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Tous les Mario sont-ils des supers Mario ?

Mario, vous connaissez ? Non, pas le jeu illustré par une publicité qui met en scène un homme de la trentaine qui parait aussi stupide qu’il en a l’air en train de jouer comme un lobotomisé qu’il est peut-être. Ce n’est pas non plus le pizzaiolo de votre pizzéria préférée… C’est le prénom des patrons de la Banque Centrale Européenne et de l’Italie, respectivement Monti et Draghi… Pardon… l’inverse !

 

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Pourquoi vous parle-je de ces deux guignols de la politique néolibérale au service des banquiers et des multinationales voyous ? Vous trouvez ma première phrase teintée d’esprit révolutionnaire bolchévique ? Vous avez tort et je ne cesse de vous le répéter à longueur d’articles. Ce n’est pas être d’un quelconque bord politique que de dire une vérité qui n’accepte pas de remise en question. La seule chose qui porte peut-être à interprétation ne repose que sur le terme, choisi très précautionneusement je vous le garantis, guignol. Là vous pouvez ne pas être en accord avec moi, cela vous est autorisé par mon humble éthique pseudo démocratique… Qu’ils soient tous deux néolibéraux, qu’ils soient à la solde des banquiers et des multinationales ne souffre aucune contestation, leurs actes parlent pour eux. Que ces banquiers et multinationales soient des voyous est aussi discutable que guignol, mais, avec un peu d’objectivité il est indéniable que ces groupes financiers ne pensent qu’à leurs intérêts propres et n’ont aucune attention ou intention au profit de ceux qui les font vivre et croître, c’est à dire nous.

 

Pour en revenir à mes raisons de vous parler de ces olibrius, elles sont au nombre de… beaucoup trop, j’aurais aimé n’en avoir aucune… Le premier, Mario Monti, est un type super, extrêmement brillant en économie, la preuve est faite dans sa gestion de la crise qui touche le mon dentier… Pardon… le monde entier et encore plus particulièrement l’Italie. Il applique avec brio les recettes éculées du capitalisme triomphant sous les applaudissements de tous les fonctionnaires, énarques ou politiciens professionnels européens. Quel talent ! Quel sens de la créativité économique à l’aube de la fin des matières premières et d’un monde, qui croule sous les déchets et la pollution, dont les enjeux climatiques commencent à être envisagés chez les lobotomisés d’outre atlantique durant cet été de sècheresse et d’aléas « naturels » extrêmes très localisés aux USA. Oui, on est bien en face de super Mario… Cet économiste distingué dirige son pays sans avoir été élu, sans aucun droit  ou mandat électif lui en donnant la mission. Il a été choisi, parmi un groupe composé de gens comme lui, par des gens comme lui, pour tenir la barre d’un navire d’une flotte dont tous les bateaux sont dirigés par des gens comme lui, pour atteindre le but ultime de toute cette triste armada, garder le monde dans une croissance économique sans fin sur une terre qui elle, en connaîtra une. Il fût un temps où les esclaves, qui ramaient dans les galères des combattants victorieux, savaient quelle pouvait être leur fin, maintenant, non seulement nous ramons plus vite et plus fort que nos prédécesseurs, mais, de plus, nous ignorons tout de notre potentiel devenir entièrement remis entre les mains de ces faiseurs de miracles. Ce petit monsieur n’a qu’un talent, il appartient au monde dont il est issu et ne veut rien y changer. Comment peut-on laisser faire un dirigeant qui n’a même pas de mandat populaire, qui ne représente que lui et les siens, pour défendre des intérêts dont les victimes ne peuvent même pas rêver de priver ce même dirigeant d’un mandat qu’il n’a jamais eu par une élection qui le sanctionnerait.

Cet état de fait est un avertissement, ne va-t-on pas vers ce type de gouvernement ? A voir comment les dictatures, de gauche comme de droite, tentent certains pays de notre propre Europe, Hongrie, Roumanie, ne risque-t-on pas de voir éclore de telles velléités chez nos technocrates avides de pouvoir ? Bruxelles règlemente tout sans aucun mandat pour le faire, seule l’assemblée de Strasbourg a un semblant de relent démocratique, fragrance qui commence à disparaître quelque peu de nos naseaux de bestiaux taillables et corvéables à merci. Quand je pense que nous donnons des leçons de démocratie au monde sous-développé, que nous organisons des guerres sous le couvert de droits de l’homme qui n’existent même plus chez nous, en Europe. La Syrie sera bientôt bénéficiaire de nos largesses en armement et en leçons de liberté comme cela a été le cas déjà en Lybie… Quelle belle image d’une Europe cohérente dans sa logique démocratique. Bravo super Mario !

 

Le second Mario est aussi super que le premier, deux supers Mario pour une seule Europe c’est presque trop, les Dieux de l’économie de marché nous ont vraiment trop gâtés, merci à eux tous, qu’ils soient révérés pour plusieurs éternités, si c’est possible. Celui-là de nos supers héros est un banquier et l’a été depuis longtemps. Tellement longtemps que nous retrouvons sa trace dans les restes putréfiés d’une banque qui est à la source de nos problèmes économiques et financiers, la banque génératrice de magouilles invraisemblables qui nous pourrissent la vie depuis des années et qui mit des milliers de personnes à la rue aux USA comme ailleurs, la banque Goldman & Sachs. Et oui, notre deuxième super Mario est un gangster qui organisa au profit de sa banque et de ses complices, banquiers eux aussi, le holdup le plus grandiose de tous les temps connus. Non seulement ils l’organisèrent mais, à la suite de leur décrépitude momentanée, ils trouvèrent des solutions absolument magnifiques qui permirent de faire payer aux victimes de leurs exactions les frais et les pertes qu’ils avaient générées pour en tirer, en prime, des profits gigantesques.

Ce type, dangereux s’il en est, est aux commandes de la BCE… Inutile de vous dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge… Au-delà de sa propre incompétence et de son intérêt particulier réservé à sa caste et à lui-même, sachez que ce voyou a un fils qui est un TRADER, c’est à dire une personne qui joue de l’argent qui n’est pas à lui mais à ses donneurs d’ordre milliardaires qui s’enrichissent encore plus des spéculations dont nous devrons ensuite assumer les pertes. Super Mario garantit que son fils ne sait rien de ses projets pour l’euro et qu’en aucun cas il ne peut y avoir conflit d’intérêt… Compte tenu de ses frasques passées et de celles en cours avec nos économies, je me permets de douter de sa bonne foi, je l’accuse même de favoriser son fils et ses clients, qui étaient les siens précédemment, il y a collusion, corruption (car il ne fait pas cela par générosité naturelle) et association de malfaiteurs, j’ose espérer que les quelques trois cents millions d’Européens se porteront parties civiles. Quelle belle image d’une Europe cohérente dans sa logique financière. Bravo super Mario !

 

Après un tonnerre d’ovation debout, je vous demande de garder le silence une minute en mémoire de la défunte Europe… Ah ! Elle n’est pas encore décédée ? Juste une question de temps !

 

A bon entendeur devenez sourd !

 

Haroun.

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