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Throning Schmidt, Cameron et Obama… les nouveaux pieds nickelés

Savez-vous ce qui fit le plus de bruit durant la journée d’hommage à Mandela, non ce n’est pas la présence de tous les voyous de la planète en réunion publique, non ce n’est pas que Obama ait serré la main de Raoul Castro, c’est simplement une petite photo que trois guignols ont prise d’eux-mêmes. Oui, vous savez ces photos que nous prenons de nous-mêmes avec des téléphones mobiles ou des appareils photos numériques. Ces mêmes photos qui montrent combien notre société est imbue d’elle-même dès lors qu’elle a les moyens de le montrer au reste du monde afin de se faire attribuer une valeur qu’elle n’a pas.

 

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Bien sûr, certains de manqueront pas de dire que cette photo prouve que, malgré leurs responsabilités, nos dirigeants n’en restent pas moins des êtres humains avec leurs limites, leurs défauts et peut-être leurs qualités… Je rigole, bien entendu qu’ils ont des qualités et une en particulier, ils vieillissent comme nous et nous ne porterons le fardeau qu’ils représentent qu’une quantité limitée de temps. David Cameron, Barack Obama, et Helle Throning Schmidt, première ministre danoise, se sont accordés une séance de photo égoïste dans les tribunes d’un stade sud-africain. Le problème, et c’est justement cela qui enrage tous les commentateurs professionnels ou privés, est que le stade en question était celui où était rendu l’hommage à Mandela. Même s’il est difficile de garder son calme et sa tempérance durant plusieurs heures, ne devons-nous pas attendre de nos représentants qu’ils en aient la possibilité, voire l’obligation. Quand on représente son pays dans une manifestation qui concerne un être dont l’importance est mondiale et qui vient de disparaître, ne doivent-ils pas, ces mécréants avoir un peu de retenue et se concentrer sur leur devoir professionnel avant de penser à se fabriquer des souvenirs d’un bon moment passé ensemble. C’est cette nonchalance, cet irrespect, ce mépris pour ceux qu’ils sont supposés représenter, n’ont d’égal que ces mêmes travers qu’ils montrent dans leurs missions de représentation, quelle tristesse… Durant une cérémonie funèbre est-il nécessaire, pour ces personnages aux hautes fonctions, de se montrer sous leur vrai jour si celui-ci humilie toute la population qui leur donna un pouvoir immérité ? D’ailleurs, Michelle Obama n’a pas l’air de prendre cette galéjade pour autre chose qu’une bêtise faite par des enfants capricieux ou des clowns dignes du plus mauvais cirque. Je peux comprendre la ire de tous ces faiseurs de « twits » qui n’ont pas apprécié que l’on se moque de Mandela le jour même de son hommage et ceci sans aucune vergogne devant un parterre de plusieurs dizaines de millions de spectateurs et téléspectateurs. Ils n’ont aucun scrupule, ils se croient intouchables, mais c’est faux, cela ne dépend que de nous…

 

Une autre frasque imprévue réalisée par le premier président noir américain, la fameuse main tendue et serrée avec Raoul Castro, frère du dictateur communiste bien connu dont la principale qualité est de fumer le cigare. Pour ma part, cet échange, même s’il n’était pas prévu dans le protocole, dont on se fout par ailleurs, représente quelque chose de positif. Mis à part le côté « je serre la main d’un dictateur », qui a été la source de beaucoup de commentaires désagréables au détriment d’Obama, le rapprochement de deux nations en constant désaccord depuis des décennies, dont l’une organise l’embargo de l’autre, n’est jamais mauvais. La paix, pour peu qu’on la souhaite vraiment, n’ait réalisable qu’à partir d’une politique d’ouverture et de discussion, certainement pas de menace et de sanction. Et puis, Obama n’est-il pas lui-même un dictateur ? Sa façon de manipuler ses drones à distance, de tuer sans même déclarer la guerre aux pays qui sont soumis au survol de ses machines de guerre infernales, ne sont-ce pas des preuves de son mépris pour le libre arbitre de chaque peuple. Et encore une fois, il ne faut pas essayer de nous guérir des conséquences d’un mal que nous avons semé, il faut juste arrêter de le répandre et la guérison se fera inexorablement et sans tarder. Mes frères, je crois que nous ne pouvons sortir de la crise où nous sommes sans remettre en question notre esprit de sacrifice, par là j’entends renouer avec l’esprit de sacrifice qui nous animait durant la révolution de 1789. Riches de l’expérience de trois révolutions françaises, 1789, 1830 et 1848, qui échouèrent lamentablement dans les bras des petits bourgeois en mal de pouvoir et de reconnaissance, nous devons aujourd’hui réinventer une révolution pacifique qui reposera sur un réel partage de ce que nous avons afin de résister à la misère durant la période pendant laquelle nous devrons trouver, découvrir de nouvelles solutions, de nouveaux arrangements qui ne nous ferons pas frères ennemis mais bien des frères « tout court ». Pour cela il faut remettre l’économie à sa place et rétablir l’être avant l’avoir. Nous sommes asservis par les machines qui, lors de leur invention, étaient faites pour nous soulager d’efforts pénibles mais qui aujourd’hui nous imposent leurs cadences de travail et imposent un productivisme exacerbé qui remplit les poches des imbéciles en vidant celle de notre terre nourricière.

 

Encore une fois, les collectivistes ont tort, tout autant que les capitalistes néolibéraux, la solution est ailleurs, oublions nos gadgets pour retrouver nos enfants, nos voisins, nos familles, nos parents que nous nous pressons de déposer dans des mouroirs faute d’avoir les moyens ou le temps de nous en occuper comme ils le firent pour nous quand nous étions gamins.

 

L’avenir n’est pas écrit, nous avons l’encre et le papier, c’est à nous de le créer, de l’inventer, de le découvrir pour la sauvegarde de notre espèce comme de toutes celles que la nature a développées.

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

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