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L’économie, mère de tous les vices

Il en est des entreprises comme des administrations, pour satisfaire aux exigences de l’économie libérale et capitaliste, il faut tailler dans les effectifs avant de couper les dividendes. Quid du service ? Quid des clients ? Quid des administrés ?

L’économie reine des temps

Rien ne peut s’imaginer aujourd’hui sans que la version économique du projet, quel qu’il soit, prenne le pas sur tous les autres points de vue que celui-ci pourrait générer. Il faut que cela soit rentable, avant tout et sans possibilité de négocier quoi que ce soit. Nous voyons des exemples criant de ce que je viens d’écrire dans nos administrations où les hôpitaux comme les EHPAD sot dans un manque terrifiant de personnel et où ceux qui y travaillent encore sont au bord de l’explosion. Carrefour, grâce à un patron plus fort en communication qu’en négociation avec ses employés, va connaître la première des grandes purges de ce nouveau chef du même acabit que notre Macron 1er, notre très cher empereur. Ces gens qui se disent partager leurs décisions via des discussions avec leurs contre-parties ne sont finalement que des petits dictateurs qui, après ces fameuses discussions, ne font qu’appliquer ce qu’ils avaient décidé. Autrement dit, il vous écoutent mais ne vous entendent jamais.

L’économie destructrice de l’humanisme

Bien évidemment, les maisons de retraite, devenues des mouroirs honteux à des prix prohibitifs, sont le plus désespérant de ces exemples qui garnissent nos journaux télévisés. Mais une fois encore ne sommes-nous pas responsables de l’état lamentable de ces prisons où nous enfermons nos parents dans une ingratitude totale et méprisable ? Pour ma part, j’ai prévenu mes enfants, je leur ai dit qu’il était hors de question qu’ils m’enferment dans cette sorte de pré-funérarium. Ils devront se débrouiller pour me donner une fin de vie comme celle qu’ils espèrent pour eux-mêmes. C’est l’abandon de nos aïeux pour notre confort personnel qui a rendu nécessaires ces boîtes de béton où les gémissements inaudibles de nos propres parents ne touchent aucun cœur. Sauf peut-être les sensibilités des personnels qui se sont pris d’amitié pour ces vieillards abandonnés et qui, parfois, les font pleurer et les rendre dépressifs. Quoi de plus beau que des petits-enfants assis autour de leurs grands-parents avides des aventures qu’ils seront incapables de vivre tellement le monde a changé en si peu de temps.

Je sais, vous me pensez « vieux réac », alors que je ne suis qu’humain. C’est dans notre transmission de nos histoires, de nos vies, de ses peines et de ses joies que se bâtissent celles de nos enfants. En adoucissant nos établissements nous ne faisons que cultiver notre humanité, rien de plus et au diable l’argent et les profits.

Pouvons-nous donner un prix à nos existences ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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1 Comment

  1. Daniel Jagline Répondre

    « On reconnait le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux » à dit Gandhi, que dirait-il de notre civilisation au regard de ce quelle génère comme forme d’abandon (mal) « encadré » de nos aînés ?
    Moi je crois que ça en dit long sur la décadence de notre société.

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