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Syrien était compté… (titre inspiré de Sacha Guitry)

Vous avez sans doute remarqué que les compliments pleuvent sur la Syrie, la Russie et donc sur Obama depuis que les rois du jeu « le petit chimiste » ont promis et commencé à réaliser leur promesse de destruction de leurs armes caca-boudin… Bachar El Assaad est devenu un saint ou presque, celui qui était fustigé et conspué s’est changé en un héros adulé et respecté… Enfin, pour l’instant… La versatilité des dirigeants, le manque de cohérence total, apparent, dans leurs stratégies diplomatiques, est comme leur éthique… à géométrie variable.

 

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Comme c’est étrange, ne trouvez-vous pas ? Du jour au lendemain, une solution miracle apparait et elle s’applique sans coup férir avec un tel acharnement, une telle volonté, que nous en sommes restés pantois. Cependant, nous ne voyons rien, nous n’avons que la parole de nos menteurs habituels pour nourriture intellectuelle. Au bord du cataclysme, il y a quelques jours à peine, nous sommes maintenant presque rendus au nirvana. Quel grand écart, j’en ai mal aux adducteurs… Je n’ai aucune preuve pour attester de ce que je pense mais cela ne m’empêche pas de le penser et de chercher les informations qui me permettraient d’en être sûr. Je crois que nos gouvernants se moquent, une fois de plus, de nous, de nous tous, les peuples Américains, Russes, Syriens, Français et tous les autres lobotomisés de la planète. Tout ce cinéma a été organisé de longue date et cette solution, quasiment magique, sortie du chapeau d’un vice-président américain en décomposition avancée, n’est qu’un subterfuge de plus pour que ces beaux messieurs, en costumes sur mesure de pure laine vierge offerts par les bons soins de leurs administrés, sauvent leurs faces bronzées et souriantes dans l’attente des prochaines élections. Obama n’a rien à perdre, il est déjà au bout de ses espoirs, président du peuple le plus inculte du monde pour la seconde fois, il ne peut espérer mieux, sauf… Sauf entrer dans l’histoire… Cela est important, premier président noir, président porteur de paix, président qui finit les guerres sans n’en commencer aucune, ça c’est une belle façon de graver sa tête de premier de la classe dans les annales. C’est pour cela que l’OTAN a couvert toutes ses frasques libyennes et qu’il recula in extremis devant l’éventualité de bombarder Bachar, l’homme qu’il embrassait sur la bouche il n’y a pas si longtemps, tout comme Kadhafi d’ailleurs. Non seulement ces gens sont corrompus mais, de plus, ils ont un égo surdimensionné eu égard à leur vraie nature et à leur manque certain de qualités intrinsèques.

 

Pourquoi suis-je convaincu que tout cela n’est que du cinéma ? C’est simple. Comme je n’ai pas encore de certitude ni de témoignages pertinents concernant la Syrie, je vais vous parler de l’Egypte et vous expliquer ce que le printemps arabe a de factice, d’organisé, de manipulé. Plutôt que de vous gaver de mes propos insipides, je vous conseille de lire cet article qui vous dépeindra exactement la situation prérévolutionnaire égyptienne et les raisons de son existence. Vous avez noté depuis fort longtemps mes certitudes sur la génération spontanée du printemps dit « arabe ». Je vivais en Egypte depuis des années, je m’y suis installé en 2002 et j’y travaillais épisodiquement mais régulièrement depuis 1997. J’en suis parti en juillet 2012. J’ai vu et vécu dans les milieux populaires égyptiens, ceux qui sont les plus touchés par l’islamisation extrémiste et j’ai vu la progression, rapide et efficace, de leur travail de longue haleine. Mais je voyais aussi les interventions, plus dissimulées encore que celles des frères musulmans, de nos « alliés » américains. Editeur d’un quotidien, bon nombre de mes contacts égyptiens me faisaient participer  à leurs réflexions, à leurs projets, afin de tirer de ma pauvre petite tête des idées qu’ils pourraient employer. Le fait d’être converti à l’Islam me rapprocha de certains, m’éloigna d’autres, d’autant plus que l’imam dont j’étais « l’ami » était une des futures figures d’importance du salafisme, dans sa fausse définition journalistique, en Egypte. L’implication financière des USA était totale et ce qui apparaissait surprenant, tout autant que ce que vous lirez dans l’article que je vous suggère ci-dessus, c’est qu’on retrouvait d’une part les dollars américains pour aider des groupuscules à lutter pour la démocratie tout en même temps que les dollars des alliés des américains qui venaient remplir les caisses des intégristes, je parle des sous provenant d’Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats.

 

Il y a fort à parier que la stratégie qui ruina l’Egypte pour garantir la sécurité d’Israël et garder le canal de Suez sous le contrôle américain a été dupliquée pour la Syrie. Il est clair depuis le début que ce ne sont pas les Syriens qui luttent pour faire partir leur président mais bien des étrangers financés par… devinez qui… Si vous trouvez Obama vous offrira un voyage de 8 jours à Alep, superbe ville devenue champ de ruines dont la spécialité est le savon, c’est mieux pour laver son linge sale en famille, Obama vous accompagnera. Quand on sait que la Syrie est l’alliée des Russes, que ces mêmes Russes vendent leur gaz à l’Europe, que le gaz Qatari ne peut venir concurrencer le gaz russe par manque de facilité logistique, il est aisé de penser que si la Syrie devient l’alliée des Américains le Qatar pourra, par un gazoduc déjà dans les cartons à dessin de leurs ingénieurs, atteindre l’Europe à moindre coût et venir mettre en difficulté les Russes sur un marché presque captif qu’ils monopolisent pour l’instant. Les USA faisant d’une pierre deux coups, le premier étant de mettre en situation difficile la Russie, le second de faire du Qatar, son allié dans toutes leurs frasques, une source de profits substantiels complémentaires car en enrichissant le Qatar ce sont eux-mêmes qu’ils enrichissent par transitivité.

 

Tout ça pour de l’argent, pour du pouvoir… Que de morts inutiles, que de souffrances gratuites, pour quelques dollars de plus… Et la France dans cette affaire, est ridicule par son manque de cohérence et son manque de vision et d’importance… Bonjour tristesse disait Sagan… Eh bien, bonjour…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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