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Deviens ce que tu es

Vous connaissez peut-être Pindare ? C’est un poète lyrique grec qui vivait au Ve siècle avant Jésus Christ (et la caravane passe). Ce brave homme a écrit dans une ode : « Puisses-tu, ayant acquis des connaissances, devenir tel que tu es ». Il semblerait donc que la citation accordée à Nietzsche : « Que dit ta conscience ? « Tu dois devenir ce que tu es », dans le « Le Gai Savoir », ne soit pas totalement de lui mais inspirée du précédent… Il ne s’agit certainement pas de plagiat mais les grands génies ne se rencontrent-ils pas ? Et si nos hommes politiques pratiquaient cet adage bien connu, feraient-ils moins de sottises ? Certes ! J’en suis persuadé.

Où ces deux philosophes veulent-ils en venir ?

Pindare, cet adepte, ce « fan » du Temple d’Apollon à Delphes, cher à Socrate, Platon et bien d’autres moins connus, Pindare qui lisait avec certainement beaucoup d’attention la phrase fort réputée qui ornait le frontispice de ce lieu réservé à la transmission de la Connaissance, « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’univers et les Dieux ». Cela avait dû l’inspirer comme son successeur bien des siècles plus tard le fût par lui-même. Admettons que Sarkozy ou Hollande ou Trump aient fait ces recherches et qu’ils eurent trouvé qui ils sont vraiment. Comment ne se seraient-ils pas suicidés ? Savoir que nous sommes des monstres aurait provoqué chez bon nombre d’entre nous à la fois dégoût et volonté de priver le monde de nos ignominies, non ? C’est dans tous les cas ce que je pense pour moi. Je n’aurais pas voulu survivre dans de telles conditions et haï de tous ou de beaucoup. Encore faut-il avoir fait ces recherches. La preuve est là, ils ne les ont pas réalisées, c’est certain. On rigole, on rigole, mais ce n’est pas vraiment drôle, nous payons tout de même toutes leurs frasques… avec de l’argent et la honte de les avoir élus, supportés et laissés faire dans une servitude toute volontaire. Donc, où veulent-ils en venir nos deux Anciens ?

Qui sommes-nous ?

Limitons-nous notre appréciation de nous-mêmes aux apparences que nous laissons voir à nos publics, famille, amis, collègues. Autant de personnes que de personnages à jouer, nous sommes finalement surtout des acteurs… De bons acteurs car nous jouons nos scenarii sans même savoir qui se cache derrière tous nos masques. Et quelle mémoire, quel talent, nous finissons souvent par croire à nos propres mensonges, cela s’appelle de mythomanie. Nous semblons vivre dans l’ère de cette maladie comme des poissons vivent dans l’eau, avec bien-être et plaisir… Mais est-ce vrai ? Les ventes massives d’antidépresseurs paraissent indiquer le contraire. Bien sûr dans l’expression le « devenir » ne doit pas être pris dans un sens limité. Nous n’avons aucune idée de qui nous sommes, surtout si nous ne nous posons même pas la question. Mais même lorsque nous la posons, nos réponses sont souvent tirées de notre volonté avec le verbe vouloir et le futur simple. Je voudrai devenir « businessman », « docteur » ou « président de la République ». or il ne s’agit absolument pas du « nous » profond, réel. Ce ne sont que les apparences, les costumes que nous souhaitons revêtir pour on ne sait quelle raison sociale, familiale ou maladive. Nous rêvons de posséder une personnalité qui est peut-être à l’opposé de notre « moi » profond, caché.

Fixer ses limites est-ce se connaître ?

Il apparaît que les limites elles-mêmes soient le reflet de notre volonté montrable, visible de tous. Nous ne devenons pas ce que nous sommes en nous convaincant de nous limiter dans un sens ou dans un autre. Exister est découvrir les mécanismes de notre monde inconnu, cet univers qui est à la fois si proche de nous et si éloigné. Nos éducations, nos instructions, nos cultures, tout ce qui fait de nous des animaux sociaux, toutes ces belles choses dissimulent la vérité, que cherchons-nous vraiment, que voulons-nous, que désirons-nous ? Ces costumes qui nous parent nous éloignent toujours plus de cette question que chacun devrait se poser et à laquelle il ne faut pas cesser de chercher de réponse tant que nous n’a pas trouvée. C’est même à croire que nous en rajoutons sans cesse, de ces beaux atours qui nous font passer pour ce que nous ne sommes peut-être pas. Nos préjugés, nos jugements catégoriques, nos convictions, tout cela fait partie du scenario mais ne retire en rien la puissance que nous mettons à la disposition de la défense de nos arguments, fussent-ils fallacieux, que nous le sachions ou pas. Par ailleurs, certains faits peuvent nous mener à penser qu’une éthique naturelle se trouve au tréfonds de nos esprits ou de nos âmes en fonction de nos choix religieux ou pas.

Éthique naturelle ?

Que serait cette éthique d’un genre discret, secret ? C’est la conduite qui nous est imposée par elle lorsque nous faisons des actes néfastes et contraires à la propre survie de notre espèce, par exemple. D’ailleurs la meilleure façon d’en parler est d’en donner… des exemples. Que nous prenions tous les grands massacreurs de l’histoire, que ce soit Napoléon, Hitler, Staline, Pol Pot, j’en passe et des aussi violents. Ils ont tous, sans exception, commis des actes qui ont généré leurs chutes. Napoléon en attaquant la Russie, Hitler de même (il était encore plus stupide que le précédent qui avait fait la même erreur ou le même vœu, celui d’échouer), Staline en évinçant tous ses amis devenus ennemis de son pouvoir exclusif sciait la branche sur laquelle il était assis, etc. Il me semblerait donc que des limites nous sont fixées par cette éthique naturelle. Cette limitation nous empêcherait de commettre l’irréparable, dans tous les cas je l’espère. Quand je vois le succès de ces adeptes du progrès destructeur, ces fans du transhumanisme, les thuriféraires des manipulations génétiques an capacité d’augmenter les hommes, les augmenter pourquoi ? Là est la question, pour nous rendre encore plus malléables au consumérisme et au productivisme sauvages et exacerbés ? Alors, j’espère ne pas me tromper et qu’on arrive ou pas à connaître qui nous sommes vraiment, il nous faut essayer, essayer, et encore essayer pour nous éviter d’être pire que pire et tendre vers le meilleur de façon volontariste et humaine.

« Gnôthi sauton ». Il ne nous reste plus qu’à prier tous les Dieux disponibles, pour ceux qui y croient, pour que cette éthique naturelle mette à jour les vraies personnalités des candidats et que sachant à quel point ils sont nuisibles, qu’ils disparaissent et laissent la place à d’autres, meilleurs qu’eux, dans l’intérêt de tous et pas dans celui de privilégiés qui accaparent tout sur le dos de ceux qui n’ont rien que leurs yeux pour pleurer.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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