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Un autre livre à lire, « Petite Poucette » de Michel Serres

En ce moment, j’ai envie de vous faire connaître ce que je lis et ce que j’en pense. Bien évidemment, je ne suis pas Bernard Pivot et ne prétend pas faire ce qu’il fait avec d’ailleurs beaucoup de talent. Pour ma part, vous n’aurez que les émotions et les réflexions que m’ont engendrées ces lectures aussi diverses qu’avariées.

 

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Aujourd’hui je vais vous parler d’un auteur qui fait partie de ces gens qui se baptisent et qu’on appelle des philosophes. Vous connaissez mon aversion pour les boîtes et les personnes qu’on y enferme, mais lui, il est particulier… Académicien français, ce n’est pas un imbécile malgré le fait qu’il enseigne à Stanford, une des meilleures universités américaines mais quand on voit ce que les Américains font après leurs études, on peut douter légitimement de la qualité de cet enseignement. Donc, il est philosophe et ça lui sert à quoi à part de gagner sa vie ? Eh bien, je vais vous étonner, j’apprécie cet individu, je lui trouve même des qualités, et, de plus, je partage sur un certain nombre de points ses opinions. Il vient d’écrire un petit opuscule, un micro-livre qui se lit en une heure, « Petite poucette ». Alors, s’il est vrai que vous pouvez le lire très rapidement, il n’en n’est pas moins vrai que ce sont les pensées, que ce moment de lecture bienfaisante et purificatrice, vous génèrent qui vont vous prendre du temps, beaucoup de temps, très beaucoup de temps, et même plus… Michel Serres, puisque c’est de lui dont il s’agit a écrit ce qu’il pense de notre jeunesse, celle qui ne connaît pas encore, et je lui souhaite de ne jamais la connaître, la guerre ou les autres catastrophes où l’humanité n’a que trop baignée dans le passé. C’est à la fois plein d’espoir et d’optimisme et rafraîchissant, oui le mot est juste, ce bouquin est rafraîchissant. Je l’ai beaucoup aimé et l’ai relu dans la foulée une seconde fois pour être sûr de bien avoir saisi toute la substantifique moelle négligemment distribuée par cet auteur, vieux par l’âge et extraordinairement jeune par l’intelligence.

 

Bien entendu, je ne suis pas en accord avec tout ce qu’il écrit mais ce n’est pas le problème, la manière dont il aborde le sujet de notre jeunesse et de ce qu’il en advient comme de ce qui lui arrive, c’est fin, c’est beau, c’est riche et pour les jeunes, je le répète, plein d’espoir, et, tous les Dieux savent à quel point ils en ont besoin. Ce qui m’oppose le plus à mon académicien préféré, c’est qu’il est resté ancré dans la société de consommation que lui et nous avons créé pour nos enfants. Et quand bien même ne l’aurions-nous pas créé nous-mêmes, le fait de l’avoir acceptée et de la laisser perdurer nous rend responsables tout autant que ses propres géniteurs. Il comprend bien que la consommation est un art que nous savons cultiver mais il n’en a pas encore vu les conséquences néfastes. Je crois qu’il en est ainsi parce qu’il est, malgré son incroyable intellect et ses compétences nombreuses, de la caste des nantis, de ceux qui n’ont pas faim ou qui n’ont plus faim et qui ont oublié ce que c’était. Il a été enseignant depuis des décennies et cela le met à une distance encore trop longue de la vraie vie, de la réalité, mais ce n’est que mon impression, il faudrait qu’il mesure l’impact grandissant sur nos jeunes de toutes les perversions de nos moyens de communication. S’il est vrai que le savoir est partout et tout le temps, ce n’est pas le savoir qui se communique ni ne s’apprend le plus vite, mais seulement les listes interminables des produits que nous devons achetés pour être membre de notre société à part entière. C’est le seul point d’achoppement que j’aurai avec cet auteur brillant et qui ne fait rien pour briller. Des philosophes comme ceux-là, j’en veux autant que la terre peut en porter, ils sont à la gloire de la pensée, ce que Bernard Henri Lévy est à son banquier et ses donneurs d’ordre.

 

Lisez cette œuvre, vous ne le regretterez pas, foi de lecteur…

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

2 Comments

  1. Toto Logis Répondre

    Cher monsieur, pourquoi ne soignez-vous pas plus votre orthographe et votre syntaxe, en parlant de philosophie ? D’accord pour votre pique à BHL. Pourtant, MS m’apparaît, lui, comme une philosophe qui descend de bicyclette pour se regarder pédaler. Léger et jeuniste. Merci.

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