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Une idée de génie… Sans bouillir !

Les gens ne me reprochent plus de critiquer sans rien proposer depuis que j’ai fait montre d’un peu d’imagination et de réflexion pour proposer des idées à chaque fois originales. Cependant, mes idées aussi bonnes ou fumeuses soient-elles ne seront jamais développées car les hommes sont des pleutres. Ils ont perdu le goût du risque, même calculé, ils en font une maladie. Beau succès pour les assureurs, marchands de peur soutenus par des politichiens lâches…

 

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Comme promis samedi dans l’article qui vous parlait de la joie d’être Grec, je vais vous donner, en exclusivité mondiale, l’idée qui sortira la Grèce, non seulement elle mais tous les pays du monde et peut-être de l’univers entier, du marasme où ils sont.

 

Un peu d’histoire

L’Europe, comme on le voit chaque jour que le Dieu des chômeurs fait, a été construite à l’envers. Fort de leur expérience de la bêtise humaine, les pères fondateurs de cette réunion de pays, avaient pensé que l’économie était le point commun qui ferait que tous ces pays s’entendraient. Qu’ensuite, sur la base de cette entente commerciale, administrative et douanière, il serait simple de générer l’envie de faire une politique commune et de devenir un état fédéral.

L’acte fondateur de l’Europe date de la déclaration du 9 mai 1950 de Robert Schuman, que beaucoup d’entre vous ne connaissent pas, ainsi que Konrad Adenauer, Jean Monnet et Alcide de Gasperi, appelés par les futés eurofans « les pères de l’Europe ». Et c’est le traité de Rome en 1957 qui crée la communauté économique européenne. Notre Europe est donc passé par l’acier et le charbon, la défense, avant d’avouer que finalement tout commerce la concernait. Maastricht, en 1992, a bien essayé de créer une entité politique européenne mais ce n’est pas encore ça, il faudra attendre 2009 à Lisbonne pour faire un pas de plus vers une Europe politique qui n’est pas encore prête à naître.

 

Que fait l’Europe depuis qu’elle existe ?

Rien ! Elle a embauché tout une armada de fonctionnaires grassement payés et gavés d’avantages de toutes natures. Elle fabrique des règlementations à n’en plus finir qui doivent être respectées par tous les pays membres mais pas par la Chine, les USA et tous les gentils pays qui font travailler des enfants et des adultes non payés et où nous adorons passer nos vacances à bas prix. Les règlementations sont tellement précises que certaines d’entre elles touchent des domaines aussi stratégiques que l’épaisseur des papiers à cigarette, la rotation des bouchons de bouteille, enfin comme vous le voyez que des choses importantes pour ne pas dire vitales. Réglementations dont je vous répète n’être pas appliquées par la Chine qui fabrique les jouets de vos enfants avec des déchets toxiques et qui nous donne des leçons de relations humaines de temps à autre sur la place Tien’anmen. Mais il faut avouer que la Chine a beaucoup prêté à tous les membres de la communauté comme à celle-ci. Qui paie commande, non ? En fait l’Europe ne fait que de noircir du papier.

En réalité nous avons inventé l’état sans territoire, l’Europe est un état puisque elle a un pouvoir législatif par son Conseil de l’Union européenne et son Parlement, elle possède un exécutif par le Conseil européen et la Commission européenne, elle nous fait rire avec sa Cour de justice de l’UE, elle nous fait pleurer avec sa Cour des comptes et sa banque centrale, j’en passe et des aussi couteuses… C’est un pays sans citoyen et sans territoire mais qui fatigue et ruine tous les citoyens des états membres.

 

Mon idée… Chut, le moment est grave

Elle est simple.

– La Grèce, mais tout ce que je dis est valable pour tous les membres de l’UE, dit poliment merci à ses hommes politiques véreux en les mettant en prison si nécessaire et cela l’est.

– Elle se retire de l’UE, de l’euro, de toutes les conneries que nos fonctionnaires européens débiles et hors de la réalité ont faites.

– Elle annonce, mais sans rire sinon cela ne ferait pas sérieux, qu’elle ne remboursera personne, que ce soit l’UE, les banques centrales ou privées, les investisseurs malchanceux qui ne sont que de vils spéculateurs sur la misère humaine. Rien pour tous, tous pour rien, belle devise, non ?

– Elle nationalise les banques privées met tous les guichets conservés sous une seule enseigne « Banque des Grecs ». Même pas de Grèce, juste des Grecs, une banque ne sert à rien si elle ne sert pas les gens, un point c’est tout.

– Elle lève un impôt spécial sur tous les défiscalisés du pays en commençant par les prêtres, l’église, les armateurs et tous les voyous de politichiens qui s’étaient gavés précédemment. En fait par impôt j’entends plutôt tout prendre et qu’ils s’en aillent, de toute façon en étant là ils ne rapportaient rien et profitaient de tout, il vaut mieux qu’ils aillent au paradis des spéculateurs, aux USA. Ils partiront mais sans leurs biens.

– Elle réapprend la solidarité, le retour aux valeurs un peu plus humaines et moins consommatrices. Elle réapprend le troc et le service d’échange, elle réapprend la générosité.

 

Evidemment, ce n’est pas fini mais cela vous donne déjà une idée… de mon idée !

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Je sais ce que beaucoup vont penser, je suis un révolutionnaire, Besancenot et Poutou m’ont tout appris, etc… Bien sur ma réponse est non. Je ne révolutionne rien, je n’ai pas d’idéal sociétal, je n’ai pas de gourou qui me dise que « le bonheur » est ceci ou cela. Je ne fais que rétablir la justice, ce n’est pas un concept de vie, c’est juste un redémarrage.

Non, la sortie de l’euro n’est pas une catastrophe, elle recentre le débat sur les vraies valeurs, celles qui ont de l’importance pour les êtres pas sur les bilans des banques. Elle permet aussi de faire le vide de tas d’obligations inutiles et couteuses pour un état.

Ne voyez-vous pas que les banques se sont enrichies sur le dos des peuples des états membres de l’UE, et que les états qui paient le plus sont les plus pauvres. Demandez ce qu’un banquier vous facturerait si vous étiez détenteur du plus gros compte de son agence. Vous ne payeriez rien, seuls les pauvres paient, c’est bien connu mais pas des riches.

 

Non, je ne suis pas de gauche ni révolutionnaire mais un pays ne peut dépendre d’instituts privés pour son économie. J’ai découvert, d’autres l’ont fait bien avant moi, qu’un pays est un peuple et que les besoins vitaux de celui-ci ne pouvaient pas être soumis à d’autres contraintes que les siennes et de façon républicaine et démocratique.

 

La nationalisation n’est pas une mauvaise chose, comme le disent les libéraux anciens et modernes, si elle assure aux habitants d’un pays une liberté réelle plutôt que factice comme c’est le cas à présent.

 

A bon entendeur, devenez sourd.

 

Haroun.

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