacements professionnels et privés incessants depuis mon dernier article, je me remets au boulot. Quelle joie pour moi, pour vous, je le comprends cela doit être moins drôle mais la vie est ainsi faite que même les pires choses comme les meilleures ont une fin. Ce qui est mon meilleur est sans aucun doute votre pire mais la tolérance n’est-elle pas d’accepter nos différences mutuelles. Chacun de nous a sa propre définition de la tolérance comme de la liberté. Si des philosophes respectés ne sont pas arrivés à se mettre d’accord, comment le pourrions-nous ?

 

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Dans mon introduction j’attire votre attention sur au moins trois thèmes différents dont je vais vous narrer mon interprétation et mes définitions. Quels sont-ils ? Tout d’abord la tolérance, deuxièmement la liberté et pour finir la philosophie, je pense que vous conviendrez de la quantité de pain que j’ai posée sur ma planche… Enorme, n’est-ce pas ? Et tout ça en quelques lignes alors que d’autres, et ils sont nombreux, en ont tirés des millions de pages, quel prétentieux je suis, et, en plus, je perds mon temps à vous écrire ces mots inutiles de présentation. Mais en fait, rien n’est inutile car il en est de la lecture comme de l’automobile, il faut chauffer le moteur avant d’en obtenir le meilleur rendement, c’est pour cela que j’occupe votre esprit avec des fadaises avant de vous en raconter d’autres… Ouf ! C’est fini, on y va !

 

Commençons par la tolérance. Qu’est-ce que la tolérance ? Je ne reprendrai pas la définition donnée par les gangsters de Wikipédia mais elle est intéressante et je vous conseille de la parcourir. Elle appelle plusieurs remarques, la tolérance est morale, liée à la liberté, et peut être entrevue selon plusieurs modes d’expression. Autrement dit elle est composite et ne peut se suffire à elle-même. Elle s’exerce entre au moins deux personnes, deux choses, une personne et une chose mais ne peut exister sans être multiple. Pour ma part, en toute humilité, cette vertu est l’art consommé de l’écoute sans jugement. La vraie écoute pas celle qui ne fait que filtrer les sons qui nous intéressent pour rejeter ceux qui ne nous conviennent pas. Le jugement est ce qui divise, ce qui oppose ceux qui les font de ceux qui les subissent. Or, force est de constater que nous jugeons sans cesse, tous nos propos sont remplis de nos valeurs et de nos préjugés propres qui sont, bien entendu, les seuls valables et dignes de respect, et, nous avons du mal à accepter que les autres soient différents de nous et donc pensent autrement que nous-mêmes. L’art consommé de l’écoute mène directement à la tolérance parce que sans elle nous ne pouvons prendre conscience que nous sommes tous différents et qu’il faut que nous acceptions ce fait qui est objectif et certain. Nos différences ne sont pas seulement celles de nos modes de réflexion, de pensée, de comportement, elles sont totales et nombreuses du fait de nos cellules, de nos gênes, de nos éducations, de nos instructions, de nos vies et de nos expériences différentes elles-aussi. Nous sommes complètement différents les uns des autres et c’est bien ainsi, c’est ce qui nous sépare des végétaux, des minéraux et des animaux. La tolérance est le fait de supporter les différences des autres et de les accepter comme étant de la même valeur et dignes du même intérêt que ce qui nous rend, nous aussi, différents de nos congénères. Un gros souci surgit rapidement lorsqu’on parle du point de vue moral de la tolérance, qui dit morale peut aussi dire morale religieuse, morale sociétale, morale politique, morale… Il y en a autant que d’êtres humains car là aussi nous savons cultiver nos différences. L’avantage de ma définition est que je fais abstraction de toutes ces morales putatives au profit d’un point de vue objectif sur la relation entre les hommes. Mais c’est mon point de vue que je partage et que vous n’êtes pas obligés de partager.

 

Si la tolérance est liée à la liberté, qu’est celle-ci sans tolérance ? Elle n’existe pas, pas du tout, pas même un soupçon. La liberté ne peut être exclusive et doit bénéficier à chacun car que serait la liberté des uns sans la liberté des autres. Non seulement tolérance et liberté sont liées mais elles sont mêmes inséparables. Sans tolérance, seuls les puissants pourraient faire ce qu’ils croient bon pour eux sans égard pour ce qui serait bon pour les autres. N’est-ce pas ce que nous vivons en ce moment-même sur notre petite planète ? N’est-ce pas aussi la raison fondamentale de tout ce qui se passe sur notre petite boule de terre, toutes nos petites mesquineries, toutes nos manigances et nos manipulations ? La liberté est devenue un concept qui n’a plus rien de commun avec la Liberté, avec un L majuscule, dont parlaient les philosophes jadis. Elle est un outil, un élément de langage comme disent les politiciens, qui ne trouve de profondeur que dans la réalisation, par les états et les puissants, de leurs stratagèmes qui visent à nous en déposséder. Ces mêmes états et riches conglomérats multinationaux ne savent pas ce que peut être la liberté et encore moins la tolérance, d’ailleurs se préoccupent-ils seulement de la question ? Sous le couvert de liberté ils prônent la préférence, la différence et séparent les éléments de la société pour mieux les gouverner et les réduire à l’impuissance. Le communautarisme n’est que le fruit de ces mauvaises gens qui n’ont d’autre intérêt que le leur afin de rendre privative leur liberté sans laisser quiconque en dehors de leur caste en bénéficier in inventer la sienne propre. La Liberté n’a pas de définition, ou elle en a des milliards, sans tolérance toute définition de la liberté est-elle bien nécessaire ?

 

Pour finir en beauté, je terminerai par la philosophie. De prime abord, qu’est-ce ? C’est tout simplement l’art de discuter de tout avec tout le monde sans restriction et avec tolérance. C’est-à-dire que lorsqu’un écrivain se baptise et se fait appeler philosophe, il est un triste sire, un usurpateur et un menteur. Il n’est rien d’autre qu’un être qui pense et donne son avis ou son opinion sur un ou des domaines où il semble avoir quelque compétence qui, bien souvent, est parfaitement illusoire et relative. Ce n’est pas parce que Platon, Aristote et d’autres ont eu la chance d’être nés avant nous et ont abordé des sujets que la majorité de leurs contemporains évitaient soigneusement qu’ils en sont devenus des philosophes. Ils sont devenus des philosophes parce qu’ils pensaient et discutaient de ce qu’ils avaient pensé en essayant de faire partager leurs idées à tous ceux qui le souhaitaient et qui les écoutaient. Nos philosophes d’aujourd’hui ne sont que leurs pâles copies absolument indignes d’un titre qu’ils utilisent à d’autres fins que celles de l’enrichissement de leurs frères humains. Ils s’écoutent plus qu’ils ne sont écoutés, ils se parlent plus qu’ils acceptent la parole des autres. Ils sont les contre-exemples de la tolérance tellement ils sont convaincus d’avoir raison et d’être les seuls dans ce cas. Tristes philosophes que voilà, il y a surement des exceptions, je vais chercher mais cela risque de prendre du temps…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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