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Otage, un métier d’avenir ?

On croirait que les faits rapprochent mon article en cours sur l’Islam de la triste réalité. Comme tous les médias l’annoncent, à grands renforts d’information tout à fait parcellaires et contenant des éléments de politique qui se veulent à la fois à vocation intérieure comme étrangères, la prise d’otages du sud algérien, à In Amenas, se veut maintenant plus internationale. Peut-on décrypter ces messages du Japon, d’Angleterre ou même des USA ?

 

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En fait, les médias jouent les boute-feux en accaparant les réseaux d’information par leurs nouvelles on ne peut plus limitées. Comme le dit un de mes bloggers favoris, le monde occidental n’a toujours pas compris en apparence. Je reste persuadé que la situation telle qu’elle est a été montée de toute pièces depuis bien plus longtemps que l’invasion du Mali par les extrémistes religieux musulmans. On s’étonne toujours à posteriori des conséquences néfastes de nos politiques laxistes et néo-colonialistes mais on ne devrait pas. Nous, les sans grades, pouvons être surpris mais pas nos gouvernants qui manipulent en apprentis sorciers les peuples, qu’ils soient les leurs comme ceux de pays qui n’ont pas les moyens de s’opposer à notre vue du monde, ce même monde qui verse de jour en jour un peu plus vers une société de consommation faite de bœufs qui ne comprennent rien à rien si ce n’est qu’ils doivent alimenter toujours plus les vues productivistes des pays industrialisés.

 

Pour en venir à cette prise d’otages massive (comme ils disent), que signifie l’absence de réaction des pays qui ne sont pas concernés par cet enlèvement caractérisé ? Pour ceux-là, la réaction est l’indifférence, au moins officielle. Pas d’otages veut dire pour eux « que ceux qui ont des ressortissants pris au piège se débrouillent ». Par ailleurs, ceux qui ont des citoyens dans cette triste affaire, seul l’intérêt des otages et en particulier leurs vies est pris en compte officiellement. C’est en quelque sorte une autre façon d’être indifférent mais de façon officieuse cette fois. Que font-ils pour aider les Français à sortir du bourbier où ils se sont précipités eux-mêmes pour des raisons honorables qui cachent des motivations qui le sont moins ? Je crois que la réponse assez extrême à laquelle les forces algériennes se préparent est la seule possible. En effet, si les gouvernements concernés pleurent sur le sort de leurs nationaux, ils ne sont pas réellement touchés par quelques vies qui seront mises dans la rubrique des pertes et profits des relations internationales. Comment peut-on croire les Américains, qui par ailleurs sacrifient des vies sans compter, torturent à Guantanamo, avalisent les exactions faites aux habitants de Gaza au profit des intérêts qu’ils développent avec leurs associés israéliens ? Comment Cameron, le libéral fou qui gouverne aux destinées du Royaume Uni, peut-il avoir quelque crédit alors même qu’il délaisse depuis des mois voire des années l’Europe pour suivre au pied et à la lettre les directives américaines, tout comme la Norvège ou le Japon ?

 

Je pense que pour nos gouvernants la vie des otages n’est qu’un paramètre de leur politique intérieure qui risque de leur retirer un peu de leur brillant, pour ceux qui brillent encore un tant soit peu. Ils espèrent tous que l’Algérie va massacrer tout le monde et que cela servira d’exemple pour calmer les velléités des terroristes. Mais, eux n’y seront pour rien de façon apparente et hypocrite. Et en fait, ce sont maintenant les Algériens qui se retrouvent seuls à assumer la fin de cette prise d’otages, même la France n’apparaît plus comme responsable par le truchement de sa prise de position armée dans la défense du Mali. Or la tuerie finale est la seule solution que puisse prendre l’Algérie. Si elle ne veut pas s’obliger à entrer en conflit ouvert vis-à-vis des factions à l’œuvre dans le sud de son pays, elle se doit de régler cette histoire de façon à affirmer, par la violence, que son territoire n’est pas ouvert à une quelconque négociation ni à une supposée pénétration de forces qui déstabiliseraient son régime.

 

Voilà comment les pays riches ont toujours fonctionné, ils sèment le désordre en jouant au Monopoly planétaire et ensuite ils laissent les pauvres prendre les réprimandes. Je ne suis pas en accord avec tout ce cirque mais maintenant qu’on en est là, que faire d’autre que d’espérer que les Algériens fassent ce qu’ils ont à faire, dans notre seul intérêt et certes pas dans le leur.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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