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Quelle est ma valeur ? 5, 10 €… Super, je vaux 3 litres d’essence

Le premier inconvénient de toute société bâtie uniquement sur un concept matérialiste est la valorisation de tout, que ce soit des choses, des gens et du temps. Or le temps n’est pas de l’argent mais de la vie, il y a, me semble-t-il une grande différence. Mon temps ne vaut pas moins que celui d’une autre personne, fut-il ministre ou même président. Sa vie ne vaut pas plus que la mienne, et parfois moins lorsqu’il s’agit d’un traître à la cause qui l’a mis là où il est. Chaque être humain a donc la même valeur que n’importe quel être humain, sans distinction de couleur, de religion, de nationalité, c’est un principe et un des droits fondamentaux de tout Homme.

 

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La valorisation de toute chose est donc liée étroitement à la société capitaliste productiviste, tout autant qu’à la société collectiviste productiviste lorsqu’elle existait, que nous faisons perdurer depuis trop longtemps. L’argent fiduciaire, la monnaie, qui repose sur la confiance des gens qui l’utilisent, est un outil indispensable à toute évaluation si on veut pouvoir comparer des produits entre eux. Il en est de même des êtres humains. Non contents d’avoir fait des Hommes des « ressources », ne dit-on pas « ressources humaines » pour un département qui gère le personnel d’une entreprise ou d’un service administratif, on essaie du même coup d’en comparer les coûts. C’est le combat que se mènent les patrons et les syndicats, l’état, gouverné par Culbuto 1er, ne s’intéressant qu’à la solution finale. C’est un combat perdu d’avance par les syndicats, nonobstant le fait qu’ils sont eux-aussi corrompus par les avantages de leur fonction élective syndicaliste et les générosités que les patrons ont vis-à-vis de ceux-ci, le problème repose sur leur acceptation de la valorisation de toute personne travaillant dans l’entreprise ou le service concerné. C’est un problème philosophique avant tout. Si nous acceptons de devenir une marchandise nous serons condamnés à avoir un prix. Si nous mettons en avant l’impossibilité de valoriser notre vie d’être humain responsable, le débat sera différent et impossible à régler avec des euros uniquement. Entreront en ligne de compte des éléments non évaluables, de dimension spirituelle et touchant au bonheur, à la qualité de la vie plus qu’au prix que nous pensons devoir payer pour l’obtenir. Le fait d’accepter que nous ayons un prix fait de nous d’ores et déjà la marchandise dont les usines ont besoin, tout autant que des matières premières volées aux pays sous-développé, ainsi qu’aux différents ingrédients sous-traités qui, tous ensembles, génèreront les produits que l’entreprise vendra.

 

Ce qui est étrange c’est aussi cette terrible fascination pour l’argent. On ne crée plus une entreprise pour se réaliser soi-même, être indépendant et rendre concret un rêve, non, on le fait pour avoir de l’argent. On en fait plus d’études parce que nous avons telle ou telle vocation ou amour pour tel métier ou tel autre, ou encore pour s’enrichir personnellement de connaissances extraordinaires, on fait des études pour gagner de l’argent. Celui-ci veut être avocat, l’autre médecin, celui-ci financier de haut vol et les fainéants hauts fonctionnaires après avoir réussi l’éna. Est-ce que l’argent, outils d’évaluation et d’échange, est un idéal, est-ce qu’il est un objectif en lui-même. Quand on chiffre les fruits des rapines de ces dictateurs déchus dont on a saisi le butin à plusieurs milliards d’euros, tels que les Moubarak, Ben Ali, et j’en passe même de chez nous et des nombreux, n’est-ce pas bizarre cette façon de n’être jamais satisfait, d’en vouloir toujours plus. Ils avaient de quoi, dans chacune de leurs familles, de quoi faire vivre cent générations et ils ne voulaient pas pour autant arrêter de voler leur propre peuple. Je ne sais pas, peut-être me satisfais-je trop facilement, mais si j’étais ministre je n’aurais pas besoin de rester longtemps aux responsabilités pour avoir ma suffisance ainsi que celle de mes enfants. Six mois, peut-être un an m’auraient suffi au rythme où ils tapent dans les caisses et se font acheter par tous les PDG de multinationales et autres émirs du Qatar ou des Emirats. D’où vient cette insatiabilité de nos gouvernants corrompus, d’où viennent  tous ces désirs inassouvis qu’ils souhaitent se garantir sur notre dos ? N’avons-nous pas de limite dans nos besoins, et finalement est-ce que ce sont vraiment des besoins que nous devons satisfaire ? Pourquoi devons-nous avoir la plus belle des voitures, le plus grand des appartements, le plus performant téléphone, etc ? Je vous donne la réponse…

Pour faire tourner notre société productiviste… Chacun bosse pour acheter des produits qui sont fabriqués par d’autres qui achètent à leur tour les produits que nous fabriquons pour nous permettre de conserver nos boulots, etc, etc… En vous faisant un résumé encore plus court…

 

Nous spolions la planète, nous en faisons une gigantesque poubelle, afin de permettre à nos ego de s’enorgueillir de leurs propriétés nombreuses et variées de gadgets, de maisons, de voitures et autres stupidités dont nous n’aurions pas besoin si nous étions moins avides et moins imbus de nous-mêmes. Nous devons apprendre à nous contenter de ce qui nous est indispensable sinon nous allons droit dans le mur… Et rien ne prouve que nous n’atteignions pas le bonheur. De toutes les façons nous ne l’avons pas trouvé, le bonheur, en consommant, pourquoi ne pas tenter autre chose ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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