Log In

Editôt ou éditard… (256) Mélenchon mélancolique

Mélenchon a l’amertume aux lèvres. En avouant son échec en demie teinte, il reconnaît la victoire de son ennemi politique depuis les présidentielles jusqu’à ce jour. Il nous la joue De Gaulle en paraphrasant à sa manière la célèbre sentence : « nous avons perdu une bataille mais pas la guerre ».

Mélenchon a-t-il compris ?

Ce que Mélenchon dit, en rejetant sur les syndicats et les autres partis de gauche la perte de vitesse des combats d’arrière-garde qu’il entendait mener de son poste d’opposant en chef au gouvernement et à Macron 1er, c’est nous pouvons reprendre la main si… les jeunes s’y mettent. Mais les jeunes qui ne jouent pas à la play-station sont de moins en moins nombreux. Aujourd’hui la jeunesse se préoccupe plus de sa carrière et de son confort personnel plutôt qu’aux idéaux d’antan basés sur la générosité, le don de soi au profit de la réussite et le bonheur communs. Les vieux défendent le peu qu’ils ont, les âges intermédiaires essaient de se bâtir tant bien que mal, les jeunes s’en moquent. C’est un résumé un peu brutal mais qui n’est pas éloigné de la réalité. Le point commun de ces trois catégories de personnes est l’absence totale de velléité, de volonté, d’agir contre leurs intérêts immédiats pour défendre ceux de leurs progénitures.

Mélenchon manque de misère

Pour réussir notre « Che » français doit se souvenir que personne ne défile sans idéal ou alors faut-il avoir en lieu et place de cet idéal un ventre vide. Hors, force est de constater que nos estomacs sont loin d’être vides. Nous aurons bien sûr faim bientôt mais pas nous, nos futurs descendants, dans quelques générations. Entre-temps nos multinationales auront changé les êtres humains en robots consommateurs avec leur propre complicité passive. Autrement dit, le point de vue pessimiste voudrait que l’espoir soit mort. Nous irions vers la disparition de l’humanité telle qu’elle est depuis quelques milliers d’années. Nous serions remplacés par des machines humanisées qui nous réduiraient à l’esclavage pour le plus grand profit d’une poignée d’individus qui tiendraient le bouton magique qui éteindrait les machines en question. Enfin tant que les machines ne penseront pas par elles-mêmes, car ce jour-là, il en sera fini même des riches.

La plus grande réussite du capitalisme sauvage est de nous avoir divisés pour mieux régner. Notre plus grand échec, c’est d’avoir cru qu’il le faisait dans notre intérêt.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

xyz_lnap:
1
Tagged under

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com