Log In

Le fast food …

Aujourd’hui j’ai vécu une aventure étrange… J’ai été obligé de déjeuner dans un restaurant « fast food » où le poison est en vente libre, voire en vente forcée. Mais, il faut toujours garder en soi un minimum d’esprit de sacrifice…

Le fast food et les machines

Voilà l’aventure en question… J’étais avec des gens qui paraissaient normaux jusqu’au moment où l’huer edu déjeuner arriva et nous étions aux Ulis. Cela ne dit rien aux provinciaux mais disons que c’est une bourgade de la banlieue sympa non loin de la vallée de Chevreuse où un immonde centre commercial a recouvert des dizaines d’hectares de terre arable dont nous aurons besoin prochainement, mais qui sont perdus pour longtemps. Une idée soi-disant géniale surgit dans l’esprit embrumé d’une de mes relations, aller se sustenter chez Mac Donald. Fort de cet esprit de sacrifice dont je me vante parfois, j’acceptais non sans expliquer tout le mal que cela engendrerait pour nous tous. Nous arrivâmes devant un comptoir après être passés devant des machines où des clients s’affairaient à choisir lequel de ces mets les tueraient le plus vite. A ce comptoir des jeunes femmes…

Nous attendîmes quelques instants et l’une d’entre elles s’enquit de nos désirs et nous demanda :
– Votre ticket de commande ???
– Quel ticket dis-je naïvement ?
– Eh bien celui que la machine vous a donné avec votre numéro de commande… me dit la serveuse, en se moquant sous cape de mon âge antédiluvien.
– Je n’en ai pas ! dis-je au bord du suicide.
– Mais nous n’avons pas de caisse, il faut commander sur les machines ! me dit-elle en riant comme si j’étais un dinosaure qui venait de comprendre que sa queue était coincée dans une porte…
– Je ne parle pas aux machines, je voudrais parler à un être humain si c’est possible, dis-je éberlué.
– Je ne peux pas vous servir, il faut passer par les machines… dit-elle pendant que je comprenais qu’elle n’était pas plus humaine que ses machines.
– Eh bien merci, nous mangerons ailleurs, dis-je calmement en faisant demi-tour.
– Mais, Monsieur…
– Au revoir Mademoiselle…

Le fast food et le chômage

Pourquoi cette histoire ? Parce que ces jeunes ne comprennent pas que ces sacrées machines prendront bientôt leurs places à tous. Bientôt des robots vous délivreront, dans une petite case, sur un joli plateau de plastique, votre sandwich fabriqué entièrement par leurs confrères de métal et d’intelligence dite artificielle. Or je me refuse à passer à des caisses automatiques, ce n’est certainement pas pour commander à d’autres machines… Le capitalisme a cela de puissant qu’il est arrivé à persuader ses victimes qu’il œuvre dans leur intérêt. Cette jeune femme perdra très vite son emploi mais elle ne s’en doute même pas. Elle pense à beaucoup de choses, mais pas au monde que nous lui laissons et qui va la détruire en tant que personne humaine consciente. Qui peut croire que le capitalisme a d’autres souhaits que de se voir lui-même se multiplier à l’infini ? Car il s’agit de cela. Plus de rapports humains, plus de contact, plus de sourire, plus de conversation. Le capital n’a qu’une seule volonté déclarée, comme ceux qui le possèdent : celle de devenir sans cesse plus important, plus gros avec plein de zéros derrière un chiffre le plus grand possible. Et ce qui perturbe le profit est les employés, c’est évident.

Alors quand vous entendez un patron de multinationale vous dire que son rêve est de créer des emplois… Fuyez, c’est un menteur !

Nous sommes allés dans un autre restaurant où des êtres humains sont encore en train de vous servir avec politesse et enthousiasme et nous fûmes contents du résultat, même si ce n’était pas meilleur en goût, au moins avions-nous eu l’impression de vivre sur terre, celle de nos enfants que nous avons trahis.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

xyz_lnap:
1
Tagged under

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com