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Un duel plus tard

Nous avons assisté hier soir à un duel surréaliste. Finalement ce sont deux brutes qui se sont assénés des coups sans aucune classe ni grandeur présidentielle (si tant est qu’elle existe). Bien sûr la Le Pen fût la plus brutale des deux mais ce ne sont pas les apparences, souvent trompeuses, qui comptent, n’est-ce pas ?

Duel où seul le sang manqua

Comment choisir entre deux personnages qui ne souhaitent que notre asservissement ? Entre les chemises sombres, la xénophobie et la perte de liberté d’un côté ; l’argent-roi, l’esclavage et finalement la même perte de liberté de l’autre ; où est le choix ? Nous devons avoir honte de nos candidats. Ils ont donné et continuent de le faire une piètre image de la politique. De telles bassesses ne sont imaginables que dans les antichambres occupées par les « consigliere » (conseillers) de mafieux. Les deux bêtes qui s’opposaient n’avaient rien de noble, rien qui ne les approchait du rôle pour lequel ils se battent comme de vulgaires petits voyous. Honte à eux, honte à nous.

Duel inutile

Pour ma part, cette tuerie sans victime fût inutile. Je n’ai pas changé d’avis, je ne voterai pas. Et les opinions de ces donneurs de leçons de démocratie n’ont pas réussi à motiver un changement d’attitude aussi bien chez moi que chez de nombreux autres. Il ne suffit pas de nous faire peur, il faut nous donner de vrais arguments. Un pugilat public ne peut convaincre personne. Entre deux servitudes je ne peux choisir que la liberté. Je vous rappelle la fable de Jean de La Fontaine : « Le Loup et le Chien ». Je préfère être efflanqué et libre que gras et asservi. Les deux adversaires ne font que nous demander, comme l’ont fait leurs prédécesseurs, notre servitude volontaire. Pour ma part, c’est non. Cela suffit et dure depuis trop longtemps.

Mieux vaut mourir que l’esclavage, quel que soit le maître !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

Le Loup et le Chien

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
 » Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.  »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.  »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
 » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

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