Log In

Qui est engagé par les promesses ?

2012 est une année riche en élections, qu’elles soient dans des pays sous dictature, comme les USA ou la France, ou des pays démocratiques comme l’Egypte, la Russie et plus si affinité car ces pays vraiment démocratiques sont tellement plus nombreux que les dictatures auxquelles il est fait allusion, qu’il vaut mieux ne pas les lister. Mais qui dit élection dit aussi promesses…

 

appel-jeunesse.jpg

 

Qu’on le veuille ou non, le dicton, qui dit que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, se révèle tous les jours un peu plus proche de notre triste réalité politique mondiale. Il n’existe pas un pays de notre minuscule planète qui ne soit soumis aux propos tellement avenants, riches de mots incompris de la majorité des électeurs, de promesses qui seront oubliées dès la fin du discours qui les contient et possédant un pouvoir de séduction diablement important pour les désespérés qui les écoutent. Nous sommes assommés de ces phrases interminables qui nous décrivent tout le bien que nous méritons mais qui ne nous sera jamais offert autrement que dans ces mêmes balivernes. Il serait bon d’en finir avec ce jargon outrancier qui fait que, de rien, on peut occuper l’esprit de millions de gens, tout en ne s’engageant vraiment que sur le minimum, minimum que tout le monde pourrait assurer de donner sans prendre le moindre risque de se tromper.

 

Quand je disais durant la campagne présidentielle à mes amis socialistes que Hollande allait faire la même politique que son prédécesseur, ils n’avaient jamais de mots assez durs pour caractériser mon type de raisonnement, à la fois pessimiste, « droitiste », anti progressiste, réactionnaire, j’en passe et des plus cocasses et aimables. Force est de constater que l’été aura suffit à me donner raison. La social démocratie n’a cela de bon qu’elle est aussi conservatrice que le libéralisme dans le contexte actuel de la politique française, européenne et mondiale.

L’économie a décimé tout ce qui touche à la philosophie politique, la politique elle-même, la notion d’humanité révélée par la philosophie, pour ne plus nous faire apparaître que comme tout ou partie de statistiques. On ne parle plus d’êtres humains mais de pourcentages de telle ou telle minorité ou majorité, de tel ou tel groupe d’intérêts, etc. Mais je ne suis pas un pourcentage, je suis un être humain, capable de penser et de comprendre, doué d’une capacité de créativité, possédant un minimum d’intelligence et voulant la mettre en œuvre. Alors, je ne crois pas un traître mot prononcé par n’importe lequel de nos hommes politiques, édiles, énarques ou chefs d’entreprises multinationales, tous formés au mensonge et au culte de leurs intérêts personnels ou oligarchiques. Ils ne sont que des menteurs, et, si par bonheur il leur arrivait de dire une vérité, elle n’aurait aucune importance ou conséquence réelle sur nos vies tellement elle serait d’une banalité qui n’aurait d’égale que leur médiocrité.

 

Où peut se situer notre espoir pour un futur vivable et si possible agréable ? Il réside dans l’existence de la jeunesse. L’écœurement, généré par le monde qui les entoure, stimule le rejet de la société que nous aimerions leur léguer uniquement par passivité néfaste face à nos errements et nos abus. Nous savons ce que nous faisons de mal, non seulement nous le savons mais certains savent aussi les conséquences de leurs actes et décisions, il faut peut-être regretter l’intelligence dont bénéficient aussi les malfaisants. La jeunesse dont je parle est bien évidemment soumise, elle-aussi, aux pressions diverses et avariées des malfaisants en question et ont de la même façon quelques clichés et préjugés qui les empêchent d’être complètement autonomes. Cependant ces points négatifs sont de toutes les manières moins nombreux que chez leurs ainés qui, de plus, refusent d’admettre leurs erreurs et refusent de faire machine arrière. Oui, j’espère en la jeunesse, c’est quand on est jeune qu’on doit aimer la révolution, pas lorsqu’on est chargé de famille et noyé sous les contraintes matérielles qui nous enveniment la vie. Quand je dis révolution, ce n’est pas de celle des bolchéviques dont je fais l’éloge mais plutôt de la révolution mathématique et physique. Parce qu’en fait, une révolution n’est que le retour au point de départ après un déplacement circulaire autour de soi-même. C’est exactement ce que nous devons faire et ce que nos enfants ont à faire pour reprendre en main leur avenir fort compromis s’ils ne réagissent pas. Il ne s’agit pas de massacrer tout ceux qui ne partagent pas nos opinions, façon 1917 en Russie, il est question de laisser parler tout le monde sauf ceux qui ont fait montre de barbarie vis-à-vis de leur propre progéniture, à qui ils souhaitaient laisser un monde dévasté et privé de tout ce dont ils ont eux-mêmes bénéficié. Il est temps que les jeunes nous arrêtent, stoppent le véhicule fou que nous avons mis sur les routes de notre civilisation.

 

Nous ne pouvons plus espérer quoi que ce soit de nos élus, nous ne pouvons compter que sur nos enfants et surtout les plus jeunes, ceux qui sont le moins intégrés dans notre système ultra consumériste qui ne pourra jamais nous apporter la joie et le bonheur de la satisfaction.

 

La vérité vient de ceux qui ne défendent rien d’autre que leur volonté de vivre, le combat sera difficile mais je ne doute pas que nos jeunes vaincront.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com