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Les « riens », le sont-ils vraiment ?

Vous avez remarqué depuis longtemps que nous, les « riens » n’étions comptés que comme des objets, au mieux des statistiques, au pire de la chair à canon, par les politiciens qui nous dirigent. Mais la politique est autre chose.

Les « riens » ne le sont pas

La politique est l’art de diriger ses contemporains vers le bonheur. Mais chacun a sa définition de celui-ci. D’ailleurs cette donnée fragile, ce bonheur indéfinissable de manière universelle, était jadis dans nos premières Constitutions. Cependant, nous sommes des « roseaux pensants ». Alors pourquoi avons-nous cette mentalité grégaire ? Pourquoi voulons-nous toujours être comme nos voisins, nos gourous, comme nos politiciens souhaitent que l’on soit ? Pourquoi leur obéissons-nous aussi aveuglément ? Quand un Mélenchon veut nous faire déferler sur Paris, quand un Macron veut nous faire marcher au pas vers un libéralisme débridé, quand la droite et la gauche traditionnelles ne rêvent que de récupérer nos voix pour en faire ce que bon leur semble, pourquoi répondons-nous favorablement à leurs désirs ? Je rêve d’un jour où nous ferons ce que nous aurons décidé. Je n’aime pas (et c’est rien de le dire) qu’on prenne des décisions pour moi, sans même m’avoir consulté.

Les « riens » ne marchent pas au pas

Pendant que les syndicats patronaux et salariaux se jettent dans les bras d’un empereur aux projets qui nous sont inaccessibles, les révolutionnaires veulent que nous nous opposions sans réfléchir. Mais pourquoi ne donnerions-nous pas tort à ces gens qui parlent en notre nom sous couvert d’un pouvoir obtenu soi-disant démocratiquement ? Si nous ne sommes pas d’accord avec la loi travail en cours d’accouchement (avec forceps peut-être), nous n’avons pas besoin d’un Mélenchon qui défend une société .productiviste et collectiviste, ni de personne. Si nous déferlions juste quand et où on le souhaiterait. Je pense d’ailleurs que la base des syndicats de salariés va dépasser les vœux de leurs chefs syndicalistes qui ne savent pas mieux que les politiciens ce que nous subissons depuis le confort douillet de leurs tours d’ivoire syndicales. Je rêve de cela, de la prise du pouvoir par les « gens » et pour les « gens » pour appliquer la vieille rengaine oubliée de la démocratie, le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.

Mais comme je l’ai écrit… Je rêve. Nous préférons que les « chefs », quels qu’ils soient, pensent pour nous et nous dirigent. Quelle tristesse ! Combien de temps cela durera-t-il ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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2 Comments

  1. Daniel Jagline Répondre

    Non, nous ne sommes pas « rien », sinon, ils n’auraient pas besoin de s’acharner sur nos droits pour les réduire et les réduire encore, ils n’auraient pas besoin de s’escrimer et s’escrimer encore pour nous maintenir encore dans l’acceptation de devoir être « représenté par « eux », ça bouge en bas de la pyramide, celle ci commence à tanguer, et c’est bien pour ça qu’il sentent que ça tremble, nous ne sommes tellement pas rien qu’ils s’échinent à vouloir nous le faire croire.

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