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Et si nous arrêtions le progrès ?

Comme je discute beaucoup (peut-être mon côté prosélyte) et que je suis curieux (dans le sens le moins négatif possible), j'ai discuté hier avec un petit groupe de gens qui mettaient à toutes les sauces paradisiaques les mots progrès, science, technologie, j’en passe et des pires. Vous vous doutez de l’effet que ces mots font sur un décroissant qui s’ignore… Il fût un temps où nous allions à la messe et disions : « au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». Mais ça, c’était avant ! Aujourd’hui de nouveaux cultes sont nés et nous disons : « au nom du fric, et de la science et du progrès ». Un dogme en remplace un autre…

Dogmatisme ? Je suis contre !

 

Vous avez remarqué que dès que vous osez dire que la science ne fait pas que du bien, que vous abordez de manière critique le progrès qui ne produit pas exclusivement le bien pour tous, vous passez pour un réactionnaire, voire un nazi. Il est vrai que l’insulte a vite remplacé la tolérance dans notre société mercantile et liée à l’argent comme un arbre est lié à ses racines.

Dès qu’un sujet devient sacré, toute conversation tourne à la violence car les adorateurs du Dieu remis en question ont souvent perdu le recul nécessaire à l’acceptation d’une opposition. Leur conviction est telle, leur croyance si exacerbée, que le mot même de tolérance devient une agression à leurs oreilles. Et je le rappelle, les saints catholiques n’ont été sacrifiés que parce qu’ils ne voulaient pas accepter que d’autres Dieux puissent être révérés. C’est leur destruction des temples qu’ils disaient païens ou infidèles qui forçaient les autorités romaines à les punir, à les sacrifier.

Une violence en entraîne souvent une autre pour ces décérébrés pathologiques que sont les adeptes des dogmes, quels qu’ils soient. Le dogme chrétien s’opposait dans la violence au polythéisme ouvert romain qui agréait tous les cultes des nations qu’ils avaient envahies. Nous voyons aujourd’hui le même comportement chez nos élus, nos scientifiques, nos technocrates de tous poils. Qui refuse d’agréer à la société de l’argent, de la science et du progrès ne mérite pas de vivre. Les journalistes emboîtent le pas, dociles, et créent le modèle sociétal politiquement correct dans lequel nous baignons pour notre plus grand malheur. Je suis, vous l’avez deviné, contre tout dogme.

On arrête le progrès

 

Les racistes, les violents, les dogmatiques de la réaction et du retour à des temps anciens profitent de l’absence de vision sociétale de nos dirigeants. Les pauvres politiciens corrompus préfèrent passer leur temps à compter l'argent de leurs cassettes, tel Harpagon, plutôt que d’imaginer une vision d’un monde nouveau où chacun pourrait vivre en paix. Il est vrai que ce n’est pas simple et que cela demande beaucoup d’efforts. Alors le progrès est intéressant car il s’auto-alimente et des dictons, aussi stupides que ceux qui les répètent sans les comprendre, appuient ce développement automatique. Nous pouvons arrêter le progrès, il suffit de le vouloir.

Si on considère comme une avancée le recul des valeurs humaines et l’enjolivement de tout ce qui brille et vaut de l’argent, est-ce un progrès ? Sûrement au niveau de la trésorerie mais certainement pas à celui des rapports humains et des liens intra-humains. Dès lors est-ce un progrès ? A mon humble opinion, non ! L’humain passe avant toute autre chose et rien ne peut valoriser ni l’amour, ni le bonheur, ni le malheur, ni l’intelligence, juste des gadgets créés pour un confort illusoire qui ne nous procure même pas la satisfaction. Alors arrêtons ce progrès qui n’est qu’une descente aux enfers garantie.

Progrès = « chute en avant perpétuelle »

 

C’est Peter Sloterdijk qui l’a baptisé ainsi dans son dernier livre, « Après nous le déluge ». Nous voyons sous un autre angle les mêmes symptômes avec la science à qui nous demandons de résoudre les problèmes qu’elle a créés ??? Original, non ? C’est demander à un pyromane de donner les solutions pour éteindre l’incendie qu’il a causé et qui dévaste tout sur son passage. Tout cela est un peu tiré par les cheveux, n’est-ce pas ?

Cette course sans fin repose surtout sur des motivations économiques et financières. Comme l’argent assure le pouvoir et que le pouvoir aveugle les imbéciles qui nous gouvernent, c’est donc une course à l’échalote permanente et sans fin qui s'offre à nos yeux de sans dents lobotomisés.

La science anime le progrès, qui développe la richesse de ceux qui le commercialisent, qui investissent pour encore plus le développer, etc. Mais où est l’intérêt des êtres humains à courir sans cesse et sans raison ? Si encore nous y trouvions une quelconque satisfaction, je pourrais éventuellement comprendre, mais même pas. Plus nous avons, plus nous voulons avoir. Plus nous sommes riches, plus nous voulons encore plus de richesse, idem pour le pouvoir. Vous avez des présidents qui ne rêvent qu’à leur second mandat dès le jour de leur première victoire, demandez à Hollande, à Sarkozy, etc. Le progrès, la science, tout cela ne sont que des outils à la disposition des hommes pour trouver le bonheur, pas pour autre chose. Or ce n’est pas officiellement le but des recherches actuelles et encore moins celui de nos gouvernants.

 

Je vous rappelle aussi que, dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, il est écrit que le but d’un gouvernement est de procurer le bonheur à son peuple. On commence quand ?

 

A bon entendeur, devenez sourd…

 

Haroun.

 

Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…

 

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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