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Progrès quand tu nous tiens…

La notion même de progrès est quelque chose d’étrange, elle ne signifie rien de grandiose pourtant tous les hommes politiques de droite mais surtout de gauche s’en réclament. Il est toutefois facile de comprendre que ce mot magique a été et est toujours le moteur de nos sociétés, qu’elles soient collectivistes ou conservatrices.

 

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Selon Wikipédia :

Le terme de progrès (issu du latin progressus) est une notion à double dimension :

– quantitative : c’est l’action d’avancer (sens étymologique),

– qualitative : c’est l’amélioration de quelque chose.

Le concept de progrès est utilisé et discuté dans différentes disciplines telles que la philosophie, l’histoire, la politique, l’économie, la médecine ou les sciences.

 

L’existence de cette double dimension peut être source d’ambiguïté et de confusions.

« Concept central de la pensée des Lumières et des courants évolutionnistes, le progrès incarne la croyance dans le perfectionnement global et linéaire de l’humanité ; la société, tout en se développant, évolue vers le « mieux » : augmentation des richesses, progrès scientifique et technique… mais aussi amélioration des mœurs et des institutions, voire progrès de l’esprit humain. »

 

Le progrès économique se définit à la fois par l’idée de croissance (quantitative) et par une meilleure efficacité (qualitative). (…) En ce sens la notion est proche de celle de développement, et selon une idée répandue, elle irait de pair avec le progrès social.

« En réalité , rien n’assure que le progrès économique entraine mécaniquement le mieux-être ». L’analyse fait apparaitre des contrastes : Ainsi la rationalisation de la production introduite par le taylorisme et le fordisme ont permis une augmentation importante et indéniable du pouvoir d’achat , mais au prix d’un durcissement des conditions de travail. Au total, Il ressort que le progrès social ne s’identifie pas uniquement aux progrès quantitatifs (Niveau de vie, Bien-être matériel…). D’autres enjeux méritent être considérés : genre de vie, instruction, conditions de vie, santé, égale redistribution des « fruits du progrès » …

 

C’est malheureusement dans un esprit scientifique et productiviste que le progrès est maintenant entendu. Quand dans la définition optimiste de Wikipédia il est dit « mais aussi amélioration des mœurs… » on peut constater aujourd’hui qu’il ne s’agit absolument pas d’une amélioration adaptée aux échanges dépassionnés entre êtres humains désireux de vivre pacifiquement ensembles mais bien d’une victoire d’un clan appartenant à un mode de pensée contre un autre qui est son opposé. Le regret majeur que je pourrais avoir concernant le progrès est qu’il ne repose que sur l’aspect matériel des gains réalisés par les soi-disant bénéficiaires de ce progrès. A aucun moment on n’envisage la qualité de la vie, le développement personnel ou si peu, c’est toujours par rapport au travail que l’on mesure l’étendue des progrès de la vie productive des travailleurs mais le progrès des Lumières n’est qu’une toute partie du Progrès avec son p majuscule. Celui qui fait devenir l’Homme un véritable être humain, qui pense, qui agit non pas dans des intérêts personnels et immédiats mais dans l’intérêt unique et prioritaire de la collectivité humaine, animale, végétale et minérale. Adam Smith est les Lumières n’étaient pas bien malins de ne pas avoir expliqué tout cela ou peut-être ne l’avaient-ils même pas imaginé, tous pris dans le combat contre les Dieux, qu’ils jugeaient inutiles, et la nature qu’ils croyaient pouvoir domestiquer intégralement.

 

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Or le progrès n’existe que dans le cas strict du développement de l’homme. Quand nous voyons que les machines, qui furent créées pour faire le travail harassant demandé aux êtres humains, ont transformé cette aide en un travail où les machines fixent le rythme du labeur des ouvriers qui les manipulent, n’avons-nous pas mal compris le sens de la mécanisation. La recherche inextinguible du profit aidant, cette mécanisation à outrance est devenue la maîtresse du corps d’esclaves constitué des préposés qui l’utilisent.

 

Et maintenant, même Sarkozy parle de progrès alors réservé jusqu’ici prioritairement aux gauchistes caviar du PS. C’est dire que le progrès revient en force. Alors que la droite, plutôt conservatrice n’était pas l’image du progrès, la gauche profitait d’un usage réservé de ce mot pour parler de l’avenir meilleur que les sciences et le développement collectif pour ne pas dire collectiviste allait apporté.

 

Comme d’habitude en nos temps troublés où les mots perdent de leur sens, les idées se brouillent et la classification d’hier n’est plus d’actualité. Le progrès est réclamé par tous pour le profit de quelques uns que ce soit par la droite comme par la gauche.

 

Oligarques de tous les pays unissez-vous !!! A terme vous serez perdants, la sauvegarde de l’humanité ne passe pas par vous !

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

2 Comments

  1. Pangloss Répondre

    Certes les chantres du progrès, ceux qui confondent quantité et qualité, les oligarques toujours gloutons mais jamais repus, les idéologues qui refusent de reconnaître leurs échecs, tous seront
    perdants mais, comme les généraux vaincus sur le champ de bataille, ils seront les derniers à mourir.

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