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La moralisation à rude épreuve

Comme je le disais dans mon dernier édito, la loi sur la moralisation de la vie politique semble vouloir aller à son terme. Les différences entre le sénat et l’assemblée ne paraissent pas insurmontables. C’est donc sûr qu’il y aura après la parution du décret d’application de cette loi que des gens honnêtes parmi les parlementaires… J’en doute mais et les autres ?

La moralisation en vue

Mais de loin… Ce n’est pas de morale dont il s’agit mais simplement d’humanité. Dès qu’un être humain est nimbé d’un pouvoir si petit soit-il, il se croit plus que ce qu’il est. C’est ainsi que l’uniforme justifie sa création, même pour les facteurs ou la RATP. On crée un esprit de corps entre des gens qui ne partagent bien souvent rien d’autre que leur travail et les conditions plus ou moins difficiles de leur vie. On fait primer la fonction avant l’être qui l’accomplit. Étrange et pas valorisant pour les personnes concernées.

Éthique ou moralisation ?

L’erreur est profonde dès que nous parlons de morale. Celle-ci repose sur des critères qui, culturellement, reposent sur des données religieuses. Il est question ici d’éthique et d’honnêteté, tout simplement. Introduire des notions qui portent à confusion et qui ne touchent pas tous les citoyens de la même façon selon qu’ils sont fidèles à la religion de référence ou pas. N’avons-nous pas décidé de séparer une fois pour toutes la religion de l’état en 1905 ? En supprimant le mot moralisation du titre de la loi, les bavards inutiles n’ont absolument pas résolu le problème. Ils le repoussent comme à l’accoutumée.

Religion et moralisation

Bien sûr que le comportement chrétien est à la base des soucis de Fillon et de tous les tricheurs ayant été pris les mains dans confiture. Même « sens commun », le groupe des intégristes catholiques, est d’accord. D’où une certaine contradiction dans leur soutien au porteur de sourcils broussailleux. Comme toujours, nous refusons d’analyser l’enjeu de pareille discussion. La fuite en avant est une marque de fabrique de nos politiciens, tout bonnement parce qu’ils ne veulent assumer aucune responsabilité, ni hier, ni aujourd’hui et encore moins demain.

Le problème de l’humanité est l’Homme. Tant que nous ne nous connaîtrons pas, il ne sera pas possible d’évoluer positivement, si ce n’est que pour des êtres exceptionnels. Nous sommes le problème ! Le pire est que nous ne voulons pas le résoudre…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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1 Comment

  1. Daniel Jagline Répondre

    Il y a toujours en effet quelques humains pour trahir et pervertir tout ce qu’il touchent!
    A de nombreux sujets je conclus nombres de mes conversations ou argumentations par une énoncée, qui dit que ce ne sont pas les systèmes ou les cadres qui sont véritablement défaillant intrinsèquement, de quelque nature qu’ils soient, organisationnels, politiques, sociétaux, sociaux, mais l’utilisation détournée et la perversion que vont en faire certains humains, et cela se vérifie dès le niveau du simple citoyen où il n’est pas rare de constater le nombre d’entre nous enclin à profiter de toutes les manigances et magouilles possibles et imaginables pour en tirer avantage et profit.
    Rien n’est plus humain que ça, tirer sur toutes les ficelles qui permettent d’en tirer avantage, et ce sans se préoccuper aucunement des incidences sur les autres et le bien commun ou général, vous savez cette charité bien ordonnée qui commence par soit même!

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