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Les 100 jours…

Les journalistes, friands de toute nouvelle ayant du sens ou pas, ont trouvé un nouvel exutoire à leurs tendances fâcheuses. Les 100 jours de notre nouvel empereur passés au crible de leur sagacité limitée…

Une présidence comptée en jours

Que voulez-vous faire en une durée aussi courte ? Je trouve même qu’il en a fait trop surtout en voulant baisser les APL… Nous avons tellement la volonté de tout traiter dans l’urgence, pour faire mine d’être à la fois intelligent et efficient, que nous en perdons la notion du temps. Notre république bananière n’en a pas encore fini de s’achever que nous rêvons de voir un président, aussi jupitérien qu’il se croit, faire tout ce qu’il a promis en quelques semaines. Est-ce vraiment sérieux ? Non, bien entendu. Mais les médias, loin de calmer l’ambiance, n’arrêtent pas de nous seriner avec les 100 jours de notre Macron 1er. C’est ainsi qu’ils attirent nos yeux, et donc les contrats de publicité, pauvres de nous.

L’écume des jours

Seul Napoléon avait bénéficié de l’expression avec mérite puisque lui n’avait profité que de 100 jours de liberté avant de retourner en exil. Je crois que nous devrions changé de paradigme vis-à-vis de la mesure du temps. Comme je le dis souvent celui-ci n’est pas de l’argent. Le temps est de la vie, la vôtre, les nôtres, celles de tous les habitants de cette belle planète. C’est peut-être parce que nous sommes pressés que nous ne pouvons plus penser. Raison pour laquelle personne parmi nos édiles et autres gouvernants ou président ne veulent changer cet état de fait. Plus nous pensons et plus nous devenons dangereux. La pensée unique ne peut tolérer la pensée multiple, celle qui nous serait possible si nous ne courions pas…

J’espère un seul point commun entre Napoléon, le vrai, et le nouveau, le faux… Peut-être aurons-nous bientôt un Waterloo ???

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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2 Comments

  1. Daniel Jagline Répondre

    Je suis à la fois d’accord avec votre remise en cause de l’empressement déconnant qui s’exerce maintenant, cette volonté réactive de tout modifier dans une forme d’urgence qui ne permet pas, selon moi non plus, de poser les problématiques avec assez de recul et de pertinence, mais en même temps, face à l’urgence de certaines situations, climatiques, écologiques, sociales, sociétales, et en fonction de tout ce temps perdu depuis au moins deux décennies pendant lesquelles toutes les alertes nécessaires ont été lancées, que des réflexions profondes ont été menées pour proposer des alternatives, des changements en profondeurs, n’est-il pas devenu impérieux d’agir vite?
    Certes l’orientation des actions ou non actions menées actuellement ne va selon moi vraiment pas dans le sens que je souhaiterais, mais est-ce bien la volonté de rapide d’exécution qu’il faut questionner?
    Aller vite dans le bon sens me semble en effet plus que nécessaire, c’est aller toujours plus vite dans la mauvaise direction qui devient insupportable.

    1. Haroun Répondre

      Oui, il est important d’agir vite dans certains domaines où notre stupidité nous a fait aller trop loin dans la destruction de notre propre environnement. Mais agir vite suppose que nous ayons réfléchi avant de passer à l’action. Si nous avions plus pensé avant de faire des choses négatives, peut-être ne les aurions-nous pas faites? Il faut laisser le temps au temps comme disent certains philosophes de comptoir que j’aime. Rien n’est plus urgent que de prendre son temps. Même le bien nous demande souvent, presque toujours, beaucoup plus d’efforts que pour le faire que le mal qui se fait dès que nous ne pensons plus. Même pour les choses graves, et surtout pour les choses graves, il faut réfléchir et « gagner » du temps à penser avant toute chose.

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