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Editôt ou éditard… (242) l’humain à vendre

Nous savions que la marchandisation de l’humain était en route avec nos libéraux au pouvoir depuis tant d’années. Mais cela ne leur suffit pas. Ils en veulent toujours plus. Avec la marchandisation des sentiments on s’approche du fond en question tout comme le mur que nous allons heurter dans l’avenir…

L’humain en question ?

Aujourd’hui, nous tendons vers le fond mais il n’y a pas de limite à nos malheurs… Comme à notre bonheur… Mais lui on ne le voit pas venir, n’est-ce pas sœur Anne ? Vous vous demandez de quoi je parle ? N’avez-vous pas vu depuis quelques temps la publicité de « la poste » ? Oui, oui, « la poste ». Vous savez cette pub qui offre de confier vos parents à l’attention du facteur moyennant finance. Non seulement nos vieux se font jeter dans des mouroirs, fussent-ils de luxe, mais nous pouvons faire plus et mieux pour un moindre coût. Pour quelques dizaines d’euros, le facteur ira embrasser votre vieille mère ou père ou les deux jusqu’à six fois par semaine. Il est vrai que cela libérera quelques week-ends de plus durant lesquels les citoyens pourront vaquer dans les centres commerciaux, surtout ceux ouverts le dimanche. Je ne doute pas du succès que cette campagne va avoir… J’en suis très triste, je dirai même dévasté.

L’humain à la baisse

Décidément, notre valeur n’est pas grande aux yeux de ces vieux briscards de la politique professionnelle. Eux n’ont pas de problème, ils mourront durant leurs siestes digestives sur les bancs du sénat ou de l’assemblée après des agapes que nous payerons. Mais comprenons-nous bien ce que cela signifie en profondeur ? Je ne le crois pas. Personne ne s’offusque, personne ne dit mot, même l’église se tait en préférant les petits enfants aux grands-parents. Notre histoire, nos racines, le respect que nous devons à ceux qui nous ont donné la vie quelles que soient les conséquences que celle-ci nous condamne à vivre ; tout cela pour quelques euros. Ceux qui adhéreront à ce marché de l’amour seront coupables de ce manque d’affection dont nous faisons preuve tous les jours par nos comportements assassins. Comment peut-on envisager cela ?

L’humain aux enchères

Pour ma part, je vivrai avec ma mère le jour où elle perdra son indépendance, c’est mon choix, celui de milliards d’êtres humains depuis l’apparition de l’homme sur cette terre que nous pourrissons. Et j’ai prévenu mes enfants qu’il faudra qu’ils se débrouillent mais je n’irai pas dans une prison dorée ou pas pour mourir en silence dans l’indifférence générale et celle de mes enfants. La passation de notre histoire se fait par les échanges entre les aînés et les jeunes, sans compter tout l’amour qu’ils peuvent donner si généreusement. Les sauvages que nous critiquions tant, ces « nègres » que nous vendions sur les marchés comme de la viande, eux respectent leurs vieux… Qui sont les vrais sauvages ? Qui sont ceux qui préfèrent partir en vacances plutôt que de montrer leur respect affectueux à leurs géniteurs ? Je n’en suis pas ! Que tous les Dieux disponibles et même ceux qui n’existent pas m ‘en protègent.

Le fond s’approche-t-il ou devons-nous encore aller plus loin dans nos exactions sociales ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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2 Comments

  1. Marie Répondre

    Cette publicité est odieuse !
    Quelle honte pour la poste et aussi à tous ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à l’élaboration de celle-ci.

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