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Sarkozy, un homme à l’écoute…

La mise sur écoute de Sarkozy est, pour certains journalistes la preuve de l’indépendance retrouvée des juges, qui s’évertuent à poursuivre le crime organisé, quels qu’en soient les auteurs. Pour d’autres journaleux, les juges ne sont qu’une cohorte d’ennemis jurés de l’ancien président qu’ils souhaitent abattre, dans le meilleur des cas et empêcher de nuire dans le pire… Qui a raison, qui a tort ? Nous ne le saurons jamais, seul l’ancien locataire de l’Elysée le sait ainsi que ses éventuels complices…

 

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Le problème n’est encore une fois pas celui qui nous est exposé. Comme à l’accoutumée, les uns comme les autres nous utilisent pour faire passer leur propagande et leurs messages insidieux. Ce qui est grave est que n’importe quel flic ou n’importe quel juge d’instruction ou procureur, sans parler des avocats qui raffolent de passer à la télé pour y déverser leur fange et y accuser ceux qui maltraitent leurs clients, puissent parler devant la presse des affaires dont ils ont la responsabilité alors même qu’elles ne sont pas même jugées et généralement qu’à leur tout début. Cette surexposition de faits qui ne sont ni prouvés, parfois même non avérés, entraîne des réactions des journalistes qui sont pour le moins extrêmes afin de pouvoir garantir à ceux qui les paient un tirage ou des statistiques d’audimat les plus affriolants possibles pour pouvoir attirer le plus possible d’annonceurs. Où se trouvent la sérénité et la rigueur dans le travail si nous devons sans cesse répondre à des questions qui, pour la plupart, ne cherchent qu’à créer le scandale et l’exploitation commerciale, souvent au détriment des gens qui peuplent ces affaires dont nous, pauvres hères, ne connaîtront jamais la vérité ou le fin mot. Le problème n’est pas que l’on écoute ou pas Sarkozy, la question ne devrait même pas se poser, s’il est coupable de quoi que ce soit que la justice fasse sont boulot avec tous les outils à sa disposition, sinon qu’on lui fiche la paix. Je n’aime ce petit monsieur, vous le savez, mais qu’on arrête de nous répéter sans répit qu’il revient, qu’il est ceci ou cela, que les flics et les juges fassent ce qui est leur devoir et qu’on le juge s’il doit l’être et qu’on le punisse s’il le mérite et puis stop. Mais nous n’avons pas vocation à participer aux enquêtes, ni à juger avant qu’elles soient terminées un quidam quel qu’il soit fut-il président de la république. D’abord, nous n’avons pas à juger du tout, nous pouvons avoir des opinions mais la mise en boîte systématique des gens en fonction des propos des journalistes me parait absurde et dangereuse. Nous avons détruit des vies avec ces comportements iniques qui s’autorisent des évaluations sans en connaître les données et les informations qui les génèrent. Non, je n’estime pas Sarkozy et sa clique mais c’est à la justice d’en découdre avec lui, pas à moi, pas à nous.

 

Là se posent d’autres questions, qui sont elles-aussi cachées par nos informateurs journalistiques. La justice est-elle libre, la justice est-elle impartiale et juste ? Certains parmi les éditorialistes de gauche disent que grâce à Hollande et sa bande de voyous, l’état de droit est enfin de retour… Que nenni, les gangs ont changé mais les habitudes restent. Chacun veut défendre ses ouailles et les mettre à l’abri d’une justice trop efficace. Malheureusement dans notre république bananière, la justice n’est faite de rien d’autre que de gens qui jouent à des jeux d’influence qui les occupent plus que leur travail. Ils répondent plus à l’appel de leurs convictions politiques et de leurs intérêts personnels que d’une soif irrépressible de Justice avec un J majuscule. Chaque homme ayant pris le pouvoir a essayé de se l’approprier, directement ou indirectement, d’en faire un fond de commerce qui fournit les satisfactions que le groupe d’amis et de relations auquel il appartient souhaitent, et cela même au détriment du pays tout entier. Hollande et sa bande a aussi mis tous ses amis à l’abri du besoin, dans des postes auxquels ils n’avaient certainement pas le droit et encore moins les compétence et autorité pour les mériter. Comment la Justice, la vraie, peut-elle vivre et s’épanouir dans de telles conditions, avec un tel manque de considération et de respect. Pour la police, outils de la justice, il en est de même, on a divisé en chapelles une administration qui a pour mission d’assurer la sécurité de tous et chacune d’elle s’empare des micros pour y cracher son venin et raconter par le menu des enquêtes qui auraient dues rester secrètes.

 

Notre monde, basé sur l’argent roi, autorise cela et le fortifie, les annonceurs et la publicité qui financent les avantages et les prébendes en sont les tristes conséquences et l’absence de justice son horrible conclusion.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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