Log In

Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur…

Sarkozy et Dassault ne sont pas forcément des amis bien que représentants les mêmes forces politiques de notre droite traditionnelle et passéiste, ils ont en commun, ces jours derniers le remplissage des colonnes du Figaro. Journal qui, bien que mettant en exergue une citation de Beaumarchais qui devrait le créditer d’objectivité, n’est que le reflet d’une subjectivité mise au service du mensonge, de la propagande et de l’archaïsme. Donc, ces deux compères, aussi dérangés par leurs affaires judiciaires respectives qu’on peut l’être, remplissent les pages de ce triste support de pub qui est au tirage ce que sont les feux de Bengale aux cheminées…

 

Sarkozy.jpg

 

L’un le garnit de publicités de ses copains détenteurs des pouvoirs sacrés dévolus à tout dirigeant de multinationale riche et puissante, l’autre, le plus petit des deux, dans le sens le plus large du mot petit, si j’ose dire, le farcit de ses justifications berlusconiennes des frasques qui le mettent dans la ligne de mire des juges et des flics qui les aident. Encore une fois, le problème est ailleurs, tel l’arbre qui cache la forêt, les commentateurs des digressions sarkoziennes y vont de leurs clichés dépendants eux-mêmes de la coloration politique du rédacteur. Pas d’analyse de fond qui pourrait trouver dans la thèse, l’antithèse et la synthèse de leurs réflexions, des justifications qui seraient de vrais arguments, des raisons explicites de l’existence des faits reprochés à un ex-puissant qui veut, à tout prix, le redevenir. Le retranchement de l’innocent présumé ou du coupable putatif derrière des fadaises et des insultes à peine voilées envers les juges et ceux qui le persécutent, le rapproche des attitudes du Cavaliere, le gros Berlusconi, qui a fait honte à l’Italie moyenne en chantant la gloire de l’argent roi et des turpitudes de ceux qui le possèdent. Mais n’oublions pas que malgré les aventures néfastes de l’hyper-sexué italien, beaucoup d’Italiens étaient encore prêts à l’élire et à le regarder prostituer l’Italie devant leurs yeux joyeux de tant de plaisirs partagés. Ceci veut dire que, quels que soient les arguments de notre petit ex-président, il y aura toujours des gens qui voteront pour lui, des irréductibles qui ne verront que le bon côté de la médaille, si tant est qu’il existe.

 

Les invectives n’y changeront rien, pour qu’un président ose tout ce qu’a osé le prédécesseur de Culbuto 1er, il doit se croire non seulement au-dessus des lois mais aussi au-dessus de ceux qui les font respecter. Il fait preuve d’amnésie volontaire en occultant tous les méfaits objectifs de sa politique, de son incroyable haine qu’il voue aux juges et à ceux qui travaillent avec eux, de son intempérance et de son inconséquence. Le problème n’est plus de discuter de la validité des écoutes ou pas, même dans son propre camp, son plus proche conseiller l’écoutait et pire encore, l’enregistrait, c’est bien là la preuve que cet état de fait lui était habituel. Oui, cela vous semble un raccourci un peu culotté mais néanmoins je persiste, pour avoir été écouté et enregistré, il fallait que ce triste sire soit lui-aussi tenté par les mêmes gestes espions, si ses plus proches collaborateurs avaient estimé nécessaire de se protéger par des enregistrements discrets de leurs conversations avec leur chef, c’est qu’ils avaient certainement dans l’idée que leur période de grâce ne serait pas illimitée face à la bipolarité de leur seigneur et maître. Et lorsque nous voyons ce que Sarkozy est capable de faire aux gens qu’il honnit, voir le livre Sarko m’a tué, il paraît tout à fait compréhensible que ses gens se prémunissent contre ses rancœurs futures et éventuelles, même si cela est odieux, c’est tout de même intelligible. Donc à quoi sert une page du torchon figaresque mise au service des insultes gratuites de Sarko 1er et dernier ? A rien, à occuper le terrain, à faire en sorte qu’il ne disparaisse pas des écrans radars de la politique hexagonale, que surtout ses alliés, supposés ou espérés, ne le classent pas définitivement aux oubliettes du pouvoir comme l’ont été d’autres avant lui. Il veut revenir, il en brûle, il en bave, il en éructe de hargne, il en exulte de plaisir à venir, il y croit et à voir ce que représente l’UMP aujourd’hui, je dois reconnaître qu’il a encore ses chances, vu le peu d’esprit critique de ses thuriféraires.

 

Il est victime de la fascination du pouvoir. Il doit vraiment y avoir quelque chose de magique à vivre à l’Elysée, à être le patron du pays, je ne comprends même pas que Sarkozy, aussi lié à Berlusconi soit-il, n’est pas rétabli le droit de cuissage, heureusement Sarkozy en rêvait, Hollande l’a fait. On n’a vraiment les gouvernants que nous méritons ? Honte à eux et honte à nous.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

2 Comments

  1. Mazangu Répondre

    Votre commentaire La force de la force est plus forte que la force du droit. Que la justice occupe sa vraie place pour combattre l’impunité!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com