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Payer son égo… Oups… Son écot !

Une chose pêche dans notre système économique, créé et animé par l’esprit de marché et la libre entreprise, la circulation sans entrave des hommes et des marchandises. Peut-être pas qu’une d’ailleurs, mais disons que la principale me semble être le manque de réflexion qui entraîne irrémédiablement un défaut d’organisation. Les gens ne réfléchissent plus, ce n’est pas la première fois que je le dis, et certes pas la dernière non plus, mais il est surprenant de constater que même dans les environnements professionnels, il devient rare de voir quelqu’un vraiment penser…

 

 

ego

 

Bien entendu j’exclus partiellement les professions basées sur la réflexion, les métiers dits intellectuels. Pourquoi partiellement ? Tout simplement parce que, eux aussi, sont pris dans la spirale infernale de l’utilitarisme qui raréfie, ou plutôt densifie, le temps et le rend plus important que ce pour quoi nous le dépensons… Quelle incohérence ! C’est un peu comme si le maillet du charpentier devenait plus important que la toiture… Drôle, n’est-ce pas ? Je suis actuellement dans un salon à Amsterdam où je suis exposant avec l’entreprise qui fait l’erreur magistrale de m’employer, je rigole bien sûr, ou presque… Je vois à chaque instant les déconvenues suscitées par nos manques nombreux, en termes de préparation, de stratégie, d’accueil, d’écoute, enfin je préfère m’arrêter sinon je me ferai porter pâle demain. J’ai, comme beaucoup de « vieux », qui ont appris que le travail n’était pas seulement une source de revenus, un devoir envers ceux qui nous le génèrent, ce fameux salaire dont on parle tant, les clients tout d’abord et ensuite l’entreprise bien évidemment. Sûrement que d’autres sociétés sont mieux organisées que nous, je n’en doute pas, mais je retrouve partout les mêmes soucis. Ceci me fait dire une fois de plus que lorsque des problèmes apparaissent partout de la même façon alors que les structures sociétales concernées sont complètement différentes, il faut chercher le point commun de ces groupes entre eux afin de déterminer quelle peut être la source commune d’un problème commun, s’il y a lieu. En fait, il y a lieu…

 

Il y a bien une source commune à ces problèmes identiques malgré les différences de tailles, d’activités, d’organisations, etc. Ce qui est commun à toutes ces « boîtes », ce sont les êtres qui les font vivre. Le point commun majeur est que ces structures sont animées par des êtres humains. Ce n’est pas pour cela qu’elles fonctionnent mal, mais c’est pour cette raison qu’elle ne fonctionne pas bien, qu’elle crée elles-mêmes le paradoxe de leur développement. Quel est-il ce paradoxe ? Il repose sur le fait patent que tout développement dans son exercice ne peut éviter de générer les conditions de son arrêt voire de son anéantissement. Que vous le vouliez ou non, il en est ainsi. Par exemple, si  nous avons un étang d’algues qui prennent de plus en plus d’importance jusqu’à remplir l’étang en question. L’impossibilité faite à la lumière de passer au travers des algues et herbes malvenues, va les réduire à l’extinction. L’excès d’une chose entraîne l’excès inverse qui en détruit les effets. Pour en revenir à notre sujet, ce n’est pas que l’homme soit nuisible ou destructeur, il a tout simplement un égo un peu trop facile à augmenter, au point, souvent, d’en faire éclater celui qui en bénéficie. Les gens, et je ne déroge pas à cette triste règle, ont un peu trop d’égo, dans tous les cas trop pour vivre et travailler ensembles. Je ne fais pas de casuistique, bien entendu, nous ne le sommes pas dans les mêmes proportions et nous sommes bien tous différents mais… Le trait de caractère que nous partageons tous, sans aucune exception, est l’égo. Un peu plus pour celui-ci que pour celui-là mais il nous accable tous, cet égo qui nous fait croire que nous sommes mieux que les autres…

 

Ne me demandez pas de solution pour réduire ou transformer nos égos en quoi que ce soit de positif. Je ne connais pas cette potion magique qui pourrait nous changer et modifier dans le même temps toute notre société et notre civilisation. En revanche, je sais qu’avec un peu de contrôle de soi, d’ouverture d’esprit et d’amour des autres, rien n’est impossible et ce serait bien mieux pour les milliards de lobotomisés qui peuplent cette minuscule boule bleue qui n’est qu’une crotte dans l’univers.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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