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Editôt ou éditard (250) La parole…

La parole perdue retrouvée ? Hollande, l’ex locataire d’un Élysée dont tout le monde veut le bail mais personne pour les bonnes raisons, parle. Il aurait mieux fait de se taire, bien évidemment, comme tous ses prédécesseurs…

Le silence est d’or, la parole est d’argent

Pendant que Macron, de droite, va finir le projet de Hollande, de gauche, concernant la loi travail, pendant que nous passons du Fipronil à l’Amitraze, pendant que les candidats malheureux à la présidentielle se jettent à corps perdus dans la recherche de leur seul idéal, l’argent, Hollande le bavard affirme son existence. Étais-ce nécessaire ? Non contents de nous avoir mis dans une situation de plus en plus inextricable, tous nos politiciens nous prouvent tous les jours qu’ils ne méritaient pas notre confiance. C’est bien, mais pourquoi nous polluent-ils sans cesse ? Ils ont, comme nous, besoin de reconnaissance. Ils ont tenu le devant de la scène et ne peuvent se passer des ovations et des « fans » (de radis) que leurs rôles temporaires leur ont procurés. Le problème est que cette reconnaissance qu’ils exigent de nous, ils ne veulent jamais nous l’offrir en récompense de notre soumission volontaire. Pourquoi ?

Parole, parole, parole

L’occupation permanente de nos sens par des informations aussi répétitives qu’inutiles ne fait qu’exacerber nos colères. Mais ce ne sont pas des colères qui nous mènent à la révolte, à la rébellion, diantre non ! Aidés par la manipulatrice publicité, nos politiciens, dont Hollande est le dernier exemple, utilisent cette colère pour mieux nous guider vers la résolution de leurs besoins. Besoins qui, vous l’aurez compris, n’ont rien de commun avec les nôtres sans que nous soyons conscients de cette anomalie fondamentale. Quel est l’intérêt à communiquer sur l’amour de l’argent de Sarkozy ? Quelle raison pousse à faire savoir l’entrée dans une société financière de l’actionnaire Fillon qui a subtilisé les dons de sa campagne à son parti ? C’est le but avoué de toute publicité ou communication qui sont devenues synonymes depuis quelques temps. Ils doivent attirer dans leurs nouveaux métiers le maximum de clients et justifier par ce battage leurs gros honoraires ou salaires en mettant les projecteurs sur les sociétés qui les payent.

Il ne choque finalement que peu de monde de voir la majorité de nos ex se précipiter vers des carrières dans la finance. C’est étrange ce manque de réaction, alors que cela définit exactement quels étaient les motivations de ces gens qui parasitaient notre société durant leurs règnes… Sommes-nous aussi veules que cela semble ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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