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Qui croire ? Personne dans le monde politique !

Quand un président, fut-il fait de crème caramel comme notre flamby ou encore de poids mort placé en son point le plus bas pour qu’il reste bien campé sur ses jambes et reviennent toujours dans la position verticale tel notre Culbuto 1er, avoue benoitement ne rien savoir des frasques fiscales de ses ministres ou de ses conseillers ou encore de ses trésoriers, ni ne se souvenir de la peine de six mois de prison avec sursis de son premier sinistre ni de celles de ses autres ministres, est-il vraiment en mesure d’être là où il est. Ne nous sommes-nous débarrassés d’une poupée désarticulée que pour avoir un vide sidéral ?

 

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Comment à l’époque où les espions de nos amis américains sont capables de nous compter les cheveux sur la tête, par l’entremise de leurs satellites dits de climatologie, peut-on ignorer, lorsqu’on est une personne de pouvoir voire omnipotent, que votre propre trésorier a des comptes aux îles Caïman. C’est Caïman incroyable ! Bien entendu, je préfère penser que Culbuto 1er savait tout et qu’il nous a pris comme il nous prend toujours pour les andouilles que nous sommes. Je préfère imaginer que ce godelureau se moque de moi plutôt que de constater qu’il est aux manettes sans connaître quoi que ce soit, ce qui serait autrement périlleux quand on le voit posséder les codes de nos bombinettes atomiques. Il est vrai que nous ne pouvons pas effrayer grand monde sur cette planète, mis à part les pays dont on organise le pillage et quelques « crève-la-faim » que nous faisons mine d’aider, mais tout de même il en va de la France, non ? Il fut un temps où le sens de l’honneur, la probité étaient sinon naturelles mais, au moins, dans tous les cas respectés, mis en exergue devant les yeux écarquillés de nos bambins dans des écoles où les maîtres, pas encore devenus professeurs des écoles, enseignaient à des enfants venus pour apprendre et non pas pour représenter des parents en contestation de tout ce qu’on leur propose et qui défendent leurs progénitures même et surtout lorsqu’elles ont tort. Ne croyez pas que je sois de ceux qui pensent que « c’était mieux avant », non, ce serait trop simple et loin de la réalité autrement plus cynique.

 

Ce n’était pas mieux avant, c’était différent, le monde a changé par le truchement de l’évolution de l’homme dans son minuscule univers, par la croyance de l’humain en sa suprématie sur son univers aussi petit ou grand soit-il, par sa confiance en des sciences qui ne peuvent lui apporter qu’une seule chose, la preuve de son aveuglement, de sa méconnaissance générale et de son absence de limite et de discernement. Les hommes ont toujours été corruptibles et donc corrompus, dans toutes les sociétés et toutes les époques, rien de nouveau sous le soleil, ils semblent voués au mal plutôt qu’au bien dès qu’ils embrassent des carrières qui leur donnent un pouvoir sur leurs frères humains. Et encore une fois, vous allez dire que je deviens gâteux et que je me répète sans cesse, ce n’est pas le pouvoir ou l’argent qui corrompent mais bien ceux qui les possèdent. Lorsqu’on est corruptible, chaque opportunité devient une chance d’entrer en corruption comme en sacerdoce, on se livre, on se donne à la corruption comme d’autres, quelles que soient leurs religions, confient leurs âmes et leurs corps à leurs Dieux. Or, nous sommes tous corruptibles, à différent niveaux, certes, mais nous le sommes. Je sais, pour ma part, que jusqu’à un certain point je n’ai jamais cédé à la tentation, mais qui me garantit, vous garantit, que pour un centime de plus je ne cèderais pas, que pour un avantage de plus je ne deviendrais pas pire que tous les autres ? Personne ne le peut, ni vous, ni moi. Seule l’expérience montrera si je suis devenu ce que j’exècre le plus ou si j’ai une fois de plus résisté à la gangrène qui ronge le monde que nous avons créé.

 

Il faut donc éviter aux hommes de se retrouver en position de risquer de perdre leur honnêteté, leur probité, leur honneur, leur fierté personnelle, celle qui permet de se regarder dans un miroir les yeux grands ouverts. Pour l’exemple, je vais vous dire pourquoi il me fut facile de ne jamais commettre d’adultère avec mes différentes compagnes. Oh, je suis loin d’être un saint mais je n’aime pas les embêtements inutiles. Pour deux raisons majeures, la première étant le respect de mes engagements que je n’entendais pas transgresser, la seconde étant justement la haine des ennuis inutiles ceux que nous pouvons aisément éviter. Bien entendu, pour respecter cette voie, celle que j’avais et ai choisie, il fallait parfois sacrifier quelques plaisirs, comme aller en boîte de nuit avec mes amis après une soirée du Lions ou de Rotary, refuser de sortir seul (ce qui, de plus, est relativement nul) ou d’autres petites choses du même ordre. Je partais et pars toujours du principe que si nous voulons éviter quoi que ce soit, il ne faut pas se mettre en situation de se faire tenter. Mais ces petits sacrifices ne sont rien au regard de la paix qui règne dans ma tête et me rend libre. Ce n’est peut-être pas une méthode révolutionnaire mais elle marche, dans tous les cas pour moi. Ce que je veux dire avec cet exemple personnel est simple, ne donnons pas aux corruptibles trop d’occasions de nous montrer qu’ils peuvent faillir et devenir corrompus. C’est en cela que je dis et répète que la professionnalisation de la politique est la source de la corruption générale du monde politique français et mondial. Il faut retirer aux élus la possibilité de devenir de petits rois ou des propriétaires de leur charge. Il faut les garantir et nous garantir contre la faiblesse de l’homme dont nous sommes tous pourvus, ô combien, et moi le premier.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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