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Le temps ? Temps… pis !

Ô temps, suspends ton vol… Oui, mais le temps est-il vraiment un voleur ? Ne vous moquez pas, ne dites pas que je ne comprends rien, que je suis aussi stupide que nos politiciens en ont l’air, non. Quand Alphonse de Lamartine écrit son poème, Le Lac, il ordonne au temps de s’arrêter, de le laisser en paix tout en sachant que celui-ci ne lui obéira point. Le temps « vole » la vie de Lamartine. Il en est de même pour nous et c’est de notre rapport au temps que naissent beaucoup de nos soucis quotidiens… Même la politique…

Temps relatif

Il est certain que lorsque nous avons les doigts coincés dans une porte le temps semble plus long que lorsque nous regardons un être aimé par exemple. Cette relativité comme celle dont nous parlions hier est bien réelle même si elle ne repose sur rien de concret, ce ne sont que des impressions, des émotions, des sentiments qui ne peuvent pas être matériels donc difficilement appréhendés. A toujours vouloir réagir on en oublie la signification de l’action. Celle-ci est un désir réfléchi et une volonté affirmée de réaliser ce qui nous semble devoir être fait en fonction du sujet ou domaine auquel est voué ce désir réfléchi ou cette volonté affirmée. C’est en cela que l’action est diamétralement opposée à la réaction qui, la plupart du temps, n’est ri réfléchie ni ne possède aucune volonté affirmée qui la soutient. La réaction est ce qui nous paraît nécessaire de faire en fonction d’une action à laquelle nous avons, nous semble-t-il, à répondre. Nous n’avons donc pas ni le temps, ni l’envie de réfléchir ni de rassembler nos énergies et en obtenir une volonté affirmée. C’est le temps qui manque à la réaction pour la changer en action… Mais le temps n’est que ce que nous en faisons…

Pas de temps… trop de temps…

Il s’avère ainsi que notre impression de ne jamais avoir de temps ne reflète en rien une quelconque réalité. Nous utilisons notre temps comme bon nous semble, au moins d’un point de vue privé. Mais en y réfléchissant bien, cela est aussi vrai dans notre travail, quel qu’il soit. Tout dépend donc de nos choix : voulons-nous ou pas prendre le temps ? Le temps de réfléchir à ce que nous devons faire, à ce que nous croyons devoir faire, à ce que les autres nous demandent de croire que nous avons à faire ? Non, nous ne le voulons pas. Nous préférons avancer sans réfléchir et réagir sans jamais agir. Pourquoi ? Bonne question… Parce que penser, réfléchir, nous impose une conséquence que nous ne pouvons refuser, réfuter, rejeter : la responsabilité. En politique, cet art de diriger la Cité, il faut prendre le temps, il faut agir et cesser de réagir. Sinon ? Sinon, nos politiciens deviennent des ventilateurs qui tournent certes très vite mais ne font que brasser de l’air qui n’engendre que des rhumes au pire ou un agréable rafraîchissement inutile les jours d’été trop chauds comme nous allons en connaître de plus en plus grâce à nos pollueurs patentés.

Eh bien nos gouvernants ne sont que cela, des pales de ventilateur, des brasseurs d’air, faisant des lois à n’en plus finir sans jamais prendre le temps de les faire appliquer, par exemple. Autre exemple, notre Trump favori qui fait une loi contre les immigrés mais… Après quelque temps, on voit la justice s’opposer à sa décision de manière autoritaire. Était-ce bien nécessaire de brasser de l’air et d’insulter le débile de la Maison Blanche ? Non. La preuve est faite. Réfléchissez avant toute chose, renseignez-vous, et après décidez si cela vaut la peine d’y passer un peu de votre temps, donc de votre vie…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.

Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.

Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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