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« LA » Chronique… (262) Le populisme en question

Nos politiciens franchouillats se moquent des élections italiennes avec l’arrogance que même les Français se reconnaissent entre eux. Le populisme risque de l’emporter, que ce soit celui du mouvement « 5 étoiles », celui de Berlusconi, et même ceux des partis traditionnels qui le sont aussi… Le vainqueur sera donc le populisme !

Le populisme ? Caisse ? Oups… Qu’est-ce ?

Pour le Larousse c’est clair et précis.

  • Idéologie et mouvement politique (en russe narodnitchestvo) qui se sont développés dans la Russie des années 1870, préconisant une voie spécifique vers le socialisme.

  • Idéologie politique de certains mouvements de libération nationale visant à libérer le peuple sans recourir à la lutte des classes.

  • Tendance artistique et en particulier littéraire qui s’attache à l’expression de la vie et des sentiments des milieux populaires.

Pour La Toupie aussi et peut-être plus complet.

Etymologie : du latin populus, peuple.

Historiquement, le populisme est un mouvement politique russe de la fin du XIXe siècle qui luttait contre le tsarisme en s’appuyant sur le peuple et en prônant la transformation des communautés agraires traditionnelles.

En politique, le populisme désigne l’idéologie ou l’attitude de certains mouvements politiques qui se réfèrent au peuple pour l’opposer à l’élite des gouvernants, au grand capital, aux privilégiés ou à toute minorité ayant « accaparé » le pouvoir… accusés de trahir égoïstement les intérêts du plus grand nombre.

Pour les « populistes », la démocratie représentative fonctionne mal et ne tient pas ses promesses. Prônant une démocratie plus directe, ils ont donc pour objectif de « rendre le pouvoir au peuple ». Lorsqu’ils sont au pouvoir, les populistes peuvent remettre en question les formes habituelles de la démocratie au profit d’un autoritarisme s’appuyant sur des institutions censées être authentiquement au service du peuple.

Le terme populisme est en général utilisé dans un sens péjoratif par ses opposants, c’est-à-dire les classes dirigeantes ou les politiciens au pouvoir, pour amalgamer et critiquer tous les « archaïsmes » et freins au développement de leur politique qu’ils pensent détecter parmi le peuple.

Le terme « populisme » sert aussi à dénoncer les démagogues qui mobilisent le peuple par des promesses électoralistes ou qui flattent ses « bas instincts » comme le nationalisme, la xénophobie, voire le racisme ou qui exacerbent les réflexes sécuritaires.

Le contour du mot « populisme » est relativement flou et varie selon celui qui l’utilise. De nos jours, il est souvent synonyme de démagogie, d’électoralisme, d’opportunisme.

Exemples de mouvements populistes :

Le boulangisme, le poujadisme (France), le péronisme (Argentine).

A bien lire, et surtout comprendre, ce que ces textes nous disent, ne trouvez-vous pas que ces explications nous démontrent que les partis politiques traditionnels ont été, sont et certainement resteront populistes comme ils le furent depuis leurs premiers instants ? Que font nos dirigeants qui se repassent le pouvoir entre eux sans partage aucun avec d’autres partis, voire même sans même écouter ce qu’ils proposent ou inventent ? Exactement du populisme en nous promettant sans cesse le rasage gratis dans un avenir proche voire demain ! En reléguant le terme de populisme à des interprétations racistes ou xénophobes, nos « élites » ont voulu marqué leur différence avec ceux qui ne tiennent pas les manettes du pouvoir qui leur sont acquises depuis si longtemps ; l’économie (leurs alliés et bailleurs de fonds du CAC40) et de la presse aux ordres.

Le populisme n’est pas honteux

Si penser et croire que le peuple peut se sortir lui-même de l’ornière où ses représentants putatifs l’ont mis est du populisme ? Je suis populiste ! Faut-il rappeler qu’avant de se prendre pour ce qu’elles ne sont pas « les élites » étaient des éléments du peuple. C’est leur ego démesuré, leur soif de pouvoir, leur lâcheté, leur cupidité avide et leur corruption qui les ont changées en monstres d’indifférence vis-à-vis de ceux qui les nourrissent et les engraissent. La preuve ils affublent le titre de populiste aussi à Berlusconi alors qu’il ne l’est pas, c’est juste un escroc, un menteur, un tricheur, tout comme eux. Ce ne sont pas les promesses faites par nos élites qui les rendent populistes ou pas ou seulement escrocs, c’est le fait qu’ils ne croient pas ce qu’ils disent et savent qu’ils ne les réaliseront pas. Au moins les populistes y croient-ils encore. C’est une sacrée différence !

En fait, les partis traditionnels ont créé le populisme négatif et tentent de faire endonnser cette responsabilité aux partis qui défendent des arguments reposant sur la volonté populaire… si tant est qu’elle existe…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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