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« LA » Chronique… (253) Une histoire…

Cette semaine qui vit ma reprise de l’écriture, après une abstinence volontaire, n’est pas pire que les autres… Ni meilleure ! Alors je vais vous raconter une histoire qui m’est arrivée il y a quelques jours.

Une histoire banale

J’étais chez mon épicier de quartier, du genre de ces relations qui sont encore humaines et sans la nécessité d’écrans pour les établir, un lien entre humains réels et heureux de se parler. Un de nos voisins, habitant un immeuble voisin du nôtre, me salua et me demanda si j’habitais ici. Après avoir été rassuré de mon appartenance à notre quartier il me demanda de signer une pétition. Surpris et heureux de voir quelqu’un capable de passer son temps libre à défendre une cause je lui demandai de m’en dire plus. C’est alors qu’il m’annonça qu’un terrible scandale allait survenir si nous ne réagissions pas. D’accord, mais quel scandale ? lui dis-je, car ceux-ci sont potentiellement nombreux voire innombrables. Il me raconta que la mairie allait mettre une voie en sens unique à ses deux extrémités pour permettre à la rue qui la coupait en son milieu de dégager les voitures dans les deux sens sans être gênés par un double sens. J’éclatai d’un rire nerveux qui surprit mon interlocuteur. Il me dit que c’était sérieux, que cela obligerait tout le monde à faire un tour inutile de plusieurs centaines de mètres. Effectivement l’affaire était très grave…

Une histoire loufoque

Je ne pus m’empêcher de lui dire que cela ne me paraissait pas aussi « grave » que cela. Que la loi qui supprimait nos libertés fondamentales ; celle qui détruisait le contrat de travail et nos avancées sociales en la matière ; que la loi qui transformait l’ISF pour le bonheur des riches en une taxe IFI qui faisait un cadeau de plus de 5 milliards à ceux qui n’en ont pas besoin ; que les jeux 2024 allait nous ruiner encore un peu plus ; enfin toutes ces lois et engagements pris par l’équipe de l’enfumeur 1er de Macron me semblaient bien plus graves… Silence… Il fût vraiment étonné par mes propos. Il convint que j’avais raison au bout de quelques longues secondes mais quand même il fallait faire quelque chose contre la décision municipale qui était importante aussi. Pris d’une pitié soudaine je lui signai son papier en me disant que lorsqu’il n’aura plus rien dans son assiette peut-être ira-t-il faire signer de vraies pétitions. Mais je ne pus m’empêcher de lui dire que le pays que ses enfants allaient habiter serait bientôt une dictature et dans une dictature le seul droit qui leur restera est celui de décider où mettre les sens interdits dans une commune.

Lorsque nous nous sommes quittés, je concluais notre conversation en lui disant que pour ma part, j’espérais que toutes les voitures disparaissent au plus vite.

Voilà encore un exemple de servitude volontaire où l’énergie se perd dans des combats qui n’en sont pas. Alors que ceux qui en valent la peine nous effraient trop pour qu’on les mène !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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