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Office Mondial du Chômage ou Organisation Mondiale du Commerce ?

Toutes les organisations internationales devraient logiquement défendre les intérêts des peuples qu’elles représentent ou plutôt qu’elles sont censées représenter. Or force est de constater que les seuls avantages qu’elles préservent ne sont pas ceux que l’on croit. Nous ne pouvons accorder de crédit au mensonge de ces habitués de la mystification qui forment l’universalité de nos politiciens ? Alors, regardons par nous-mêmes…

 

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Prenons l’exemple de l’OMC, Organisation Mondiale du Commerce, structure internationale régissant le commerce entre les pays. Cette grande association, qui rassemble près de 150 pays, est-elle vraiment équitable et exempte de pressions économiques diverses qui interféreraient avec sa fonction d’arbitre ? Si l’on en croit les problèmes qui surgissent aujourd’hui entre l’Argentine et les USA, donnant lieu à des dépôts de plaintes et de récriminations amères sur le bureau du président de ce groupement, on est en droit d’en douter. Les mêmes problèmes semblent exister aussi entre toujours l’Argentine et le Japon. Les Etatsuniens et les Japonais se plaignent de ne pas pouvoir exporter vers l’Argentine les produits qu’ils fabriquent. Cristina Kirchner, une femme qui a des organes génitaux masculins dans la tête à défaut de les avoir ailleurs, a établi une politique de protectionnisme qui touche de nombreux secteurs de l’industrie. Elle part du principe simple qui repose sur l’équité des rapports entre clients et fournisseurs qui sont, ne l’oublions pas, des peuples dont on ne peut négliger les soucis de survie, quelle que soit leur position, acheteur ou vendeur. Les produits vendus sont fabriqués par des êtres humains, ce sont eux qui doivent être respectés. En respectant une logique, qui est la sienne et qu’elle partage, Cristina impose aux entreprises étrangères qui souhaitent vendre leurs produits en Argentine, de s’engager à compenser en exportant depuis l’Argentine ou en investissant dans ce même pays. Par ailleurs, pour éviter toute fuite de capitaux, elle a institué un contrôle des changes on ne peut plus draconien.

S’il est vrai que cette présidente, qui protège son peuple et son pays, contrevient aux engagements pris par le passé par ses prédécesseurs en participant à cette grande mais inutile organisation, elle n’en a pas moins raison de vouloir défendre ses intérêts nationaux contre la spoliation que les multinationales réalisent de par le monde, dans tous les pays émergents ou sous-développés. Vous me direz mais alors cette Cristina n’est rien d’autre que la Marine Le Pen argentine ? Je vous rappelle que le protectionnisme n’est pas l’apanage de l’extrême droite mais aussi de la gauche façon Arnaud Montebourg qui, lui aussi, voulait fermer quelque peu nos frontières comme d’autres à gauche comme à droite ou au centre. De plus, Cristina ne ferme rien, elle souhaite un échange équitable, « tu prends, tu donnes », est-ce répréhensible.

 

Comment est né ce problème argentin ? Cristina, toujours elle, refusa à une multinationale pétrolière espagnole, Repsol qui se porte beaucoup mieux que l’Espagne,, de lui vendre à vile prix son pétrole et nationalisa partiellement sa filiale argentine, YPF, pour récupérer le bien de son pays et le pain de ses citoyens. Evidemment cela n’a pas plus à toutes les multinationales ayant des intérêts en Argentine et en particulier aux américaines. Ces entreprises, ayant des lobbyistes et des défenseurs de leurs intérêts au gouvernement de Washington, ont demandé au gentil Obama et à ses amis, grands démocrates et défenseurs des libertés, d’intervenir contre les décisions argentines. En un temps plus court que celui pris pour instaurer un système social imparfait chez lui, Obama et ses acolytes ont bloqué les importations aux USA des citrons et de la viande fraîche venant d’Argentine. On connait les Américains, ils défendent leurs intérêts et seulement leurs intérêts, peu importe l’indépendance politique d’un partenaire commercial qui sort à peine d’une crise majeure pas si ancienne. Peu importe aussi les grands principes auxquels on se raccroche pour envahir tel ou tel pays, le principal étant les dollars.

 

Alors, voyez-vous, je me pose des questions sur ces organisations dont l’utilité m’apparait de plus en plus douteuse. Nous pouvons prendre l’exemple de l’UNESCO, où les Américains ne paient plus leur contribution sous prétexte de l’admission de la Palestine au sein de l’organisation. Cela étant, les USA ne paient pas mais continuent de siéger et de gêner tout ce qui ne va pas dans le sens des intérêts de leurs entreprises commerciales.

 

Si la France doit faire des économies, les premières des choses à supprimer sont les adhésions à ces organisations trustées par les multinationales et les fabricants d’armes et qui ne servent à rien d’autre qu’à défendre leurs propres intérêts. Cela représente au moins une bonne cinquantaine de milliards d’euros, pas mal hein ?

 

A bon entendeur, devenez sourd.

 

Haroun.

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