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Qu’on s’en suce… Oups… Consensus !

Bien entendu d’autres orthographes sont possibles, mais il y a des femmes et des enfants qui peuvent regarder par dessus votre épaule Monsieur le lecteur ou des enfants et des hommes qui peuvent regarder par dessus la vôtre Madame la lectrice. Je vous les écrirai personnellement pour éviter qu’on mette le feu à l’académie française et aux centres culturels de par le monde…

 

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Pour faire suite à l’article d’hier sur la haute teneur démocratique et le courage surprenant de nos édiles, premier sinistre et président, je souhaite aujourd’hui vous éclairer sur mon point de vue sur le consensus.

Regardons déjà quelle en est sa définition :

Wikipédia ; un consensus est un accord général (tacite ou manifeste) parmi les membres d’un groupe, pouvant permettre de prendre une décision sans vote préalable.

En droit, un accord consensuel désigne un accord, un contrat formé par le seul constat du consentement des parties.

 

Donc c’est simple, il ne faut pas sortir de la cuisse de Jupiter pour comprendre que le consensus est synonyme de l’accord ou de l’adhésion. Et c’est là que le problème de la démocratie élective de notre société purement matérialiste se pose avec excellence. Au vu et au su des intérêts personnels exacerbés par l’obtention d’un pouvoir, quel qu’il soit, sur ses congénères, l’homme cherche à pérenniser sa présence dans le poste qui lui été attribué par la votation des électeurs qui, au moins par défaut, tentent de lui faire confiance de façon presque désabusée. Sa volonté de rester, de perdurer aux commandes l’oblige, dans son immense petitesse, à faire régner la plus belle des harmonies autour de lui. Cet agrément général peut être obtenu par les réseaux dont nous parlions hier et les avantages à leur distribuer, mais pas seulement. Il se peut aussi que les discours vides de sens qui disent tout et son contraire permettent à tout ceux qui les écoutent d’y trouver matière à satisfaction, car, ne l’oublions pas, nous entendons ce que nous voulons entendre. C’est d’ailleurs dans ces fameux discours que nous écoutons le mot « mais » à de multiples reprises. Ce mot magique indique bien que ce qui précède va être contrarié par ce qui suit. Ceci permet de satisfaire tout le monde, on annonce que la liberté d’expression est indiscutable « mais » on la discute dans le reste de la phrase en disant qu’il faut être responsable et choisir son moment. Donc, vous qui êtes épris de liberté pouvez trouver cette phrase satisfaisante et ceux qui trouvent qu’il faut limiter cette même liberté à un sens de la responsabilité et du moment aussi. Quel talent ! Et c’est comme ça pour tout. Vous avez noté aussi depuis longtemps que les hommes politiques ne disent jamais ni oui ni non et ce n’est pas par jeu, comme jadis sur l’antenne de RTL.

 

Voilà pourquoi les bœufs que nous sommes (jadis nous étions des veaux pour De Gaulle, mais, nous avons vieilli, non ?) ne trouvent jamais rien à redire à toutes les balivernes que nous entendons des bouches soignées de nos édiles relayées par celles corrompues des journalistes véreux. Nous gobons ce que nous entendons de façon déprimante et, quand bien même nous nous apercevrions d’une manipulation linguistique, que nous ne réagirions pas pour autant pour préserver nos petits avantages personnels et ne rien perdre à s’opposer à ces requins menteurs.

 

Maintenant une question ! Le consensus n’est-il pas, dans certains de ses aspects, une forme de lâcheté intéressée ? Si nous collaborons à une entreprise que nous savons mauvaise pour garder nos prébendes ou notre situation, c’est bien par intérêt que nous refusons toute opposition au système auquel nous adhérons donc par peur personnelle. Et c’est là que le bat blesse, plus personne ne veut s’opposer, plus personne n’accepte de dialoguer sans être certain de trouver des interlocuteurs abondant dans le même sens que soi. On a peur de l’opposition, on craint de se faire contester, de se voir répliquer des arguments contraires aux nôtres. Cette peur est bien souvent protectrice de notre tranquillité ou de nos intérêts ou allez savoir de quelles villes thèses tirées par les cheveux.

 

Peu d’hommes politiques osent avouer leurs véritables opinions, qu’ils nous cachent leurs intentions c’est logique car elles sont fétides la plupart du temps, mais qu’ils travestissent leurs opinions me parait scandaleux. C’est de cette lâcheté qu’il faudrait se débarrasser en empêchant les politiciens de pouvoir se présenter ad vitam aeternam devant leurs électeurs. C’est la pérennité du poste (et ses avantages induits) qui crée cette médiocrité caractérielle qui caractérise le monde politique de tous les états de notre petite terre.

 

Comme le disait Jean Bothorel, « le consensus, c’est aliénation joyeuse. » Ce journaliste et écrivain étonnant, à la fois terroriste et éditorialiste au Figaro entre autres fonctions professionnelles, savait de quoi il parlait.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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