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Stabilité ou mouvement ?

L’émission « Mots croisés » présentée par Yves Calvi sur France 2 ne cesse de m’étonner, on y entend beaucoup des insanités, pardon, des éléments de langage de tous nos partis. Surtout des deux partis, tant décriés, mais toujours autant adulés par les Français lobotomisés qui se précipitent (mais de moins en moins tout de même) dans les bureaux de vote pour valider leur existence de parti politique sans intérêt réel et direct pour les électeurs, qui sont soit naïfs, soit qui font encore mine de croire à leurs balivernes…

 

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J’ai compris hier ce que ces Français décérébrés recherchaient en votant soit pour l’UMP, soit pour le PS, ce n’était pas difficile à comprendre mais je ne suis pas très intelligent, comme vous pouvez le constater à chacune de vos lectures d’un de mes articles. Il faut parfois du temps pour voir et assimiler ce qui est pourtant d’une simplicité presque écœurante. Nous ne sommes plus habitués aux choses simples, avez-vous remarqué ? Il nous faut de la sophistication, de la difficulté pour être heureux… En fait, j’explique ça très simplement aussi, les hommes sont des roseaux, des roseaux pensants peut-être mais complètement crétins dès qu’ils s’éloignent de l’éthique qui a permis leur survie jusqu’à aujourd’hui. Mon explication est que les hommes compliquent tout à loisir pour prouver qu’ils sont intelligents, comportement on ne peut plus stérile et puéril mais ô combien proche de la réalité, triste mais omniprésente, des cultes du « moi d’abord » et « moi surtout », prêchés par nos sociétés hyper matérialistes et axées sur la consommation à tout prix génératrice du bien-avoir qui remplace depuis trop longtemps le bien-être.

Yves Calvi, hier soir, m’a fait connaître la cognition des motivations qui animent les électeurs, surtout une, à mon humble avis la principale. Cette motivation est leur besoin de stabilité. Stabilité, comme il l’a dit fort justement, aménagée et accordée par la Vème République à tous ses citoyens depuis 1958. C’est de la définition même de la stabilité que nait le sentiment de ceux qui en bénéficient de confort, d’absence de risque et de statu quo mental et physique qui prend les aspects rassurants qui s’opposent violemment au changement. C’est de cela que l’homme a peur, voilà ce qu’il craint le plus, le changement, la nouveauté. Les hommes sont bouffis de rituels, depuis leur réveil jusqu’à leur coucher, ils mettent en place des stratégies pour tout et ne veulent plus, une fois qu’ils sont établis, les voir évoluer, les sentir se muter en quoi que ce soit d’autre que ce qu’ils sont.

 

Mais la constitution est comme tout ce qui vit, elle a une naissance, une croissance jusqu’à maturité et une mort. Les cycles de la vie sont présents dans tout ce que nous faisons, il n’y a rien d’étonnant à observer  que cet outil qu’est une constitution peut et même doit parvenir à s’éteindre à un moment ou à un autre. La société que nous avons créée évolue chaque jour, quel que soit le sens de son évolution, comment peut-on imaginer que les états ne puissent pas changer, qu’ils refusent toute amélioration ou dégradation et se contentent, comme les hommes essaient de le faire dans leurs vies privées, de ce qu’ils pensent, de ce qu’ils font, toujours de la même manière, de la même façon, sans chercher à moduler leurs modes de fonctionnement en fonction du monde qui nous entoure tous. Cette stabilité est l’envers d’un monde qui bouge, nous faisons mine de désirer cette stabilité maudite pour éviter de réfléchir à tout ce que nous devons modifier dans nos comportements pour nous adapter à ce monde mouvant et bougeant que nous avons mis en place. De plus, les partis politiques nous parlent sans cesse de stabilité car ils savent que c’est cela que nous recherchons aveuglément, la possibilité de ne plus penser, de ne plus agir et réaliser des choses qui étaient imprévues voire imprévisibles. Et la stabilité qu’ils nous vendent est aussi la garante de leur stabilité dans leurs postes et fonctions et surtout celle de leurs prébendes et autres avantages sans limite. Nous ne devons pas admettre la stabilité car rien n’est stable, tout est animé et la liberté ne peut exister dans la stabilité car cela revient à dire que ceux qui la souhaitent empêcheront ceux qui, comme moi, ne la veulent sous aucun prétexte. Nous le voyons tous les jours, dans les décisions des gouvernements de l’occident judéo-chrétien, elles vont dans le sens de la conservation de la situation dans laquelle nous avons choisi de vivre et pour ce faire les lois deviennent de plus en plus liberticides. Ce conservatisme ne garantir rien d’autre que la pérennité des puissants actuels pour l’avenir, voire, comme ils l’espèrent, pour l’éternité.

 

Je ne veux pas de la stabilité, je veux de la vie, du mouvement, de la pensée active, celle qui crée, celle qui fait bouger les choses et les gens. Aux conservateurs je préfère les révolutionnaires, même s’ils détruisent tout pour rebâtir un nouvel environnement, peu importe, la stabilité dans son côté le plus sombre devient de la stagnation, c’est exactement le stade où nous en sommes en matière de réflexion personnelle et de développement de la pensée. La stabilité qu’on dit bonne pour nous ne l’est pas. Pourquoi ces dirigeants qui se trompent sur tout, sur l’économie, sur la gestion, sur les relations internationales, devraient-ils avoir raison sur ce point précis, la stabilité, s’ils se trompent sur tout pourquoi pas aussi dans ce thème. Pour ma part, je le crois, et vous ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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