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Mieux vaut tard que jamais…

Joyeux Noël, en retard mais joyeux Noël quand même… Cette fête magique revient chaque année sur fond de fête du commerce, que ce soit les chocolatiers, les pâtissiers, les éleveurs de dinde, les industriels de la téléphonie, de la télévision, j’en passe et des centaines…

 

papa-noel.jpgSans vouloir jouer le rabat-joie, est-il vraiment nécessaire de se gaver comme nous le faisons, je me suis fait surprendre le soir du réveillon par une des convives lors de mon refus de me faire servir un verre de vin de plus ; « toi, tu n’es pas un bon vivant »… Etre un bon vivant c’est accepter de boire sans soif ou en étant prêt à perdre le contrôle de soi, c’est manger sans discontinuer pendant des heures, c’est offrir et recevoir des cadeaux (je sais on aime ça), en fait c’est consommer sans modération. Inutile de vous dire que je ne suis pas en accord avec ce principe. Je suis un bon vivant, j’aime bien boire et bien manger, je peux même dire sans honte que je suis plutôt fine « gueule ». Mais est-il imaginable que la quantité ait à ce point remplacé la qualité, je préfère simplement boire moins et mieux que boire plus et moins bon. C’est un choix.

 

Petit retour en arrière

Noël est avant toute chose une fête religieuse qui marque l’anniversaire de la naissance de Jésus, célèbre vedette d’un show qui se joue depuis 2000 ans. La naissance du Messie pour les uns, d’un prophète pour d’autres, d’un imposteur pour les derniers, fût en soi un événement majeur qui fît basculer le monde dans un bouleversement inattendu. D’un message de paix la guerre naquît, fratricide et globale, en tout cas en occident et au proche et moyen orient.

Le contenu du message était au demeurant fort sympathique et généreux, établi sur les bases de l’amour de tous et de toutes, comprenant même et surtout celui de ses propres ennemis. Pourquoi un tel guide de l’amour complet est-il devenu barbare et assassin, pourquoi la propre église de ce « prophète » (au moins) s’est-elle changée en une hiérarchie d’hommes cupides et avides de pouvoir ? Cet anniversaire de celui qui  donna sa vie pour notre pardon s’est changé au fil du temps en une occasion de marquer nos différences, de séparer ce qui aurait dû être uni ?

A cause des hommes, l’univers dans lequel nous vivons change à un rythme qui est de moins en moins de naturel.

L’être humain est certainement la seule espèce animale capable d’anéantir toutes les autres alors qu’elle est la seule, aussi, à mériter l’extermination. Triste conclusion…

 

Pourquoi ?

Il est étrange de voir que l’argent, qui, au départ, n’est qu’un outil permettant ou facilitant les échanges, soit devenu une fin en soi. C’est comme si les menuisiers entassaient les marteaux afin de les léguer à leurs enfants. Etrange est encore un doux euphémisme, comment peut-on imaginer une tirelire pleine d’outils provenant de tous les métiers que nous connaissons et qui font la joie et la survie de millions de personnes.

Comment l’argent, d’abord les monnaies de métal puis ensuite les assignats et enfin nos bons billets de papier et nos piécettes multicolores, est-il passé du stade d’intermédiaire économique à celui de cible de la gestion ? Le but a changé dans la production aussi. On ne produit plus ce dont les clients ont besoin, on fabrique ce que nous souhaitons qu’ils achètent. L’offre a supplanté la demande dans la direction des affaires, dans l’élaboration des nécessités. Mais ceci répond au comment et non pas au pourquoi, celui-ci est plus fin et plus diffus à la fois…

J’ai longtemps pensé, durant ma jeunesse, alors que l’expérience qui n’est rien d’autre que la longue et fatigante suite d’échecs dont nos existences sont parsemées, que l’Homme était fondamentalement bon et que la société le pervertissait. Après ces années, passées à batailler pour ma survie, entremêlées de faits soit merveilleux soit horribles et tous les stades qui les séparent, j’en suis arrivé à la conclusion totalement inverse. L’Homme est fondamentalement un animal, mauvais en ce sens qu’il n’envisage aucun de ses rapports, entre lui et ses congénères, autrement que par des relations de pouvoir basées sur sa puissance sociale, sa capacité de nuisance et sa force.


Affligeant aboutissement d’une vie qui s’achève sur un cuisant échec, celui de notre carence de bonté naturelle et humaine ? Aucunement, c’est au contraire un constat d’une richesse inouïe. Armé d’un optimisme délirant, force est de croire que là réside la solution à notre problème sociétal. Il ne s’agit donc pas d’une option définitive mais à l’opposé d’un choix navrant. Si l’Homme est mauvais ce n’est juste que par fainéantise ou par manque de volonté. Effectivement il est plus facile de ne rien faire que de remonter ses manches et se mettre au travail dans la pénible et ardente lutte qui nous rendra meilleurs en nous battant contre nous-mêmes. Là est notre ennemi, notre seul contradicteur, notre féroce adversaire. C’est nous qui devons faire l’effort de devenir sociable, de changer en générosité ce qui n’est qu’égoïsme. Mon message est un message d’espoir, nous pouvons changer les choses si nous changeons nous-même. Rien n’est impossible tant que nous n’avons pas essayé. Regardez autour de vous et vous verrez des millions de faits et de créations toutes aussi extraordinaires les unes que les autres dès que l’être humain s’intéresse à la beauté, à ses frères et sœurs humains. Bien sur il est capable du pire, et, c’est en cela qu’il est le meilleur, mais rien ne l’empêche d’arrêter, seulement lui-même. C’est uniquement par le travail sur soi que le monde peut évoluer.

 

La société, dont nous sommes les membres, n’est que le reflet de ce que nous en avons fait, si elle vous convient gardez tout, si elle vous semble imparfaite modifiez-vous pour le meilleur et elle aura commencé son amélioration.

J’espère donc que vous avez passé un très joyeux Noël. Bonne fin d’année.

Haroun.

4 Commentaires

    1. point-de-vue-incorrect Répondre

      Il ne s’agit absolument pas de changer les autres, cela s’appelle de la dictature… Je ne parle que de se changer soi-même et seulement si on le souhaite. Si le monde où nous vivons nous
      convient, on laisse aller ; mais si il ne nous intéresse pas en nous changeant nous-même on le fait changer aussi… 

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