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Silvio et Mario, les duettistes exclus par les Italiens ?

Toute la presse, aux ordres de la nomenklatura politique et des affaires, crie au charron pour signifier sa désapprobation de la révolte italienne contre les voyous qui gouvernent le pays depuis trop longtemps. Bien évidemment, les injures et invectives, des journalistes corrompus que nous voyons chaque jour noircir les colonnes des journaux de moins en moins lus, remplir nos yeux et nos oreilles de leurs visages condescendants et de leurs verbiages stériles, sont à la hauteur de leurs auteurs, on devrait créer le Pulitzer de la connerie et ils seraient tous vainqueurs… C’est ce qu’ils veulent, non ?

 

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Traité de populiste, Beppe Grillo et sa réussite électorale ne sont ni plus ni moins que les résultats du travail acharné de la classe politique italienne pour atteindre les sommets de la corruption, à la fois intellectuelle, morale et physique. Pour le petit Mario Monti, les Italiens préfèrent sa version en plombier courant sur les écrans des PS3 de leurs enfants. On ne s’habitue pas si facilement à la misère, surtout lorsque les gens qui nous y jettent ne subissent pas le même sort qu’ils préconisent et organisent si bien pour tous sauf pour eux. La rigueur, pour ces adeptes de la société de consommation à outrance qui se battent pour une croissance infinie dans un monde on ne peut plus limité, n’est de toute façon pas la solution et est en parfaite opposition aux prescriptions précédentes de ces guignols qui nous poussaient à emprunter pour consommer toujours plus. Mais que se passe-t-il dans leurs têtes de moineaux aux cervelles obstruées par les excès de nos pollutions industrielles et privées. Non, Grillo n’est pas populiste, il est logique avec lui-même et avec ses frères italiens, il fait preuve de bon sens et applique ses propositions à lui-même avant de les recommander aux autres.

 

Eh oui, ils sont déçus ces crétins de journalistes italiens qui valent bien les nôtres, bien sur tous les journalistes ne sont pas concernés par mes propos acariâtres mais vous saurez faire la différence entre un Pujadas qui fait briller des chaussures et un Collon qui les montre telles qu’elles sont. Oui, ils sont diablement déçus, pensez-vous Grillo n’est pas venu se projeter sous les feux qu’ils avaient organisés devant sa porte, il les a snobés de la plus belle manière. C’est cela qu’on lui reproche, de ne pas jouer le jeu habituel des corrompus de la politique et des médias. On lui bat froid pour son refus obstiné de la société de castes fabriquée de toutes pièces par les tenants du bon bout des rênes qui enserrent nos cous de pauvres bœufs qu’on prend pour des chevaux et vice versa. Mais cet homme n’a rien de plus que du bon sens, de l’intelligence maîtrisée et une définition de la fraternité humaine définitivement oubliée par les bourreaux qui nous mènent à l’abattoir, en chantant des chansons à boire et à manger, à nos frais bien entendu. Comment peut-on laisser faire ces gugusses qui se gaussent de nous en permanence en faisant passer les gens au sens commun juste et précis pour des incultes, voire des analphabètes, incapables de gérer un pays qu’eux-mêmes ont mené à la ruine et à la rupture. Mais que ne laissent-ils faire d’autres après les piètres résultats qu’ils ont produits pour toute une partie du monde, en mettant des milliards d’êtres dans la détresse la plus absolue aussi bien chez eux qu’ailleurs.

 

Quand vous voyez ce que la BCE, Banque Centrale Européenne, fait de l’argent de nos impôts, ne croyez-vous qu’il est naturel de devenir anti européen ? Moi-même je le suis, je suis pour la fraternité des êtres et donc les gens qui me lisent pourraient croire que je suis internationaliste, un peu comme les gens de gauche, enfin de la vraie gauche, pas les clowns de notre gouvernement de libéraux déguisés de nez rouges pour faire révolutionnaires d’opérette. Je ne suis pas internationaliste, la fraternité n’est pas ni l’absence de frontière ni le désir d’un fédéralisme exacerbé. La fraternité est un sentiment, l’humanité en est l’essence, la politique n’est la source de rien d’autre que des arguments qui éloignent les hommes les uns des autres. La fraternité rapproche, la politique, quelle qu’elle soit, sépare, oppose et détruit. Oui, c’est très baba cool, peut-être, mais ne me jugez pas, ne faites pas comme tous ces bavards qui évaluent, jaugent et critiquent sans même écouter ceux qui sont dans leur ligne de mire et qu’ils tentent de détruire par leurs jugements de valeur aveugles et sans connaissances assurées. Qui vous dit que vous avez raison, ce n’est pas parce que vous le pensez, parce que vous le croyez, que ce sera vrai. Avons-nous jamais raison ou tort, et, ce qui est « raison » aujourd’hui ne sera-t-il pas « tort » demain ?

 

Il est trop facile de se croire nimbé d’une science ou d’une Connaissance qui nous touchèrent à notre naissance pour nous quitter le jour de notre mort, pour ma part, à mes vingt ans, je détenais toutes les certitudes possibles, j’étais convaincu de tout savoir. Maintenant, à l’aube d’une vieillesse annoncée, je doute de tout, je ne crois pas que les certitudes existent en matière d’êtres humains et de leurs rapports entre eux. Tout juste, crois-je en quelques lois physiques qui n’attendent que le progrès pour montrer leurs limites ou même leur inadéquation au monde qui les utilisa durant, parfois, des siècles.

 

Les gens qui nous disent tout savoir pour nous mener et qui nous laissent là où nous en sommes, ont-ils fait la preuve de leurs compétences ? Non, tout juste l’opposé, la preuve de leur totale incompétence. Voulez-vous continuer de les écouter et de les suivre ? Pas moi !

Italiens, essayez Beppe Grillo, vous n’avez rien à perdre, vous n’avez déjà plus rien…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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