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Otage, ô désespoir qu’il y en ait plus que 7…

Quand un otage se fait massacrer, on est triste mais cela ne se montre pas trop, on sait rester discret. Quand on achète la liberté d’autres otages, plus chanceux que le précédent, on en fait un événement national où la mise en scène est orchestrée au cordeau, où chacun doit trouver son compte et en particulier les organisateurs de cette magnifique et grandiose fête. Le mépris, le dédain dont ces gens sont capables est extraordinaire. Ils n’ont pas d’autres vues que les leurs et leur intérêt personnel prime dans toutes leurs actions.

 

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Ne croyez pas que je sois sans cœur et que je ne me réjouisse pas de la libération de ces gens, pas du tout. J’ai certainement plus de larmes dans les yeux que l’ensemble des organisateurs de ces réjouissances qui tombent à pic. Mais nous avons été tellement trahis que, même si les émotions de Culbuto 1er et sa bande de voyous étaient réelles, je vous rassure ce n’est pas le cas, s’ils avaient du cœur cela se saurait et ils ne seraient pas autant traître qu’on peut l’être, nous ne pouvons plus croire un mot de ce qu’ils nous disent. La rédemption leur est refusée car même en tolérance il y a une limite, trop c’est trop et eux sont trop depuis très longtemps. Yann Barthès l’a très bien montré hier soir dans « Le petit journal » sur Canal +, rien n’a été laissé au hasard, quitte à faire revenir les ex-otages une nouvelle fois sur le tarmac pour permettre à notre gros roi de faire son prêche de curé défroqué. Et la cerise sur le gâteau présentée lors de ce petit journal, il nous montre que Fabius se prend pour une vedette, généralement ce sont les otages qui sortent les premiers de l’avion qui les a mené chez eux, mais jamais quand Fafa est là, car c’est lui la star, l’antiquaire richissime qui exclut de l’ISF tout ce qui compose sa fortune, le roi des mafieux de la gauche caviar et champagne.

Si à chaque fois que le gouvernement fait des bêtises, doux euphémisme, cela doit nous coûter plus de 20 millions d’euros, je crois que les taxes n’ont pas terminé leur ascension. Que le gouvernement s’enfonce dans ses contradictions, qu’ils prennent toujours les mauvaises décisions, cela tient à leur regard permanent sur les écrans de télévision. Ils ne font rien sans en calculer les conséquences médiatiques mais, malheureusement pour eux, ils se trompent à chaque fois. Croient-ils vraiment que leur reculade sur l’écotaxe, que leur jugement de Salomon de pacotille sur l’affaire Léonarda, croient-ils réellement que nous avons oublié, nous prennent-ils vraiment pour les benêts que nous devenons et que nous méritons d’être ? Oui, ils le croient parce qu’ils savent que nous n’avons plus rien dans le ventre, et encore moins dans le pantalon pour les hommes, et que, même si nous n’avons pas oublié, nous ferons mine de ne jamais avoir rien su.

 

Comme je vous le dis et vous le répète sans cesse, je ne crois pas au hasard… Donc, je ne pense pas que ce soit la chance ou le président somalien ou le roi de Prusse et encore moins le Saint Esprit qui soit intervenu dans cette lamentable affaire qui transforme des êtres en marchandise et se joue d’eux comme d’autres s’amusent avec des dés. Dans le grand Monopoly de la société mercantile et consumériste à outrance, les otages deviennent une adresse aussi lucrative que celles en bleu sur le support de ce jeu mondialement pratiqué. Et pour faire que le lot soit encore plus gros, encore plus beau, pour les organisateurs de ce gigantesque loto, il faut que le jour J de la distribution des prix il y ait quelque chose à faire oublier. Nous ne pouvons plus leur faire confiance, ils ont gaspillé tout le capital qu’ils avaient dans ce domaine et maintenant ils se plaignent d’en manquer, d’être abandonnés. Ils le méritent « parce qu’ils le valent bien ». La galéjade de l’écotaxe doit nous servir de leçon, nous devons nous rappeler que les bretons, les agriculteurs et les routiers ont souvent fait preuve de ténacité et de courage en s’opposant vertement aux autorités. La plupart du temps ils ont gagné et c’est comme cela que la Bretagne est la plus aidée des régions et profitent de bien plus que ses consœurs. Ils le méritent aussi puisqu’ils se sont battus pour avoir ces avantages, si les autres régions n’y arrivent pas, elles doivent en tirer les leçons. Alors la leçon première qui est à retenir est bien que lorsqu’on casse tout on est écouté. Qu’attendons-nous, mais de quoi avons-nous peur pour tout casser en commençant par brûler le palais de Bercy et quelques perceptions… Je rigole mais jaune… Je ne suis pas violent et lutte contre toute agression quelle qu’elle soit, cependant, la meilleure façon de manifester est justement de ne plus aller travailler, de ne plus rien acheter, que de quoi survivre et c’est tout. Cela serait la plus non-violente des manœuvres, à la Gandhi. Je ne demande pas, comme les Indiens l’ont fait avec les Anglais pour les faire partir de chez eux, de vous coucher sur les voies des chemins de fer, non, mais arrêtez de consommer, de travailler et tout tombe comme une … mauvaise idée dès que Culbuto réfléchit.

Et puis de toute façon il faut lutter pour avoir ce que nous voulons alors peu importe la manière que nous choisirons mais luttons, sortons de la résignation contemplative qui nous accompagne depuis trop longtemps, l’heure de la révolte a sonné et il est temps de réagir comme l’ont déjà fait les bretons, etc… Faisons que nos enfants soient fiers de nous malgré le triste état où nous leur laissons la terre nourricière qui nous porte tous.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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